Hong Kong day#10

S’imprégner de tout. Une dernière fois avant de rentrer.

Pas bien loin, les rues de notre quartier suffisent amplement…

Sentir le gras, la nourriture, la viande, le poisson, le thé, l’odeur des tripes et de la fripe, du made in china.

Se réjouir de ne pas avoir été manger chez le chinois du coin qui a fait sécher son cochon toute la semaine contre la porte arrière de son restaurant, se dire que c’est pareil ailleurs, mais que c’est mieux quand on ne le sait pas !

Sentir le vent sur nos visages, la moiteur de l’air aussi, transpirer, avoir soif, enfiler ses lunettes de soleil, puis les enlever. Le soleil et les nuages sont taquins aujourd’hui. Sentir le bitume sous ses pieds.

Regarder le skyline, et ne pas s’en lasser. Jamais. Les immeubles partout, beaux, moches, grands, gros, colorés ou gris, avec des clim qui dépassent de partout, et quelques échafaudages en bambou et beaucoup de fenêtres, prix du m² oblige… Regarder les rues, les gens, les détails, le ciel, tout là-haut, non plus haut encore, l’horizon, les couleurs de la rue, les annonces, les enseignes et les publicités qui tentent d’exister au milieu de mille autres. Regarder les baîtes aux lettres et comprendre enfin ce que Michoco essaie de me dire depuis 10 jours, la 14G est décorée d’autocollants !

S’arrêter sur une prière devant un mini-temple de boutique, décoré, alimenté avec soin et dévotion.

Toucher les murs, les sièges des bus, des trams, les barres pour se tenir fermement, la main de michoco pour le garder tout prêt de moi. Le clavier de mon smartphone aussi, juste histoire de faire comme les autres. Toucher les achalandages, les plastiques des planches d’autocollants, les housses d’IPhone, les figurines dragon, les jouets par milliers pour les remettre en place derrière un Michoco extasié, tout ce qu’il a commandé au Père Noël entassé dans 12 m² ! Toucher nos dernières pièces et billets pour compter : prix du taxi + prix du train, nous n’aurons même plus de quoi nous offrir un goûter ! Avoir mal aux épaules sous le poids mort de mon Michoco, endormi, écroulé par toutes ces choses qui nous entourent, mais profiter de cette dernière nuit passée dans le même lui que lui. Après-demain il faudra lui réapprendre à dormir tout seul… Grappiller ces dernières minutes.

Sourire aux gens, timidement, pour ne pas les agresser de trop, les approcher doucement, tout doucement… En 10 jours on a appris !

Entendre le vrombissement de la clim, la nôtre, celle du restau du dessous, les bruits du chantier du voisin, la circulation dans la rue, les barres de fer d’un autre chantier urbain au loin, et le signal de recul du camion de livraison, le fond sonore qui accompagne le petit bonhomme vert qui nous autorise à traverser, le ronflement de Michoco qui a bercé mes 12 dernières nuits, avec le délicieux bonheur de nous réveiller chaque jour à midi ! Le bip de notre carte de transport, et de celles des autres aussi, beaucoup de bip… Puis cette langue que l’on ne comprend pas, qui claironne comme une chanson et qui fait rire et chuchoter Michoco. Un peu d’anglais aussi, du français au hasard d’une rue.

Goûter le sel sur mon visage, et celui dans le cou de Michoco. Le goût du macdo- le même qu’ailleurs-, celui de thé qui n’a rien à voir avec le nôtre. Goûter le temps qui passe lentement et vite à la fois. Dans deux heures on boucle les valises… Goûter la vie et notre chance d’être là. Goûter la foule. Goûter à 100 à l’heure et goûter hors de ce temps, le tout en même temps… Goûter la folie humaine, et la nature jamais très loin.

Réaliser qu’on est vraiment gâté. Taxi en bas de notre porte, train qui s’enchaîne dans la minute, aucune queue pour le remboursement de notre carte de transport, ni au check-in de l’aéroport, et on monte dans l’avion dans la foulée. Embarquement immédiat. Destination… Dakar.

Partir sans regret, on a vraiment bien profité, tous nos sens remplis de la vie d’ici…

« The sky
the sea
the stars
and you
and I. »

See you Hong Kong :-)

 

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Hong Kong day#9

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi les avant derniers jours sont toujours un peu bizarres… Ce n’est pas vraiment le dernier jour, mais on est déjà un peu sur le retour, on commence les valises pour calculer la place dont on pourrait disposer pour d’éventuels achats. On a un peu fait le tour de l’endroit, pour en connaître plus il faudrait maintenant rester, vivre ici quelques semaines, s’intégrer avec les populations locales. On n’est plus vraiment tout neuf dans la ville puisqu’on a un peu appris les codes, les moyens de transport, les façons de faire, de manger, de marcher… et on cherche en même temps à grappiller les odeurs, les couleurs, les sons que nous ne retrouverons nul part ailleurs…

Sur les conseils de mon frère nous partons en direction de Stanley, une des pointes chic de la baie, un coin à expat.  Le mini-bus vert qui nous y conduit est très brutal, mais direct et très efficace, on ne peut pas tout avoir ! Nous sommes en pleine semaine, tout est très calme, les enfants ne sont ni à la plage, ni au playground, et les attractions locales sont limitées.

Nous avons la chance de tomber sur la bibliothèque municipale. Un super moment lecture avec Michoco qui n’a rien oublié du concept de la bibliothèque chez mamie cet été (nous n’en avons pas pour les tout-petits à Dakar). Les livres sont en cantonais (mandarin ?), en anglais, ou bilingues. Pour les albums illustrés, peu importe. Bin entendu passé 5 ans de niveau d’âge, en cantonais à se gâte pour moi ! Un bon plan voyage à retenir dans les villes ou cela est possibleen tout cas !

Je conçois que pour un expat qui vit à Hong Kong Stanley est un endroit agréable à fréquenter le week-end. D’ailleurs nous oublions un peu que nous sommes à Hong Kong. A part le marché qui vend babioles et souvenirs et interdit formellement de toucher et photographier (très commerçant…), nous voici en Europe ! ça parle anglais, français, les boutiques aussi semblent faites pour les expats. Si les jeunes célibataires préfèrent le centre-ville animé, les familles d’expat ont élues domicile sur ce bout de péninsule qui offre de l’espace, des plages, du calme pas très loin de toutes les commodités (35 minutes du centre).

