une plume

plume

Moi qui aime tant prendre la plume,
Pour tes 40 ans je t’en ai offerte une.
Parce que parler c’est difficile,
J’avais envie que tu écrives sur papier tes envies, tes rêves d’avenir.

Tu m’as dit que tu les connaissais.
Je ne suis pas sûre de pouvoir en dire autant…
Tu es parfois si secret, tout le temps si absent.
Comment te deviner ?

J’espère que tu utiliseras cette plume pour m’aider à m’envoler avec toi.
Je pourrais peut-être te donner des ailes, qui sait ?
Encore plus belles et plus grandes,
Pour s’envoler ensemble vers un endroit meilleur.

Tu en doutes encore sûrement,
Mais toi aussi tu as le droit au bonheur,
Et pour cela tu as tout l’avenir devant toi,
et une petite marchande de plumes tout près de toi.

Je t’aime encore tu sais.

 

L’image vient de ce blog rempli de plumes !

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Amour de jeunesse

baiser-adolescentJe les croise chaque semaine.

Même endroit, même heure.

Sur la margelle à l’ombre du deuxième bâtiment.

Je me rends à mon cours, ils ne tarderont pas à regagner eux aussi leur salle de classe.

Mais pour l’instant, ils sont tous les deux. Le monde autour d’eux n’existent pas.

Il la regarde avec tendresse, lui caresse la joue délicatement. Elle lève les yeux pudiquement, papillonnant habillement des cils vers lui.

Leurs mains se frôlent et leurs doigts s’entrecroisent discrètement sous leurs jeans.

Par pudeur ou par règlement intérieur, ils ne sont pas très démonstratifs.

Mais à 16-17 ans, ça transpire d’évidence : ils sont tout l’un pour l’autre. Ils respirent pour l’autre, ils voudraient passer leur vie ensemble, ils ont envie l’un de l’autre de manière urgente, permanente, quasi-douloureuse.

Même s’ils se sont promis-jurés, dans 5 ans, 10 ans, 30 ans, ils se seront sans doute perdus de vue, ignorant tout de leur parcours respectif, de leur vie sentimentale ou professionnelle.

Le goût des larmes aura disparu depuis longtemps, effacés par d’autres épisodes de leur vie moins tendres, plus brutaux.

Il restera un prénom, une odeur, une sensation.

A leur tour, projetés tendrement dans leur propre histoire, ils souriront, amusés, attendris, nostalgiques, en passant devant deux jeunes cœurs épris.

Un doux frisson leur traversera l’échine,

En souvenir de leur amour de lycée.

Quand on aime, on compte quand même, papa…

Voilà.

Un an. 367 jours pour être précis.

Avec maman, on t’avait écrit une lettre l’année passée.

On l’avait entourée d’un joli ruban.

On l’avait accompagné d’un cadeau : un short et une chemisette, histoire que tu aies envie le week-end de poser ton costume-cravate et venir passer de bons moments avec nous.

Tu l’as à peine lu. Le téléphone a interrompu ta lecture et tu es passé à autre chose.

Et elle n’a eu aucun effet sur toi, sur nous. Si ce n’est quelques intentions avortées. Des bonnes intention tu en as souvent, mais elles sont vite rattrapées par la réalité.

Je t’avais fait un joli dessin aussi. T’en rappelles-tu ?

En un an, tu as passé 135 jours avec nous, 1 tiers de ton/notre temps.

Quand tu n’es pas là, je me préoccupe toujours de savoir où tu es, avec quel véhicule tu es parti et quelle valise tu as prise.

135 jours dans la balance ça ne pèse pas bien lourd, mais si en plus, quand tu es là, tu n’es pas là…

Tu m’as emmené 3 fois à l’école, le jour de la rentrée, un jour où maman était malade et un autre jour où vous êtes venus tous les deux avec maman.

J’étais fier que tu viennes me voir au carnaval. J’étais le plus beau pompier de l’école.

