la vie d’un petit bonhomme sans couche

20140817_114930Depuis notre retour au Sénégal, Michoco vit nu !

Vous l’aurez compris si vous nous suivez et vu mes nombreux articles sur le sujet : il fait chaud ! J’ai donc pris le parti de laisser Michoco vivre tout nu dans la maison.

Je précise que pour sortir dans la rue je l’habille puisque le nudisme n’est pas vraiment à la mode en ville… Et que les vêtements ont d’ailleurs l’énorme avantage de protéger du soleil ! Une invitation à faire pipi avant de sortir, cul-nu sous le short et à l’attaque du quartier !

Il m’arrive de lui mettre un petit slip ou plutôt un petit maillot de bain dans la maison en fonction de ses activités (et de l’état de propreté de son lieu de jeu).

C’est très économique en vêtements puisque nous pourrions passer tout l’été avec un t-shirt, un short, deux slips et un babygros (pour les nuits sous la clim), sans oublier bien sûr casquette et lunettes de soleil !

Exit les couches !

Nous n’en utilisons plus que 2 : une pour la nuit, une pour la sieste, que nous conservons éventuellement et réutilisons si nous nous éloignons un peu trop de la maison (siège auto, sortie chez les amis ou courses par exemple). Quelle économie !

Le but de cette vie sans couche n’est pas de le forcer à la propreté, même si nous avons déjà parlé propreté, pipi et caca . Je pensais commencer sur les questions propreté plus tard, une fois la rentrée, puis son anniversaire passé par exemple ! Mais la météo accélère les choses. Nous vivons tout nu avant tout pour la chaleur et c’est une chance qui nous est donnée d’aborder l’hygiène d’une autre manière.

J’avoue que les conditions sont vraiment favorables à notre nouvelle expérience sans couche :
. toute notre maison est en carrelage et c’est bien plus pratique que de la moquette à nettoyer !
. linge, serpillère, sol, en 3 minutes chrono tout est sec vu la chaleur…
. Michoco est tout le temps à la maison, pas de transport, pas de nounou ou de crèche. Toute la journée il vit nu et c’est sans doute plus facile à comprendre pour lui et à gérer pour moi.
. Il est le seul « petit » à la maison. Pas dit que j’aurais eu cette idée avec un nourrisson au sein et un ou une grand(e) qui escalade les fenêtres en même temps que Michoco joue les tuyaux d’arrosage !
. Il bénéficie d’un accompagnement très privilégié car même s’il joue de plus en plus tout seul, s’il n’est pas avec moi, la nounou n’est pas loin !

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notre amie la vieille serpillère !

Je conçois que ça ne puisse pas être du goût de tout le monde, mais entre laisser macérer les fesses de michoco deux heures dans l’urine bouillante, sans compter les réactions que cela produit en sauna avec les produits chimiques et passer un coup de serpillère sur 30 cm² du salon, j’ai fait mon choix !

Finalement, même ramasser une jolie crotte (et oui, elles sont belles les crottes de michoco !!) est plus facile que de se bagarrer sur la table à langer avec un petit gars qui n’a qu’une idée en tête : fuir pour poursuivre ses activités personnelles. Sans compter qu’ensuite j’ai à combattre à coup de tapette et bombe l’invasion de grosses mouches velues autour de la poubelle, poubelle que j’ai été obligée de mettre en quarantaine à l’autre bout de la maison pendant que michoco invente de nouvelles bêtises nouveaux projets personnels, le tout avec une pince à linge sur le nez car la chaleur ça accentue vraiment les odeurs !

Pas de pression, pas de culpabilisation, je suis bien consciente qu’il n’est pas forcément conscient lui même de ses envies de faire pipi avant qu’elles n’arrivent. Il n’est vraiment pas question de le forcer, ni de le pousser à être propre, juste de l’aider à vivre sans couche tout en satisfaisant ses besoins naturels. Je ne me fâche pas, ne le gronde pas, ne lui fais pas de remarque, bref, je réagis toujours calmement. On prend les choses simplement et le plus naturellement du monde. Le plus souvent il est content d’aider au nettoyage et me dit « là pipi, là ! » en m’indiquant direction de la salle de bain.