Comme à chaque fois qu’on s’éloigne de la City je m’attends à tomber sur un coin plus résidentiel, avec de petites maisons, des espaces naturels, mais tout est très urbanisés. Ce sont des immeubles modernes, des trottoirs bien barriérés et des commerces à tous les rez-de-chaussés qui nous attendent, ainsi que quelques aires de jeux urbaines confinés dans des filets de protection (foot, basket…). Bref, nous sommes toujours en ville !

On visite le Black Pier qui a été construit, déconstruit, détruit, reconstruit à plusieurs endroits de la ville avant d’être dernièrement installé à Stanley. Au début du XXème siècle, il était réservé à l’arrivée du Gouverneur et de ses délégations officielles. Aujourd’hui il sert à quelques pêcheurs du dimanche (qui pêchent aussi le mercredi) et aux jeunes mariés qui viennent immortaliser leur union. A croire que le lieu est romantique…

On se retrouve vite dans le centre commercial, qui ressemble à s’y méprendre à un centre commercial du monde entier : starbuck, macdo, rien de transcendant. Mais les malls sont ici très appréciés. D’ailleurs il s’arangent toujours pour occuper les meilleures places et les meilleurs points de vue ! Il paraît que les hong kongais pourraient y passer la journée entière pour leur activité préférée : shopping. Les autres aussi cela dit puisqu’ils sont entièrement climatisés. Mis à part deux chiens qui essaient de se battre et leurs promeneuses philippines qui s’interposent timidement, il ne se passe rien d’extraordinaire vous vous en doutez…  Une petite animation « laissez vos messages d’amour » sur les barrières nous occupe quelques minutes, mais plus de badges disponibles pour laisser notre propre message. Michoco a décidé cependant d’installer son camp pour la journée aux toboggans et nous n’allons même pas à la plage. Glace italienne, gaufre belge, escalade et toboggan, passionnant ! On se décide tout de même à visiter le temple local, pas transcendant non plus au regard de ceux que nous avons pu voir… Bref passionnant je vous dis !

On rencontre sur notre chemin les figurines Avengers en taille réelle. Hulk et beaucoup plus petit que le robot rouge dont je ne connais pas le nom. Le film semble à l’affiche. Une semaine que Michoco s’arrête devant toutes les publicités et me demande un à un le nom de chaque personnage : Hulk, Tor, Captain America, mon savoir s’arrête là… et dire que dans quelques années je les connaîtrais sûrement tous sur le bout des ongles… C’est quand même super d’avoir un petit garçon, ça vous ouvre des perspectives !

Histoire de bien clôturer la journée (tant qu’à être dans la thématique pourrie…), nous allons au MacDo. 10 ans que je n’ai pas du y mettre les pieds, Michoco qui entend Donald est un peu sur ses gardes, au cas où je lui referai voir le ciné 3D terrifiant mettant en scène Donald… Mais à la vue du jouet de son Happy Meal il se détend et accepte même de manger ses nuggets. Une femme s’assoit à côté de nous. Elle est masquée (masque anti-microbe), elle commence par désinfecter sa table, sa chaise, ses mains, les couverts de son plateau. Les espagnoles derrière nous n’en peuvent plus de rire. Avec Michoco qui morve et moi qui tousse, elle va être servie… Pas du tout, elle nous tape même un petit brin de causette en cantoglais !

La journée ne restera pas dans les anales, mais je confirme tout une même une observation : des systèmes pour ensacher les parapluies ont été installés dans toutes les entrées de commerces, hôtels, lieux publics, etc. Cela paraît un peu saugrenu, mais avec le temps menaçant 7 millions de parapluies mouillés doivent statistiquement drôlement augmenter le nombre de jambes cassées sur les carrelages mouillés !

 

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Hong Kong day#8

Le pied vaillant, et malgré Google Map qui refuse de nous sortir un itinéraire potable, nous partons à l’assaut de Lantau Island pour y découvrir un autre temple et sa statut de Buddha de 35 mètres de hauteur ainsi qu’un petit village de pêcheur Tai O.

Google Map avait peut-être raison… Le périphérique qui mène au village de Ngong Ping est fermé pour maintenance pendant 10 jours. Un bus de secours proposent de faire le tour de la montagne en 45 minutes. Etant donné que nous avons déjà fait 1h15 de métro, et qu’il faudra refaire les deux voyages en sens inverse, il me semble plus raisonnable de faire demi tour avec Michoco pour aller visiter à deux stations de là… Disneyland Hong Kong.

On ne va pas se le cacher, les parcs d’attractions ne sont pas spécialement ma tasse de thé, mais on ne m’en a dit que du bien. A choisir j’aurai peut-être opté pour le second parc de la ville: Ocean Park, mais vu qu’il se trouve à l’opposé, nous n’allons pas non plus faire les fines bouches !

L’entrée n’est vraiment pas donnée (500 HK dollars, soit l’équivalent actuellement de 65 euros), heureusement que Michoco ne paie pas. J’ai la bonne idée de louer en sus une poussette, ne me voyant pas trainer Michoco d’allée en allée toute la journée…

Michoco est ravi. L’après-midi passe relativement rapidement car même si le parc n’est pas bondé il faut parfois faire la queue pour accéder aux attractions. Nous avons fait : Mad Hatter Tea Cups, les tasses tournicotantes d’Alice au pays des merveilles, Many Adventures of Winnie the Pooh, Cinderella’s Golden Carrousel, Dumbo the Flying Elephant, prise de photo avec les personnages de Mickey, Pluto et Dingo au Fantasy Gardens, bateau dans It’s a Small World qui contient 220 jouets et 241 poupées avec des scènes du monde entier, spectacle des Golden Mickeys, Mickey’s PhilharMagic en ciné 3D (pour le premier cinéma de Michoco j’ai fait fort… déjà que j’avais été traumatisée par Maïa l’abeille à 3 ans, alors Donald qui nous tombe sur la tête, le vent, les gouttes d’eau, les objets en tout genre qui semblent nous arriver en pleine figure…), puis tour du parc dans les autres « lands » avec une ambiance très agréable de crépuscule et un dernier tour dans le Jungle river cruise avant que Michoco ne s’effondre dans la poussette.

