à côté du soleil

– Pourquoi tu pleures maman ?

– Parce que je suis triste.

– Pourquoi tu es triste maman ?

– Parce que papé est parti.

– Il est parti où ?

– Il est parti au ciel…

– à côté du soleil ?

– Oui à côté du soleil.

– Je peux le rejoindre ?

– Un jour sans doute, mais pas maintenant.

– Mais je veux le voir moi !

– Moi aussi, mais on ne pourra plus le voir, on peut juste penser à lui maintenant.

– Je ne suis pas d’accord.

– Moi non plus mon ange, moi non plus, je ne suis pas d’accord…

 

Inspiré d’une bribe de conversation entre A et sa fille.

D, alias papé, appelé aussi D. le pirate par Michoco, l’anar reconverti bon gré mal gré en grand-père de toute une famille révolutionnaire s’en est allé. Putain de cancer…

 

(source image)

 

 

ta douleur

larmeA toi mon amie qui n’a jamais eu peur d’aucune lutte, d’aucun combat,

A toi mon amie qui sais mieux que personne encenser les foules, révéler les autres,

A toi mon amie qui aurait pu mourir pour les autres, mourir pour tes idées,

J’aimerai tellement que mes mots te fassent du bien, que les médecins t’apportent le remède miracle que l’on espère tous, que tu te couches sans te demander de quoi sera fait demain, que la peur, la fatigue et le doute ne fasse plus partie de ton quotidien et que tu n’aies pas à subir la souffrance de l’être aimé, c’est si insupportable.

Toi qui m’a montré que j’étais si forte, que j’avais tellement tout en moi, que j’étais la seule propriétaire de mon destin. Toi qui m’a poussée et aidée à devenir meilleure encore, à croire en moi, je me sens aujourd’hui si désemparée pour vous.

J’aurai aimé que la vie ne t’impose pas ce combat de plus.

C’est dur, c’est si dur.

Tu es si loin.

Quel ironie… Toi qui a toujours défendu l’humanité, devoir te battre contre la condition humaine.

Je n’ai pas toujours les mots, à part m’inspirer des tiens, te dire que tu n’as pas le choix, qu’il faut célébrer la vie un jour après l’autre, que tu es mille fois plus forte que ça. Mais peut-être que ce n’est pas une histoire de mots après tout, ou que les mots n’effacent pas tous les maux…

Alors je voudrais juste que tu saches que je t’aime, que je pense à toi et que je suis là pour toi.

une main qui fait du bien

sénégal gilles janvier 2014 10136h30.

J’ouvre les yeux. Je suis perdue. J’ai la tête qui tourne. Fort. Vite. La nausée monte, des crampes de ventre aussi.

Ça ne va pas. J’essaies de refermer les yeux. Ça ne va pas mieux. Mes jambes sont engourdies.

Je frissonne, je grelotte. Je voudrais sortir de ce corps qui me fait mal.

Je tâtonne sous la couette à la recherche d’un repère.

Je trouve une main chaude. Je l’enlace, elle me répond en serrant un peu mes doigts.

Je comprends que je suis malade, que je le serai toute la journée, mais je me sens mieux. Un peu. Beaucoup.

Je me sens mieux et je pense à mon petit loup. Je pense à lui qui m’appelle parfois (très rarement) à 5h, 6h ou 6h30 à au lieu de ses 7h30, 7h45 ou 8h habituels.

Quand ça arrive je râle, me plains, m’agace alors qu’il se réveille seul, perdu, peut-être en grelottant, en transpirant ou en ayant mal au ventre. Il se réveille probablement d’une manière qui ne lui plaît pas. Je devrais savoir qu’il cherche un repère, que ce repère, c’est moi. Je me lève, j’y vais toujours, mais sans conviction, et en râlant contre la journée qui commence mal, alors que lui a tout simplement besoin de la main de sa maman, de sa chaleur, de sa voix pour savoir que même si ça ne va pas, ça va aller quand même !

Pardon mon petit loup de ne pas toujours savoir être à l’écoute de tes besoins, des besoins tout simples, des besoins tout doux.