Le fait que les pipis et cacas, les miens, les siens, ceux des autres, ne m’aient jamais posé plus de problème que ça (et sans être scatophile non plus; hein !) m’aide sûrement à prendre les choses de manière très zen ! Du coup lui aussi !

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Au début de son expérience sans couche, Michoco aimait bien faire faire pipi à toute sa famille playmobil !

Certains l’appelle Hygiène Naturelle Infantile (HNI) et commencent cette méthode dès la naissance, et oui ! Je n’avais pas cela en tête et ne suis pas sûre que j’aurai eu la disponibilité nécessaire pour le faire. Pour nous l’année dernière, ça ne nous est pas venu à l’idée non plus. Ses nouvelles découvertes en motricité du haut de ses 7-9 mois : quatre pattes, debout, je bouge partout, ne m’ont pas semblé compatibles avec le début du « sans couche », et ce malgré la chaleur ! Mais cette année, la vie sans couche est une évidence !

Pot, réducteur, rester tout près de lui, m’éloigner, bruitage, eau qui coule pour donner envie de faire pipi, pipi debout (position qu’il semble préférer), caca accroupi (ce qui lui semble plus aisé que les fesses vissées sur le pot), le laisser faire ou lui proposer régulièrement,  nous nous sommes cherchés ! Mais en peu de temps que de progrès…

Si je lui propose le pot / les toilettes au bon moment, il élimine au bon endroit ! Il est fier, dit au revoir à son pipi ou son caca, tire la chasse et vérifie bien que tout est parti avant de baisser la lunette des toilettes !

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Puis avant lui ça a été au tour de ses nounours d’aller sur le pot !

La première semaine, il a de façon évidente atteint un premier niveau d’hygiène puisque quand il n’est pas sur les toilettes, il s’écarte spontanément des tapis, du lit, du canapé pour n’éliminer que sur le carrelage. Il a donc bien une certaine conscience de son élimination et pour le ménage c’est beaucoup plus facile à gérer.

En fin de première semaine, quand il n’est pas trop pris dans ses jeux, il commence à sentir quand il a envie de faire caca, s’immobilise et appelle : « pot, pot ! ». Pour les pipis, on n’y est pas encore, mais en lui proposant les toilettes, il peut faire pipi « sur commande » pour vider sa vessie (je ne lui mets pas non plus un couteau sous la gorge !). Sinon, quand ça vient, ça vient ! Il s’en rend compte sur le moment, se regarde faire pipi et m’appelle : « pipiiiiiii ! »

En fin de seconde semaine nous n’avons que très rarement un pipi ou un caca en dehors d’un lieu approprié, et oui !

En tout début de troisième semaine, si nous sortons et qu’il a une couche, il signale ses pipis, se réveille de sieste pour dire qu’il a envie de faire caca. Il sait dire non si je lui propose le pot et qu’il n’a pas envie (et quand c’est non, ça ne sert à rien d’insister !). Il ne mouille plus les couches de secours mises pour les sorties, on se promène pendant une heure à une heure trente dans le quartier sans couche, avec un pipi avant et un pipi au retour de balade.

En deux semaines, on voit donc une grande différence. Plutôt de dire qu’il a fait des progrès, n’est-ce pas plutôt moi qui progresse ? Je l’observe plus, décrypte les signes annonciateurs (et oui, il y en a !), reconnaît son timing (manger, boire et dormir aux mêmes heures ça aide !) et les pipis et cacas en dehors du pot et des toilettes se font plus rares !

Il n’en n’est pas encore au stade d’aller de lui-même aux toilettes, mais je n’en demandais pas tant !