La soirée se termine par la parade pleine de lumières et de couleurs pour le plaisir des petits comme des grands.

Quelques observations :
. Une fois montés dans le métro Disney, la magie commence !
. Tous les salariés sont payés pour sourire et être gentils et ils le font bien, même si ça ne doit pas être tous les jours facile…
. Les hong kongais ont des abonnements à l’année, le parc est rempli de bambins de 2-3 ans qui ne doivent pas aller encore à l’école.
. S’ils arrivent tous en habits « normaux », ils repartent tous en déguisement de princesse, stitch ou avec de grandes oreilles sur la tête (vrai à 80% pour les enfants, à 30 pour les adultes !)
. En effet les boutiques sont tout aussi envahies que les manèges et tout est fait pour pousser à la consommation.
. J’ai trouvé Michoco un peu petit pour certaines attractions, le train hanté de Winnie et le ciné 3D pouvaient réellement faire peur à un petit de 2 ans, sans compter la croisière dans la rivière sauvage, mais là j’assume…
. La qualité des spectacles et de la déco était au rendez-vous.
. Michoco a vraiment été super sympa du début à la fin, patient dans les files d’attente, augmentant à chaque boutique sa liste au Père Noël (et oui, toujours lui… mais au moins il a compris qu’avec maman il n’aurait rien !)
. Les chinois de l’intérieur sont vraiment traumatisés par la foule, une fois les barrières ouvertes ils se ruent sur les manège quitte à s’éclater la tête la première sur le bitume, celle de leur enfant avec, alors que les places sont calculées…
. Quitte à faire Disneyland je suis contente de l’avoir fait à Hong Kong, j’ai pu garer toute la journée ma poussette et laisser mon sac sans avoir peur qu’on me les vole et aucune bousculade dans les files d’attente, c’est appréciable !
. Allez, à vous je peux bien le dire, même moi j’ai passé une bonne journée et j’avais la bouche grande ouverte en regardant la parade, même si j’aurai apprécié de faire quelques attractions pour grands !

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Hong Kong day#7

Direction les Nouveaux Territoires… Cette appellation fait un peu penser à Hunger Game, pas très rassurant… D’autant que ces quartiers appartenaient anciennement à la Chine. Le développement urbain les a peu à peu fondu dans le paysage urbain de Hong Kong, on ne s’aperçoit pas vraiment du changement… Comme ils sont plus excentrés du centre de Hong Kong, il sont cela dit beaucoup plus populaires. On y parle moins l’anglais mais les gens m’ont semblé inversement plus sympas. Enfin on a pu rigoler, échanger avec des populations locales. En hyper-centre les gens sont fermés, concentrés sur leur téléphone portable, ne laissent rien paraître de leur émotion et s’en fichent royalement de vous. Nous avons eu le droit ici à des sourires, des grimaces, des interrogations sur les cheveux de Michoco, comme il n’y a avait pas vraiment d’autres touristes, nous étions un peu l’attraction locale !

Au programme deux beaux temples que tout oppose.

Wong Taï Sin Temple construit en 1973 dans le style Qing est coloré, bruyant, très fréquenté, surchargé, voire luxuriant. C’est le quartier général du guérisseur taoïste Wong Tai Sin dont le portrait a été ramené de Chine continentale en 1915 et qui possède également la vertu d’apporter la bonne fortune. Les visiteurs touchent les deux dragons à l’entrée du temple, ça doit porter chance, alors avec Michoco on les caresse du museau à la queue ! Un peu plus loin d’autres visiteurs secouent des bâtonnets dans un pot en bambou et notent le numéro du bâtonnet qui tombe au sol, une technique divinatoire appelée kau cim. Une fois l’opération renouvelée plusieurs fois et quelques bâtons d’encens brûlés ils filent voir les spécialistes/charlatans (selon vos convictions personnelles) à l’entrée du temple qui vous dévoilent la réponse à votre question ou le meilleur jour pour aller flamber à Macau, la ville-casino. Le Good Wish Garden est charmant, on y lance des pièces avec Michoco en faisant des vœux et à notre plus grand étonnement une vraie tortue se déplace subitement de l’endroit où notre pièce a atterri à une statut de dragon tortue en pierre située au milieu de la mare. Peut-être est-elle allée lui chuchoter à l’oreille nos vœux, qui sait ?!

Pause dans un restaurant chinois. J’ai trouvé la technique, comme rien n’est écrit en anglais et que les photos ne sont pas vraiment explicites… je m’assois à côté d’un plat qui me semble pas trop mauvais et quand la serveuse se présente je lui présente du doigt ! Pour ce midi ce sera nouilles sautées aux crevettes, au jambon et aux œufs brouillés. Le petit papi qui nous a convié à sa table est absolument ravi que nous prenions le même plat que lui et que nous lui tenions compagnie !

Le second temple n’a rien à voir avec le premier. Chin Lin Nunnery est zen et très sobre, peu fréquenté, très calme. Nous commençons la visite par le parc attenant de Nan Lian Garden. Un charmant accueil avec plan de la visite, blague en anglais, en plus tout est gratuit, très loin de l’approche très commerciale de certaines autres visites ! En manque de visiteurs ils doivent être entrain d’essayer de dorer leur image de marque. Ils ont raison, la visite vaut vraiment le détour ! Pourvu que cela reste aussi préservé… Style d’architecture Tang, emprunté aux japonais, tous les bâtiments sont construits en bois. Une balade très relaxante, hors du temps, loin du tumulte urbain, très respectueuse de l’environnement. Nous atteignons le temple qui accueille en son sein des bassins de fleurs de lotus, quelques beaux spécimens de bonzaï et à l’intérieur (photos interdites) de grandes statues de Bouddha et de Boddhisattvas que les fidèles implorent. Les mains jointes en prière, agenouillé sur un petit siège capitonné, Michoco se met à les imiter très pieusement. Voilà ti pas que quelques dévots s’approchent de lui ébahis, il ne manquerait plus qu’ils le prennent pour Little Boudha !! Décidemment dans toutes les religions Michoco a beaucoup de disciples… Sur le chemin du retour nous avons la chance de ramasser quelques fleurs de jasmin tombées au sol, que ça sent bon ! C’est encore tout zen que nous rejoignons la ville en transport en commun.