Sinon sur les 135 jours j’ai dû prendre mon petit déjeuner avec toi une quinzaine de fois, les autres jours quand je partais de la maison tu étais encore couché. Le week-end aussi tu dors.

Le soir tu as dû être là une vingtaine de fois au moment où je m’endormais. Le reste du temps tu es toujours arrivé après, mais maman m’a expliqué que tu venais me faire un bisou dans mon sommeil. En réalité, c’est arrivé 2 fois dans l’année.

Un jour tu m’as lu une histoire, j’ai aimé. Tu ne m’as jamais fait prendre mon bain. Je me suis assis quelques fois sur ton tapis de prière.

On a pris le repas de midi 4 fois ensemble dans l’année. Le dîner jamais, mais une fois tu m’as donné à manger mon repas du soir.

On avait voulu te faire une surprise avec maman et te rejoindre un midi dans un restaurant, mais nous sommes arrivés trop tard, tu étais déjà parti. Depuis je veux toujours aller dans ce restaurant avec toi. Dès que je passe devant, j’en parle à maman. On passe devant tous les jours car c’est sur le chemin de l’école…

Maman t’a demandé de passer du temps tout seul avec moi. ça a marché cinq fois. On ne voulait pas vraiment au départ, ni toi, ni moi, mais on est tous les deux rentrés ravis, à chaque fois : on est allé au zoo, on a fait du toboggan, on a fait du vélo, jamais plus d’une heure trente ou deux heures mais je me rappelle de tout.

De plus en plus souvent tu dis que je suis bizarre. Mais c’est moi qui me sens de plus en plus bizarre quand tu es là, je tape, je crie, je pleure beaucoup plus.

Quelques dimanches après-midis nous sommes allés à la plage tous les trois. C’est un rituel. Quand ton plat de poisson est servi sur la table basse de notre QG je viens toujours m’assoir à côté de toi et tu me découpes délicatement des morceaux. Quand je vais tout seul à la plage avec maman on ne commande pas de poisson.

On a fait trois week-ends en famille, mais il y en a deux où tu étais en séminaire toute la journée. Avec Maman on s’est bien amusé dans la piscine. A l’heure où tu finissais moi j’étais entrain de me coucher. Mais un dimanche on est resté et on a fait un concours de foot avec les autres familles, j’ai beaucoup rigolé. Pas autant que la fois où on a joué à cache-cache dans la maison !

La korité, la tabaski, ton anniversaire, mon anniversaire, la fête de l’indépendance, je n’ai passé aucune fête avec toi. Heureusement le jour de Noël tu es resté 1 heure le matin avec nous pour ouvrir les cadeaux. Le Père Noël c’est mon héros, j’en parle tous les jours, même si on est en juin maintenant. Des fois je porte les cravates qu’il t’a apporté.

Maman m’a parlé des vacances d’été mais elle ne m’a rien dit sur toi, ni si tu serais là. En fait je crois qu’elle n’en sait rien puisque tu n’as rien dit, rien proposé.

Les papas de mes copains sont là. Ils mettent des photos d’eux deux en t-shirts de foot sur Facebook, ils vont faire du cheval ensemble ou nous font sauter tous en même temps sur leurs épaules. Maman m’a expliqué que certains enfants ne voyait jamais leur papa et qu’il fallait qu’on profite bien de toi quand tu étais là.

A l’école on a préparé un drôlement joli cadeau, mais tu ne seras pas là. Pourtant je fais parti de ceux qui récitent le mieux le poème que l’on a appris pour la fête des pères.

Quand on aime on ne compte pas.

Mais tu sais papa à la fin on compte quand même sur les choses qui comptent…

J’ai deux ans et demi aujourd’hui. Bientôt j’aurai 10 ans, 20 ans, 40 ans, que restera-t-il de nous deux, papa ?

Bonne fête papa !