20140828_154149Les fesses de Michoco ne macèrent plus dans ses pipis et ses cacas. Nous n’avons plus d’odeurs désagréables. Alors c’est vrai qu’avec la chaleur, Michoco urine moins, ça part en transpiration, mais son urine est beaucoup plus concentrée et donc beaucoup plus odorante ! Je vous laisse imaginer l’odeur d’une couche remplie…

ça n’a pas eu l’air de bouleverser son existence puisqu’il dort toujours aussi bien, est aussi enthousiaste et heureux de vivre que durant sa vie « avec couche ».

Je ne sais pas si cette expérience durera, si elle l’aidera pour la propreté ou non. Avec l’entrée à l’école il va probablement recommencer à passer ses matinées en couche. Mais pour le moment je suis contente de le voir à l’aise avec son corps (sans couche il court vraiment vite !), libre de ses mouvements et prenant conscience aussi de ses besoins d’élimination, le tout les fesses à l’air et sans que nous nous prenions la tête !

Aventure à suivre !

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les petits pots dans les grands

Voilà un mois que Michoco me tane avec a introduit dans son langage et son quotidien « pipi » et « caca ».

Nous n’avons aucune pression, Michoco est encore tout petit, je ne ressens absolument pas le besoin qu’il devienne propre rapidement mais comme il semble particulièrement réceptif aux pipis/cacas en ce moment, j’ai acheté un pot, histoire de l’avoir sous la main. Ca va également nous permettre, avec la chaleur arrivant, de traîner à la maison « cul nu » tout en pouvant déjà lui proposer une alternative appropriée, plutôt que de le regarder béatement faire pipi sur le carrelage !

20140503_133343Pour pipi, il dit « titi », mais en faisant bien le signe du pipi. Par extension ça veut aussi dire « arbre » pour lui car dans un de ses livres préférés il y a un petit garçon, Bouba, qui fait pipi contre un arbre. J’ai mis longtemps à faire le lien, mais ça fait sens ! Alors quand il voit un arbre, il crit « titiiiiiiiii » ou « baba titiiiiiiii !

Pour caca, il dit bien caca. Il comprend le signe mais ne le fait pas. Par extension ça veut aussi dire saleté et poubelle dans son vocabulaire. On ne lui a jamais dit d’une saleté ou d’une poubelle, « c’est caca », mais à force d’accompagner sa nounou à la poubelle pour jeter ses couches, il a fait le lien tout seul. Nos promenades de fin d’après-midi sont « un peu » pénibles depuis car à chaque détritus au sol, il s’exclame à voix très haute et très fière « caca ! » et comme les rues de Dakar sont très sales, ça nous arrive une fois tous les… 30 centimètres… De même que les poubelles informelles qui jalonnent notre chemin ont droit au même « ca-caaaaaa » ! (ça m’a d’ailleurs permis de constater que je me plaignais à tort du manque de poubelles « publiques » car il y a énormément de poubelles à disposition dans la rue, les gens ont encore moins d’excuses…).
Caca veut aussi dire couche pour lui, qu’elle soit sale ou propre. Je pense qu’il a assimilé à notre question « tu as fait caca ? » en soulevant sa couche pour vérifier.

Michoco n’a jamais été gêné par une couche pleine. Il faut dire que quand il était tout bébé il avait sûrement bien plus important à régler avec ses problèmes de reflux et d’intolérance au lactose, il hurlait et se tordait de douleur, alors pleurer pour un petit caca dans la couche… Depuis il pourrait rester des heures avec une couche limite débordante sans que ça ne l’empêche de vaquer à ses occupations ou que ça ne le rende irritable. Plutôt pratique, j’avoue !

20140503_133514Depuis un mois il nous fait cependant souvent remarqué qu’il a conscience d’avoir une couche sur les fesses. Quand on le change, s’il a fait caca, il souffle du nez pour dire que ça sent mauvais ! Je crois bien lui avoir fait une fois et ça lui ai resté… S’il fait caca, il vient également se signaler. Il comprend bien le signe « aller changer la couche », mais en profite pour lancer un petit jeu de « attrape-moi si tu peux ! ».