Nous faisons un arrêt dans le marché couvert de notre quartier de Wan Chaï. Les activités sont réparties par niveau. Au rez-de-chaussée : fruits, légumes, poissons et viandes, le tout de la dernière fraîcheur du jour (ou presque) ! Au premier : quincaillerie, mercerie, tailleurs et vendeurs de matériel spirituel. Au dernier étage, c’est une salle de restauration, multiples micro-échoppes se partagent les grandes tablées de cantine, il y en a pour tous les goûts, mais sans maîtrise de la langue locale difficile de commander… Cela dit je suis rarement difficile mais l’odeur du rez-de-chaussée est plus ragoutante !

Les rues sont remplies, à la tombée de la nuit, pour chacun l’heure est venue de rentrer chez soi, créant de mini-embouteillages aux passages piéton. Juste le temps de s’arrêter acheter un fruit du dragon chez le petit marchand de fruits en bas de chez nous, histoire d’engranger quelques vitamines…

 

Deux remarques de tout bon sens faites par Michoco (à méditer !!) :

. Il m’a assuré que les dragons mangeaient des nouilles ! (cela dit c’est toujours mieux que de penser qu’ils mangent les petits garçons et de ne pas en dormir de la nuit !!)
. Il a trouvé les cabines téléphoniques dans le métro très « pratiques » ! (c’est sûr avant d’inventer le téléphone portable c’était vraiment pratique !)

 

 

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Hong Kong day#6

Le territoire de Hong Kong possède 262 îles. De quoi offrir du bonheur pour chacun ! Pour cette journée dominicale, nous partons sur l’île de Cheung Chau que mon frère n’a pas encore visitée.

25 minutes de bateau à peine et nous voilà arrivés… ailleurs !! Les nuages sont restés accrochés dans les buildings et les montagnes de Hong Kong, ici c’est soleil et ciel bleu. Parfait pour se la couler douce sur la plage. La deuxième crique est parfaitement calme. Les compagnies hong kongaises offrent la possibilité à leurs salariés de louer sur l’île des appartements pour le week-end, on comprend pourquoi ! Petite île de villégiature bien agréable, passées les trois rues principales, on s’y promène de manière tout à fait paisible. La paillote de la plage sert des fish and chips fabuleux !

L’île abrite quelques 23.000 habitants dont une grande partie de pêcheurs. Ils y font sécher du poisson ça et là. Elle est réputée également pour son respect des traditions ancestrales. Justement au coin d’une rue une procession animée annonce l’arrivée d’un dragon ! Nous retrouverons finalement le dragon quelques coins de rue plus loin qui arrose la fin de sa tournée avec quelques bières, un spectacle bien original : un dragon qui danse, se baisse, saute, se faufile et attrape des bouteilles de bière posés au sol pour les cacher dans sa gueule, s’accroupit, ne bouge plus quelques minutes et finit par rendre la bouteille de bière vide ! Au bout de 5 bouteilles de 1 litre vidées le dragon ne danse plus très droit… Alcool, fête et traditions, du pays basque aux fêtes mexicaines en passant par certaines ethnies d’Afrique de l’ouest jusqu’en Asie… un thème très universel !

Nous louons un vélo pousse-pousse pour longer le bord de mer. Des courses de dragon boat viennent d’avoir lieu, un genre d’aviron local, très populaire ici, avec tout le folklore qui va autour : drapeaux et maillots d’équipe, embarcation sur des bateaux de pêche redécorés pour l’occasion avant de s’installer avec sa pirogue-aviron sur la ligne de départ en pleine mer. ça vaut certainement une course Oxford – Cambridge ! Au bout de la promenade une salle des fête a été dressée en bambous, pratique à la fin du mois de mai et après toutes les festivités elle pourra être démontée avant l’arrivée des typhons. Elle accueille aujourd’hui du théâtre asiatique. Un certain nombre d’inscriptions qu’un cantonais tombant par hasard sur ce blog pourra peut-être traduire habille son entrée… Nous en avons déduis de manière empirique qu’il s’agissait des annonces importantes de l’année : mariages, diplômes, naissances… mais sans garantie ! D’ici quelques jours 3 tours de 13 mètres érigées avec des petits pains cuits à la vapeur se dresseront sur l’île, une tradition qui se perpétue depuis le début du XXème siècle quand les insulaires ont vu leur chance revenir après avoir eu l’idée de faire des offrandes de petits pains vapeur fourrés au lotus.

Nous dégustons les spécialités locales : fish balls, et en dessert Mango Mochi et Red bean buns, miam ! Même pas le temps de les prendre en photo !!

C’est déjà l’heure de rentrer dans la grisaille de la ville. Petits ou grands, français ou hong-kongais, personne ne se fait prier bien longtemps avant s’endormir profondément sur le trajet retour !

Un petit dimanche bien sympa !

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Hong Kong day#5

C’est bien connu : l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. C’est sans doute encore plus vrai sur le continent du soleil levant qui se réveille avant tout le monde sur la planète…

A l’heure où l’Amérique du Nord se couche, je pars seule à l’assaut de Tsim Sha Tsui Park dans un seul but : assister à la séance de Taï Chi matinale.

Il est 8 heures, pas non plus vraiment les aurores, mais en ce week-end de pont j’ai le métro, les rues et le parc pour presque moi toute seule ! J’ai laissé les 2 ronfleurs à leur grasse mat’ et les hong-kongais qui travaillent habituellement le samedi (le concept du week-end de 1 jour, merci, mais non merci !) ont pour la plupart fait école buissonnière…

Le Taï Chi dans le parc est principalement fréquenté par les personnes âgées qui, c’est bien connu, sont toujours levées de bon pied bon œil et fidèles au rendez-vous !

Super ambiance ! Je m’attendais à une séance de taï chi collective réunissant au moins 500 participants en même temps. Mais ce sont plutôt de petits groupes et quelques individuels, éparpillés ci et là, que je découvre sur une petite terrasse du parc, derrière un buisson, près d’une fontaine ou à l’ombre d’un petit sentier. L’énergie positive est là. Certains font des mouvements gymniques, d’autres des arts martiaux, d’autres des enchaînements de taï chi. Même les statuts de mangas s’y mettent ! Un joli moment zen dans la fraîcheur du matin.