 

(la photo est de mon ami Gil)

Ebola est là

ebola-virus-guinea-border_si_Tant qu’Ebola était à la porte de chez nous, on suivait les informations, on écoutait les messages de sensibilisation, on tendait l’oreille dès qu’on entendait parler d’une nouvelle piste de traitement, d’un nouveau pays infecté.

Et puis Ebola est entré chez nous.

Ebola est entré au Sénégal, Ebola est arrivé à Dakar, à quelques centaines de mètres seulement de notre maison.

Il est entré via le corps d’un jeune guinéen qui pour je ne sais quelle raison a décidé, a réussi, à voyager avec le virus comme bagage.

Finalement le Guinéen va mieux, le Gouvernement annonce que son lieu de résidence a été mis en quarantaine, ainsi que les gens qui logeaient avec lui, que tous les passagers qui ont fait le voyage avec lui ou ont été en contact avec lui sont sous surveillance et traitement. Tout est sous contrôle, tout est bien maîtrisé. A ce qu’on nous dit dans les médias en tout cas… D’ailleurs, cinq jours plus tard, on n’en entend même plus parler.

IMG_121215313559210On a droit à de jolies photos avec des soignants en combinaison intégrales, des kits de désinfection, de vrais astronautes. ça fait bien, ça fait pro, ça fait maîtrisé. Et si il devait y avoir 100, 1000, 100.000 cas, y-aurait-il assez de combinaisons ?

L’épidémie peut être contenue, elle peut aussi se répandre plus vite qu’un feu de poudre.

Finalement ce cas au Sénégal aura été un avertissement à une plus grande vigilance puisque pour l’instant nous sommes redevenus un pays sans Ebola.

Ce cas pose aussi question bien au-delà. Sur l’humanité, sur la vie en société, sur la façon dont les gens abordent les crises, se comportent les uns avec les autres.

ebola_frontieresLes frontières internationales du Sénégal peuvent très bien se fermer du jour au lendemain. Des quartiers entiers de Dakar peuvent être placés en quarantaine. Pourtant la fermeture des frontières n’est pas une solution puisqu’elle empêche les contrôles strictes, organisés et suivis, puisqu’elle pousse les gens à traverser les frontières de manière informelle, ce qui rend les populations dites « à risque » intraçables et ne ferait qu’augmenter le risque de propagation du virus… Et derrière ce virus, quelles conséquences sanitaires, sociales, politiques, économiques ? Nous sommes sur un continent où il y a aussi la pauvreté, la précarité, parfois la guerre. Un continent plein de promesses, mais fragile aussi.

On n’ose pas trop y croire, mais pourtant c’est bien réel. Cette maladie est une vraie plaie.

IMG_121096986821945Pas d’alarmisme, pas de panique à avoir outre mesure. D’ailleurs on n’attrape pas le virus Ebola si facilement que cela. C’est un virus fragile qui ne résiste pas à la chaleur, au vent, au savon. c’est un virus qui se transmet par la transpiration, la salive, les « fluides » humains, raison pour laquelle les proches d’un malade et les soignants sont en première ligne.

C’est d’ailleurs un virus qui ne survivrait pas longtemps en Occident avec des mises en quarantaine bien hermétiques et mieux organisées, un respect des consignes sanitaires autour du malade et/ou de son corps une fois décédé. En Afrique un malade on lui rend visite, un défunt on l’accompagne à main nue jusqu’à sa dernière demeure. Beaucoup vivent aussi dans des conditions bien plus précaires : promiscuité, manque de savon, produits désinfectants, etc, ce qui ne fait que multiplier les facteurs de propagation.

Vous l’aurez compris, nos risques d’être contaminés personnellement par le virus sont vraiment très faibles.

La communication de l’Etat est (étonnamment ?) bien maîtrisée. Le consulat français nous envoie aussi des messages d’information dans le même sens. Pour l’instant on ne sent pas de psychose particulière, juste une inquiétude.

Les consignes sont simples et claires : hygiène, éviter tout contact avec une personne contaminée, numéro vert 800 00 50 50.