Depuis un mois toujours, il prend son rôle de « père » très au sérieux (vous aviez oublié que Michoco était le papa d’un adorable petit bébé prénommé Moussa Monteiro, petit rappel ). Son bébé, dont il a la garde exclusive puisque notre petite voisine ne vient presque plus jamais chez nous, fait trèèèèès souvent caca. Il lui ôte sa couche, l’emmène dans sa salle de bain (oui, Michoco a une salle de bain personnelle !! même s’il prend son bain dans la baignoire de maman. L’Afrique a ses petits luxes !), le nettoie, escalade sur le rebord de sa table à langer pour plonger ses doigts dans le pot de karité (pas de crème, lingettes, ici c’est eau puis karité) et venir lui étaler sur les fesses, et déborder un peu partout car c’est rigolo quand même tout ça !

Il tire la chasse d’eau quand je vais aux toilettes (oui, j’aimerai bien allé aux toilettes tranquille, mais je gère, comme toutes les mamans du monde, non ?). Tout fier de relever la lunette des toilettes et vérifier que la chasse d’eau a bien tout fait partir.

20140503_133308A la réception de son pot, il était ravi ! Quand je lui ai donné, il m’a immédiatement dit que c’était pour faire pipi. Quand je lui ai demandé pour qui c’était il m’a immédiatement dit que c’était à lui et me le répète régulièrement. Il est allé me chercher son livre « j’y vais » (un petit poussin qui part en expédition, annonce à tout le monde son départ, tout ça pour se rendre… aux toilettes ! « J’y vais ! » de Matthieu Maudet, collection loulou & cie, l’école des loisirs) pour me montrer qu’il avait bien fait le lien. Summum quand il a eu sa mamie sur Skype : il est allé chercher son pot pour lui montrer ! Quand je fais pipi, il s’assoit lui aussi sur son pot en chantant (me faisant signe qu’il faut que j’enlève son pantalon et sa couche), même s’il ne fait rien dedans.

Seul hic : quand il monte dans la baignoire, il voudrait emmener son pot avec lui dans le bain ! Faut dire qu’un fauteuil de bain, qui servirait aussi de marche-pied pour attraper tous les savons de maman, ce serait drôlement pratique !

Nous voilà lancé dans une nouvelle aventure : celle de la propreté… affaire à suivre !

 

 

la poésie du pipi

MannekenPisPas plus tard que ce matin, un homme s’arrête dans la rue pour soulager ses besoins…

N’y voyez pas du voyeurisme ou de la curiosité malsaine de ma part, mais je dois vous avouer quelque chose : je suis tout à fait attendrie par la technique sénégalaise !

Quand les français (et d’autres) inondent les murs ou les troncs d’arbres, se débraguettant virilement, laissant sous leurs chaussures une flaque nauséabonde et ruisselante, ici c’est tout un poème, une délicatesse !

L’homme soulève un pan de son boubou qu’il dépose sur son épaule, glisse le tissu restant sous son bras, ouvre encore quelques couches (oui sous leur boubou, les hommes portent un pantalon, un short puis un slip, au cas où il ne ferait pas assez chaud…). Et voilà qu’il s’accroupit fesses plus basses que les genoux, tel un fakir sur les mains, pour déposer son urine dans un petit trou au sol. Pas de giclure, pas de geste déplacé, discrétion garantie par la position, je vous l’ai dit, tout un poème !

Pudeur de ne pas s’exposer ? Souci d’hygiène ? Simple habitude ? A vrai dire, je n’en sais rien. (Même si le mieux est de ne pas uriner dans la rue), voilà une technique des plus appropriées !

La vie en rose betterave

Vous n’avez jamais flippé en trouvant du pipi rose dans la couche de votre bébé ?

Moi si ! Premier réflexe : google > « pipi rose bébé ».

Et bien ça vient……………….. des betteraves !!!!

Depuis que je le sais ça me fait bien rire, j’ai même observé mon propre pipi (ben quoi ? il faut être curieux dans la vie !!!) et il est rose quand je mange beaucoup de betteraves !!

Si vous voulez mettre un peu de couleur dans votre vie, mangez des betteraves ! Ahahaha !

Et en plus c’est bon pour la santé !