Retour en ferry pour retrouver les loulous toujours endormis à 10 heures. Je me rendors moi aussi en vue de l’après-midi qui nous attend. Il fait très lourd et l’air est humide, des forces supplémentaires seront bien nécessaires pour gérer la visite, Michoco, les photos et la lecture du plan, le bippage de la carte de transport, le repérage dans les rues, le portage du sac, de l’enfant épuisé, du snack de secours… Maman globe-trotter ce n’est pas de tout repos !

Direction Sheung Wan et Soho.

Le quartier de Sheung Wan est traditionnel, on y retrouve des rues entières de boutiques dédiées aux offrandes à faire dans les temples : encens en bâtonnets et en spirale, papiers traditionnels (feuilles dorées et faux billets de monnaie) et objets de papier moins traditionnels (représentations d’avion, de voiture, de lecteur mp3 ou de téléphone dernier cri), en les brûlant ils sont censés arriver jusqu’aux morts. Tiens mémé, tu veux un iPhone 6 au paradis ?!

D’autres rues regroupent les vendeurs de poissons et autres crustacés séchés en tout genre : étoile de mer, pieuvre, hippocampe, moule, squelette de… mais aussi champignons et sûrement un tas de choses passionnantes qui servent pour la cuisine et/ou la médecine traditionnelle, et on a même droit à l’odeur !

Sur Hollywood street sont regroupés tous les antiquaires. Michoco se prend d’amour pour un lévrier en bronze, j’en oublie même de photographier les mini-autel que les commerçants installent à l’entrée de leur boutique pour attirer chance et fortune. Michoco est déjà reparti en mode yamakasi !

Nous visitons le temple de Man Mo. L’extérieur ne paye pas de mine, mais l’intérieur est vraiment magnifique. Nous entrons dans une pièce sombre, envahie de fumée d’encens. Au plafond des spirales d’encens se consument, des vœux sont accrochés, ainsi que des lampions. De tous côtés des autels devant des statuts représentant sans doute des divinités, les pèlerins y déposent fruits et gâteaux avant de faire brûler quelques bâtonnets d’encens. L’ambiance inspire vraiment le recueillement, même Michoco chuchote et se déplace sur la pointe des pieds ! D’autres salles regroupent des petits casiers avec des photos, ils contiennent probablement les cendres des défunts incinérés et beaucoup d’offrandes dont des bonbons que Michoco s’abstient de prendre, ouf ! Je sais que cette visite restera un bon souvenir. Mon premier temple. A ce point, je manque d’explications religieuses, spirituelles, culturelles pour comprendre tout le fonctionnement, mais je suis sûre qu’internet me permettra de rattraper bientôt mon ignorance !

Transition parfaite entre le quartier traditionnel et le quartier branché, sitôt passé le temple nous voici plongé en plein cœur de Soho. Un soho à l’image de tous les Soho du monde : jeune, branché, in, moderne, décalé et surtout très international. ça parle français, anglais, russe, japonais, italien et on croise même des noirs, si si ! Les Hong-kongais passent pour des touristes… Les lounges et autres bars à tapas cohabitent avec galeries d’art, street art, boutiques de design ou des derniers créateurs de la place. Petites rues tout en pentes, nous croisons le plus long tapis roulant du monde « Central Mid-Levels Escalators », il circule sur 800 mètres de long avec plusieurs possibilités d’arrêts durant le trajet. Nous en prenons une portion, mais il ne fonctionne que dans le sens de la montée, après il faut descendre à pied. A la sortie du quartier nous tombons sur les 4 derniers modèles de lampadaires de rue à gas qui éclairaient la ville avant l’arrivée de l’électricité, ils datent de 1922 et un éclaireur de rue passait les allumer un à un, j’imagine l’ambiance dans les rues à cette époque…

Nous finissons notre après-midi au Hong Kong Park qui offre de l’ombre, de la fraîcheur avec des fontaines et des cascades et une aire de jeux pour petits. ça fait du bien pour se dégourdir les jambes avant d’aller au MooLooMooLoo retenter notre chance pour une place assise. Terrasse au 32ème étage offrant une vue imprenable sur toutes les lumières de Hong Kong dans une ambiance musicale bien choisie. Quoi de mieux pour bien finir la journée ?!

Les deux dictons du jour lus dans la rue et à méditer…
If nothing ever changed, there’d be no butterflies (si rien ne change jamais, les papillons n’existeraient pas).
Every party happens for a reason (chaque fête a lieu pour une raison).

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Hong Kong day#4

Le temps est orageux aujourd’hui. La saison des typhons n’est pas encore là, mais les risques d’une grosse averse si.

ça n’a pas encouragé les clients de l’hôtel de luxe qui possède une piscine-balcon transparente à se baigner au dessus de nos têtes, quelques dizaines d’étages plus haut, dommage, ça aurait été rigolo de les voir nager par dessous…

Nous renonçons à notre idée d’aller visiter une île pour se rabattre sur la plage. Le trafic est dense, nous descendons à la première plage de Aberdeen : Deep Water Bay. Elle porte bien son nom puisque des attaques de requins il y a quelques années de cela ont encouragé les autorités à installer des filets de sécurité. C’est sans compter sur la vingtaine de maîtres nageurs sauveteurs : nous pouvons aujourd’hui nous baigner en toute quiétude ! Ouf…

La plage est relativement remplie, notamment sur ses parties ombragées puisque le 1er mai, bien respecté ici, offre à toutes les travailleuses philippines qui font le ménage ou les nounous dans les familles hong-kongaises et expatriées ont un jour de congés. Au total, elles sont quelques 200.000 à avoir quitté leur pays pour travailler à Hong Kong, une forte communauté… Elles ont eu la même idée que nous : se regrouper et passer l’après-midi à la plage. Pas les 200.000 tout de même, je vous rassure !

Je prends un peu peur avec les premiers enfants que Michoco aborde. Ni eux, ni leurs parents n’ont l’air très enclins à partager leurs jouets… Au Sénégal tout le monde apporte ses jeux de plage et met en commun de manière plus ou moins formalisée, bref… on partage ! Finalement tout fini bien pour nous, pauvres touristes venus sans jouets de plage, Michoco tombe sur deux frères de 4 et 3 ans dont la maman est ravie d’apprendre à ses enfants le concept de jouer ensemble… ça tombe bien, il sont venus avec un camion, des pelles, des sceaux et une brouette, le paradis pour Michoco !