Mais ça fait drôlement réfléchir quand même…

En moins d’une semaine, les comportements ont déjà un peu changé dans la rue, dans les maisons. Quand vous tendez la main à quelqu’un ou que quelqu’un vous tend la main, vous voyez dans ses yeux qu’il a ce virus dans la tête, vous aussi vous l’avez d’ailleurs… Riposte-Ebola - copieLa nounou de Michoco lui fait se savonner les mains plus énergiquement. Moi aussi je lui fais se savonner les mains plus énergiquement… Il y a une très grande communauté guinéenne au Sénégal, beaucoup de commerçants, vendeurs de rue, épiciers. On commence à sentir une certaine stigmatisation, un ostracisme que je n’avais jamais ressentie jusqu’à présent. Nous on continue à leur parler, on les voit chaque jour, pourquoi modifier notre comportement ? Mais j’ai vu une dame tendre un mouchoir pour récupérer sa monnaie !

Sur Facebook, des groupes se créent, diffusent des dessins humoristiques, des consignes de prière pour éviter Ebola , au milieu d’autres consignes sanitaires. J’ai même vu passer sur mon fil d’actualité des recettes à base d’oignons pour ne pas être contaminé par Ebola… Espérons qu’au milieu de ces communications informelles le message reste bien clair pour tout le monde. Espérons aussi que les leaders religieux ou autres meneurs d’opinions (notamment politiques, pour la petite histoire au Libéria certains Ministres ont fui le virus en quittant leur pays, bravo Capitaines !!) seront se montrer responsables. Espérons enfin que le message d’intérêt général passera bien plus fortement que ceux d’éventuels charlatans qui auraient l’idée de vendre des recettes de perlimpinpin sur le dos de pauvres gens affolés.

Hygiène, éviter tout contact avec une personne contaminée, numéro vert 800 00 50 50 doivent rester les premiers mots d’ordre.

 

Alors voilà. Sinon la vie continue normalement, mais un peu différemment quand même…

 

ma maladie… mon mal a dit…

douleurQuand le mal a dit, j’ai mal au dos, aux épaules surtout, j’en avais vraiment plein le dos de porter tout le poids de ce nourrisson toute seule.

Quand le mal a dit, abcès au genou, je n’ai pas compris que je n’avais pas pris le temps de nettoyer toute la colère que j’avais enfoui au fond de moi, jusqu’à ce que ça s’infecte et m’empêche même de marcher, d’avancer.

Quand le mal a redit abcès, à l’aine cette fois-ci, je me suis bien dit qu’il y avait un souci, un déséquilibre, et qu’en plus ça touchait à mon intime, mon intimité.

Puis le mal a dit maux de cou, tension, torticolis, blocage de cou, souvent, trop récurrents, tout le temps, je ne savais pas encore que mon corps me disait que ma vie ne prenait pas la direction que je voulais, que j’avais peur / ne voulait pas voir ce qui se passait derrière mon dos, que j’avais du mal à dire NON parfois, que j’avais du mal à dire OUI aussi d’autres fois.

Quand le mal a dit grincements de mâchoire la nuit, à s’en réveiller de douleurs, de tensions, à s’en casser les plombages, à s’en casser des bouts de dents, j’ai mis longtemps à réaliser que j’en avais marre de serrer les dents tout le temps et que la situation me faisait vraiment grincer des dents. Le jour où je l’ai réalisé et formalisé, le jour où je l’ai dit, tout était fini.

Quand le mal a dit règles sans dessus dessous, j’ai bien vu que ce n’était plus moi qui fixais les règles de mon propre corps. Je comprenais aussi que la féminité dans laquelle on me cantonnait, ce n’était pas la féminité que je voulais vivre.

Alors les maux de cou sont revenus…

Les maux de gorge sont arrivés aussi et là j’ai dit : il faut parler, il faut que ça sorte.

J’ai parlé de ce qui se passait derrière mon dos, j’ai dit OUI à ce que j’avais envie de dire oui, j’ai dit NON aussi à ce que j’avais envie de dire non. Mes maux de cou ont disparu. Mes maux de gorge aussi.