La route longe la mer et dessert plusieurs plage, à l’heure du retour les bus sont déjà bondés des plagistes qui sont allés un peu plus loin que nous. Une longue file se forme sur le trottoir, mais personne ne râle, presque personne n’essaie de resquiller non plus, nous attendons 45 minutes dans le calme et la passivité la plus totale. Au Sénégal ça aurait été passif mais pas calme, en France : ni passif, ni calme !

Retour à la maison pour une bonne douche : ça y est Michoco vient de comprendre qu’il pouvait regarder des dessins animés sur l’ordinateur… Dur de le faire décoller de l’écran pour partir au restaurant chinois, d’autant que la nourriture chinoise ne l’intéresse absolument pas. Il est entré dans une phase où il a abandonné toute curiosité culinaire, j’espère que ça reviendra… En attendant depuis que nous sommes arrivés il ne mange vraiment pas grand chose :-(

Il s’intéresse cependant au concept puisque nous pré-commandons à l’entrée du restaurant. Nous attendons notre tour pour avoir le droit d’aller s’assoir à une table avec notre ticket numéroté à la main. Le restaurant est réputé pour ses spécialités chinoises, ça tombe bien, c’est ce que l’on vient manger !

A travers la baie vitrée une batterie de cuisiniers prépare dans des conditions d’hygiène irréprochable et un silence religieux les fameux Dim Sum, des raviolis et autres préparation destinées à être cuites à la vapeur dans des paniers en bambous. Je laisse les garçons choisir, ils cochent des numéros sur une fiche, on aura un peu de tout ! ça tombe bien, j’aime tout ! Les paniers vapeurs viennent s’entasser et se désentasser au fur et à mesure qu’ils sont prêts et mangés. Service efficace ! Accompagnés d’une bière chinoise, d’un thé au jasmin et de dim sum sucrés en dessert (fourrage haricots rouges : ça ressemble au chocolat, mais de visu seulement !). Repus !

Retour par le classique tramway qui longe la ville d’est en ouest, que nous maîtrisons maintenant à la perfection. C’est une ligne très ancienne, d’ailleurs certains trams le sont également. Ils sont habillés de publicité sur leurs deux étages mais très courts en longueur, ce qui leur donne un aspect assez typique. On monte toujours par l’arrière du tram et descend par l’avant en validant notre carte de transport « octopus » pour payer notre trajet sous les yeux du conducteur.

Sinon depuis hier je tenais à vous rassurer sur deux points :
. Michoco a parfaitement compris le concept de bonhomme rouge / bonhomme vert aux passages piétons (une nouveauté pour nous qui vivons dans un pays sans bonhommes rouges ni verts et où l’on ose appeler les gens « hommes de couleurs » comme disait Senghor !)
. et mon cerveau a enfin intégré le réflexe de circulation à droite (comme en Angleterre, ancienne colonie oblige)
Nous circulons donc en toute sécurité, ou presque !

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Hong Kong day#3

Aujourd’hui : à l’assaut des marchés ! Nous traversons de l’autre côté, à Kowloon pour visiter les quartiers de Yau Ma Tei et Mong Kok.

Changement d’ambiance, quartier beaucoup plus populaire et très commerçant, loin des buildings d’affaires et de la masse de touristes, du coup on y parle moins anglais et je confirme : le rhume de Michoco n’est pas du tout, mais alors pas du tout apprécié. Dès qu’il tousse ou a de la morve au nez les gens nous jettent des mouchoirs de loin, quand ils ne font pas des mines dégoûtées ou ne s’enfuient pas en courant !! Personnellement ça ne nous a pas gêné pour bien profiter de la journée…

Marché aux fleurs (Flower Market Road) : Michoco a voulu sentir les fleurs une à une, on n’était pas rendus… mais ça sent vraiment très bon ! J’ai cherché du muguet, mais ça ne doit pas se faire, et puis je ne savais pas comment le dire en cantonais… Alors pour faire bonne figure on a acheté une orchidée pour décorer l’appart de Bibinou (ah oui, je ne vous ai pas dit, c’est comme ça que j’appelle mon petit frère depuis qu’il a 2 ou 3 ans !!), il est ravi, moi je n’avais pas pensé que je devrais me la trimballer toute l’après-midi… En fin de journée, elle est arrivée entière, pas moi !

Marché aux oiseaux (Yuen Po St. Bird Garden) : perroquets, jolies cages type coloniales, et beaucoup de bruits d’oiseaux, ça change des bruits de circulation, le lieu est très bucolique !

Marché aux poissons (Goldfisk Market) : des gros, des petits, et tout le matériel nécessaire pour remplir les aquariums. Moi qui croyais arriver sur un marché où l’on vendait des poissons pêchés à cuisiner, pas du tout ! Il y a même des chiots et des lapins, une rue entière remplie d’animaleries. Michoco qui était déjà comblé par les fleurs, l’arrêt au playground du coin et les oiseaux ne savaient plus où donner de la tête !

Marché des femmes (Fa Yuen St. et Ladies’ Market) : vêtements, sacs, bijoux, on ne sait plus où regarder… On n’était pas vraiment venus pour acheter, mais on en a eu plein les yeux. Des stands, du monde. D’une rue à l’autre, on passe de la fripe aux produits cosmétiques pour revenir dans les allées grouillantes de monde, d’électroniques et d’enseignes lumineuses !

Marché de nuit (Temple St. Night Market) : à la tombée de la nuit, nous arrivons tout juste sur Temple street où les stands se préparent pour le marché de nuit, les vendeurs de fruits sont déjà prêts et les loupiotes s’éclairent une à une. La nuit l’ambiance change complètement !

Malheureusement Tin Hau Temple est déjà fermé, il nous faudra retenter notre chance dans un autre temple plus tôt dans la journée, mais les abords du temps sont magnifiques, les hong-kongais en profitent pour venir se détendre dans les jardins ou jouer au Majong, quand il ne se font pas prédire leur avenir par quelques spécialistes de la cartomancie ou de la divination.

Pour finir sur la thématique marché, nous faisons justement notre petit marché dans une gargotte locale avec les fameux Dim Sum et autres spécialités culinaires : une vapeur de crevette, un nem au porc, un pain vapeur, une autre vapeur et un beignet de… euh… quelquechose ! miam miam ! etc etc… re-miam miam ! Michoco a fini par manger sous la menace du cuisinier…

La soirée se termine en beauté, nous atterrissons sur l’avenue des stars (à part Bruce Lee, il n’y a que des stars locales qui ont gravé leur empreinte dans le béton) mais la promenade en bord de mer nous donne la vue sur tous les gratte-ciels de Hong Kong. Des centaines de buildings éclairés, c’est toujours à couper le souffle… Alors quand une embarcation traditionnelle passe devant…

Gros week-end en prévision, fête INETRNATIONALE du travail oblige, les chinois continentaux sont venus en masse pour faire le pont !

Retour en bateau et gros dodo !

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Hong Kong day#2

Se réveiller à 7h30 et pouvoir refermer les yeux.

Se réveiller à 11h30 et buller pendant 2 heures, prendre mon petit déjeuner seule, me resservir du thé seule et profiter de ce début de journée seule, ça n’était pas arrivé depuis… 2 ans 4 mois et 8 jours ! Michoco dort encore, vive le décalage horaire !

Voir son petit bout se réveiller à 13h40 et me demander avec un large sourire : on va où ce matin maman ? En route vers l’aventure mon trésor ! A aventure ?

Le voir enfiler son slip-couche et se dire que c’est drôlement pratique tout de même… Plus à se soucier des pauses ou accidents pipi pendant la journée, ça va me faciliter l’existence…

Découvrir que Google maps peut aussi servir à calculer votre trajet en transport en commun d’un point à un autre et se laisser guider par les indications. Vive la technologie !

Monter dans un bus tout neuf et avoir même droit aux places tout devant : la baie vitrée du premier étage (« il est où le chauffeur maman ? » c’est vrai qu’on croirait presque que c’est nous qui conduisons !).

Profiter du soleil pour frimer en lunettes de soleil, 31 degrés, rien à dire…

Arriver au zoological & botanical garden et profiter de la fraîcheur offerte par la verdure luxuriante.

Laisser Michoco libre de ses mouvements, allant de découvertes en nouveaux animaux et s’émouvoir devant un orang-outan. Si rare et en même temps ce serait tellement mieux s’ils pouvaient tous vivre en liberté sans être menacés par l’activité humaine…

Se rendre compte qu’internet est pratique pour localiser – enfin- le playground du jardin et regarder Michoco se faire des amis du monde entier sans barrière de langue ni de culture !

Retrouver l’arrêt de bus, mais ne pas avoir suivi les indications à la lettre et devoir refaire un tour de 500 mètres pour arriver à l’arrêt qui est à 10 mètres, là, sous nos yeux… Y-a-t-il un juste milieu entre l’Asie urbaine ultra normée et l’Afrique urbaine anarchique ? Oui, l’Europe !

Vouloir prendre des photos de rue, mais avec un petit bout de chou dans une main, un sac dans l’autre, pas évident, je clique au hasard, on verra le résultat ce soir…

Se retrouver avec mon frère et son pote, hésiter entre le tram, le bus, le taxi et perdre un temps fou dans nos hésitations. Que c’est dur d’avoir comme unique question existentielle ce genre de problème !

Arriver à Happy Valley, l’hippodrome de Hong Kong, s’émerveiller devant les tribunes illuminées de 20 étages et l’ambiance survoltée avant de se faire refouler : le lieu est formellement interdit aux moins de 18 ans… et deux ans, c’est moins de 18 ans !!! Michoco n’a pas le droit d’accompagner sa maman :-(

Se moquer de mon frangin qui du haut de ses presque 2 mètres peine à porter Michoco, petit bras !

Aller tout de même boire une bière (jus de pomme pour Michoco…) pour finir la journée en beauté ! Et laisser le plus petit de la bande regarder un petit dessin animé sur le téléphone, car il a été drôlement sympa toute la journée ce petit globe-trotter !

Un taxi, une douche et au dodo ! Histoire d’être en forme demain…

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à Hong Kong !

20150428_152009_resized Toujours écrire ses impressions après un jour de voyage…

Après elles changent, ou pas, mais leurs odeurs, leurs couleurs se modifient. Simplement parce que si il y a plusieurs première fois dans la vie, pour chaque expérience que l’on vit la première fois est unique !

Alors voilà, nous sommes à Hong Kong ! Je l’avoue, le défi n’était pas évident à relever. Italie, Angleterre, Australie, Allemagne, Suède, Norvège, Ecosse, Irlande, Islande, Indonésie, Thaïlande, Nouvelle-Calédonie, et bien d’autres destinations ont été proposées. A un moment donné je me serai cru dans une bataille navale, mais notre destination a été finalement découverte sur instagram par Metylen du blog lesvalisessouslesyeux à qui nous ramèneront un petit souvenir local !

20150428_145603_resizedFinalement 12 heures d’avion c’est mieux que 5, Michoco a dormi 11 heures sur 12 et s’est réveillé en pleine forme ! Nous avons eu la chance de pouvoir avoir 3 places pour 2 puisque le vol n’était pas complet, et j’ai donc eu un siège pour moi toute seule sans enfant à moitié vautré sur mes genoux. Lui a pu dormir presque normalement et était beaucoup plus facile à gérer pour la logistique qui a suivi (douanes, bagages, métro…). Après un départ de la maison samedi à 21 heures, nous sommes arrivés entiers à Hong Kong et avons posé nos valises « chez nous » Lundi à 19 heures 30… Sacré voyage !

L’Afrique ça fait peur… Nous étions sur notre vol Paris-Hong Kong, vous vous en douterez sûrement, les seuls à arriver de Dakar !! Prise de température à l’arrivée, vérification de nos bagages au contrôle de douane : nous étions attendus !

Où sont les enfants ? Déjà dans l’avion Michoco était le seul enfant mais arrivés à l’aéroport même impression. ça change de Dakar où les enfants grouillent de partout… Une ou deux poussettes à tout casser et des parents pas très enclins à engager la conversation.

20150428_154540_resizedRevoir son petit frère (bon, il mesure presque 2 mètres, et alors ?!) pour de vrai, c’est cool ! Il y a Facebook, Skype et tout et tout, mais après 2 ans, ça fait drôlement plaisir quand même ! Surtout quand Michoco qui ne le connaît que par écran interposé est allé lui sauter dans les bras à l’arrivée de l’aéroport !