Depuis je me sens plus légère, et d’ailleurs j’ai perdu comme par magie ces kilos en trop qui me collaient à la peau !

Alors je traîne toujours mon eczéma, mais je me soigne…

Et vous, vous avez mal où ?!

 

La maladie est une façon que le corps trouve pour exprimer un déséquilibre, un mal-être, un conflit interne. Tout ce qui n’est pas dit, tout ce qui n’est pas en accord avec nous même s’imprime et a besoin un jour de ressortir d’une manière ou d’une autre. Pour une introduction au sujet, j’ai bien aimé ces deux liens ecoute ton corps et dicomaux, mais il en existe beaucoup d’autres sur internet, en librairie et chez les spécialistes de médecine classique, traditionnelle ou alternative.

 

Merci papa ! (Allo maman bobo… la suite !)

M20140116_142210ea coulpa. Grand choco a remarqué que j’étais malade et que son fiston grandissant avait quelques besoins auxquels il fallait répondre !

Avant-hier j’ai eu des frissons une bonne partie de la nuit, qui se sont transformés en tremblements, mal dans tout le corps à ne plus pouvoir bouger, fièvre, sueur, maux de tête, de ventre, tout en même temps. C’est grave docteur ??? Je crois que grand choco a eu peur car il voulait qu’on parte à l’hopital illico presto. Finalement c’est passé et j’ai réussi à me rendormir.
5 heures 11 : ouin ouin… Michoco fait des siennes (faut dire que lui-même est en rémission…). Ca va un peu mieux, je me lève, le prend contre moi, il pose sa tête dans mon cou, il a sommeil, il lève les yeux sur moi, me tend sa sucette et dit « té-té ». Ah… il a faim, normal cette semaine il n’a vraiment pas mangé grand-chose. S’il réclame, il faut lui donner, c’est plutôt bon signe… On se lève, attrape le bibi et là la nausée vient, je presse le pas jusqu’à la chambre, michoco dans un bras, le bibi et la boîte de lait dans l’autre, je pose tous les « paquets » sur le lit, secoue grand choco et file direct dans les toilettes. Michoco ne comprend rien, il hurle. Grand choco ne comprend rien, il grogne. Euh… comment vous dire les gars… moi je suis entrain de vomir là !

1h30 plus tard, nous sommes tous les 3 dans le lit, michoco est maintenant bien réveillé, normal, il est 7 heures… Re-soucouage de grand choco… il se retourne :  « mmmmm…  j’ai mal à la tête ». Oui, mais moi j’ai 39 de fièvre, je ne tiens pas debout et vomit dès que je me lève !!!!! Il semble avoir compris, miracle, il se lève !! Michoco lui n’a rien compris, il me montre du doigt et reste planté devant le lit, faut dire qu’il n’est pas habitué à se lever avec son papa, ça n’est jamais arrivé en… 12 mois et demi ! Grand choco se recouche !!! aarrghh…. « Tu vois bien qu’il ne veut pas venir avec moi. » Oui enfin si tu faisais un peu plus d’efforts ça marcherait peut-être, non ? Michoco circule autour du lit, s’occupe un peu dans la chambre, idée de génie : je lance quelques comptines sur youtube, ça l’occupe jusqu’à 7h30. Je persuade grand choco d’aller le changer. La perspective de l’arrivée imminente du gardien qui potentiellement peut jouer avec lui dans la rue le motive énormément : yes ! Deuxième couche changée en 12 mois et demi, bravo grand choco ! Michoco est propre et occupé, grand choco se recouche, la nounou ne va plus tarder…