A Hong kong on parle cantonais et non mandarin. J’ai voulu être sympa en sortant mes deux mots de chinois : ni hao (bonjour) et sié-sié (merci), et bien vous saurez, à mes dépens, que c’est très mal vu de parler mandarin à des cantonais… Il faut dire jo-san (bonjour) et do-dié (merci). Bref… pour moi ça reste du chinois !! Michoco s’est mis à l’anglais, ce matin il disait « aïe » à tout bout de champ… Quand nous avons dépassé 9 heures du matin heure sénégalaise j’ai compris qu’il disait « Hi ! », tout simplement pour saluer les gens !!

Tousser dans le métro est très mal vu. Michoco a pris mal à la gorge avec les clim de l’avion, du coup, il tousse ! Une jeune fille s’est épongée le visage avec 3 mouchoirs différents, les autres se sont écartés. Tant mieux, ça nous a fait plus de place. Rien à voir donc avec les nez morveux des petits sénégalais. Ici, pour éviter la contamination, le malade porte un masque devant sa bouche.

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Regarder des buildings d’en bas, d’en haut, de jour, de nuit, c’est cool ! Surtout quand on n’est pas habitué à croiser dans son quotidien des immeubles de plus de 4 étages pour les plus hauts !

Les gens sont assez sympas pour céder leur place à une femme avec un enfant en bas âge, chouette ! C’est sûr que ce critère est plus difficile à respecter au Sénégal où le bus est bondé de femmes avec des enfants en bas âge. Il faudrait établir des critères de choix : nombre d’enfants, âge des enfants, grossesse en cours de la maman pour fixer les priorités et on n’en ferait de toute façon pas partie !

Mine de rien le rapport dollars honk-kongais et euro a pris 30% ces derniers temps et la vie locale est relativement chère. On me disait que je pourrais manger pour pas grand chose, mais ce n’est pas gratuit quand même ! D’ici deux jours je pense que je ferai un petit point pour équilibrer au mieux nos activités… et je ne pense pas revenir les bras chargés d’électronique…

Faire manger un petit garçon avec de baguettes est très agréable. Quand il vous pousse la main pour vous expliquer pour la 3ème fois qu’il n’aime pas, et bien la nourriture reste dans les baguettes au lieu de se renverser sur la table / le sol / lui / vous ! En revanche, ça mériterait presque une « note pour plus tard » : laisser un enfant de deux ans et quatre mois manipuler des baguettes que s’avérer dangereux pour vos yeux / ceux du voisins…

20150428_222257_resizedHeureusement que facebook est interdit en Chine finalement. A l’heure où je vous parle Michoco et moi-même aurions déjà eu droit à 3.657.976 Like sur Facebook sinon ! Les Honk-Kongais ne prêtent pas plus attention que cela à nous, mais tous les touristes chinois veulent absolument se faire prendre en photo avec nous ! Au début Michoco trouvait ça plutôt sympa, il gagnait des bonbons et des gâteaux mais ça l’a vite gonflé quand même !

Les gens sont civilisés, il y a un monde de fou dans les rues, mais chacun respecte le sens de circulation, traverse dans les clous, attend les feux verts. Pas d’insultes, ni de bousculades, ça nous change de la France et du Sénégal !!! Au moment de l’embarquement dans l’avion, c’était déjà le jour et la nuit… Notre expérience sur place le confirme. Nous sommes très loin des incivilités et c’est tout à fait agréable ! En revanche, en contrepartie on ne reçoit que peu de sourires et échanges bienveillants. On ne peux pas tout avoir !

Les building sont hauts. Si hauts que Michoco me demande constamment si il fait nuit. De ses trois pommes il ne voit pas le ciel et ça l’intrigue drôlement ! Cette nuit il a réussi à voir une étoile. Avec la « pollution visuelle », ça confirme une impression que j’ai depuis longtemps : il a vraiment une très bonne vision et un sens de l’observation hors-pair.

Il ne laisse rien paraître, mais je pense qu’il encaisse tout de même drôlement de voyage. Il n’a pas voulu quitter sa tétine de la journée… Asiatique, européen, africain, même combat, c’est toujours l’ami des hommes, les femmes qui s’approchent de lui n’ont droit qu’à son mépris alors qu’il est déjà pote avec le gardien de l’immeuble, le chauffeur de tram et le vendeur d’autocollants mickey (bon, ça a mon avis c’est surtout à cause de Mickey !). Il regarde avec ses grands yeux, bien content que sa maman ne soit jamais loin et vérifiant si le papier avec l’adresse de Tonton est toujours bien en place dans sa poche…

20150428_173634_resizedNous sommes dans une ville par excellence, mais entourés tout de même de nature. A quelques minutes du centre bondé, j’ai marché 2 heures en pleine verdure, accompagnée par le chant des oiseaux, le bruissement des feuilles d’eucalyptus et le ronflement de Michoco qui faisait la sieste dans mon dos. Quelques sportifs aguerris, marcheurs solitaires, couples ou bandes de copains/copines faisaient le chemin dans le sens inverse (et ça grimpe sec !) ainsi qu’une ou deux femmes protégées par des manches longues, un parapluie, une visière de 50 centimètres de profondeur et tartinée de crème solaire pour ne surtout pas bronzer (d’ailleurs elles ont regardé Michoco avec un drôle d’œil, je me demande pourquoi…)

20150428_173625_resizedLes dessins des vedettes de dessins animés ne sont pas adressés qu’aux enfants. Le menu Hello Kitty n’est pas un menu enfant, c’est un menu adulte… Mais c’est très bon quand même !

Nous voilà donc à Honk Kong pour 10 jours d’aventure très dépaysantes !

Day 1 : réveil à 13h40 (super grasse mat’ mais 5h40 heure du Sénégal, ça pique quand même un peu les yeux !), premier déplacement en tram (2ème étage avec vue devant s’il vous plaît !), balade dans les rues chics de Central (ça c’est parce qu’on n’est pas descendu assez vite du tram, mais c’était cool !), funiculaire pour monter au point de vue de Victoria Peak (552m), balade et descente à pieds (2h dont 1h30 de sieste de Michoco dans mon dos), minibus vert, fast-food chinois et un apéro dans un bar-terrasse au 32ème étage.

Je vous laisse, il faut que j’aille concocter le programme de demain !