La loose ! La nounou est venue, mais elle est aussi malade que moi. A midi elle repart pour l’hôpital. De toute façon elle est couchée sur le tapis à se tordre de douleur, donc sa présence ne change pas grand-chose au problème… Je lance un appel au secours à 14h51 à grand choco (tout chamboulé michoco ne veut même pas dormir et je n’ai pas vraiment la force de batailler avec lui pour la sieste de l’après-midi…). Réponse texto à 15h : « j’arrive », il finit par arriver à… 17h !!! Il emporte michoco en promenade ! Ouf… 1h30 de dodo intégral qui m’ont complétement soigné ! Je ne sais pas si c’est le sommeil qui a été salvateur ou bien le fait de savoir mes deux hommes ensemble, s’occupant l’un de l’autre et essayant de me préserver. Le comble : ils se sont super bien amusés, on fait un tour au centre commercial et sont revenus tous les deux tout détendu !  J’ai eu la force de prendre le relai pour la suite du programme : manger, bain, dodo de michoco et dodo direct de petite yaye… Je me suis réveillée le lendemain guérie ! Heureusement car c’était déjà beaucoup demandé à grand choco qui a soit disant été contaminé. A mon avis, il avait surtout besoin d’être un peu chouchouté après cette participation à notre petite vie familiale… car je n’ai pas senti sa fièvre, je ne l’ai pas vu se tordre de douleur ou aller se coucher lessivé à 20 heures lui !

Spéciale dédicace à grand choco pour les 20 minutes d’aide le matin et 1h30 l’après-midi. Ce fut très apprécié et je suis sûr que ce n’est pas la dernière fois, car même toi grand choco, je sais que tu t’es bien amusé tout compte fait !
On ne nait pas père, on le devient… Tu es sur le bon chemin !

Allo maman bobo…

allomamanboboDur dur quand bébé est malade. Finies les nuits, finies les siestes, finis les jeux tout seul, michoco se met en mode koala malgré la fièvre qui devrait lui faire plutôt rechercher un peu de fraîcheur. Il occupe l’intégralité des 86.400 secondes qui composent ma journée de 24 heures. Ça dure 1 jour, 2 jours, 3 ou 4 jours selon les cas, et puis on reprend notre petite routine avec soulagement.

Mais alors quand maman est malade ?…

Les chanceuses ont un papa (ou un proche) qui prend le relai, l’homme de la situation se met aux petits soins pour bébé et madame. Je ne fais pas partie de cette catégorie :-(
Je l’ai su environ deux heures après l’accouchement quand grand choco a réapparu dans la salle d’accouchement en me disant : « quand même il faut bien voir les choses en face chérie : j’ai beaucoup plus souffert que toi durant l’accouchement. » oui, mais bien sûr………………. J’ai su que à ce moment très précis que ce serait très difficile de compter sur grand choco pour quoi que ce soit…

Alors voilà, la fatigue d’être une maman n’aidant pas, les microbes, virus et autres épidémies en tous genres se font un plaisir de m’attaquer ces derniers temps (tout particulièrement depuis que j’ai arrêté d’allaiter, je ne sais pas si c’est un hasard ou les anticorps de l’allaitement).
Angine, Abcès, Gastro, Torticoli… toutes les lettres de l’alphabet sont entrain d’y passer ! (je me demande encore comment j’ai évité le Palu…). Et là, c’est la cata… Même plus la force de porter michoco, alors ne parlons pas de lui changer sa couche ou lui courir derrière (ah oui, j’oubliais que vous n’êtes peut-être pas au courant : michoco est plutôt du genre dynamique…). Je me mets en mode survival. Je dors dès que michoco dort. Je lui parle pour lui expliquer que sa maman petite yaye est malade, il est trop chou : il me couvre de bisous et de caresses sur le bras, mais me tire le doigt deux secondes plus tard pour que je me lève le suivre dans ses aventures ! Comment dire mon trésor… les bisous magiques c’est génial mais ça ne fait pas tout !!! Je ferme la porte de la chambre, l’installe près du lit avec quelques jouets et me couche, même si je ne dors pas, je me repose un peu. Et puis je revois mes exigences de super maman reine de l’organisation et du timing à la baisse : tant pis si la couche traîne un peu plus longtemps, on remet le bain à demain, on sort les petits pots surgelés et pour les repas si la purée ne passe pas, deux compotes feront l’affaire…  entre deux vomis de maman et trois crampes de ventre !

Bonne nouvelle ! Je finis toujours par guérir… Le mieux étant quand même de rester en bonne santé…

Vous faîtes comment quand vous êtes malade ?