 

 

Fleur

Ils s’étaient rencontrés quatre jours auparavant. Dans ce fin fond du bout de l’Afrique.

Elle n’aurait pas du être là.

Lui non plus.

En tout cas pas à cet instant ni dans ce lieu précis. Improbable.

Quand on leur parle de destin, aujourd’hui encore, tous les deux sourient.

La foudre avait déjà frappé. Ensuite tout était allé vite. Des regards complices, des paroles qui virent aux éclats de rire, des doigts qui se cherchent à la lueur d’un feu de camp, des soirées qui se prolongent sous les étoiles. Plus personne autour d’eux et temps qui suspend sa course folle. Naturellement. Evidemment.

Au bout de deux heures déjà elle savait qu’ici elle avait mis les pieds chez elle. A des milliers de kilomètres de son chez elle. A des années lumières de son univers.

Lui avait donné un sens à toute sa vie, à son retour auprès de sa famille ici après quelques années à se chercher à Dakar. S’il n’avait pas été là, comment l’aurait-il rencontrée ?

Au bout de trois heures, les plus observateurs du village avaient déjà remarqué que ces deux-là, on ne les sépareraient pas comme ça…

Magie ou bizarrerie de l’alchimie humaine ?

Elle avait frissonné contre son torse, à quelques mètres d’une vache venue s’abreuver. Il l’avait demandé en mariage le lendemain au pied d’un poteau de foot. Elle n’avait rien répondu. Elle n’avait pas compris qu’il était parfaitement sérieux et sûr de son choix. Elle s’était contentée de fermer les yeux et d’inspirer profondément l’air de la nuit, hermétique à ce qui avait bien pu arriver avant ou à ce qui les attendrait demain. Vivre le temps présent.

Le lendemain elle découvrait absente les secrets de fabrication des fameux jus de bissap et de bouye si célèbres au Sénégal. Elle rangeait dans son sac à malice les fleurs de coton et de kapokier, les quelques pierres et écorces ramassées en route, mais elle tournait très, trop souvent la tête vers le chemin. Le revoir…

Même si il lui semblait qu’il était parti une éternité, il ne tarda pas à arriver. Une petite fleur de bougainvillier à la main. Si fragile, mais plus forte que tous les mots du monde. Je t’aime, tu m’as manqué, j’ai pensé à toi, tu es belle… Ici on n’offre pas de fleurs aux femmes. Mais pour elle, qui venait de si loin, avec sa peau si claire, qui s’extasiait devant toutes les choses de la nature, il s’était dit qu’elle apprécierait sans doute. Un large sourire, accompagné d’un regard timide, pour ne pas dire pudique, et une fleur tendue. Un sincère merci, le cœur tambourinant et la gerbe vite accrochée dans son fichu.

Demain elle repartirait loin. Très loin. Quelque part où lui, qui aurait pourtant pu partir lui cueillir la lune, n’était pas autorisé à aller.

Une vague histoire de papiers…

Comme si l’amour qui chamboule tout sur son passage en avait quelque chose à faire des papiers, si ce ne sont ceux qui conservent entre deux pages d’herbiers les fleurs de bougainvilliers et les souvenirs que l’on n’oublie jamais !

 

312

C’était ma participation au projet 52 de Ma’ sur le thème « fleur ». Toutes les autres sont réunies ici.

Comme des petits pains

chauffe-coeur-et-chausson-katia-1Il était évident que si ça tournait dans ma tête, d’autres devaient aussi se poser des questions… Le sujet est pour l’instant tranché de mon côté pour les raisons que j’évoquais ici.

Pour d’autres les questions sont devenues de tendres preuves d’amour, un peu d’urine sur des bouts de plastique, de jolis ventres qui s’arrondissent timidement ou allègrement, des annonces qui font un peu moins sauter au plafond que les premières mais drôlement sourire tout de même !

Voilà. Nous sommes entourés de grossesse. Il fallait s’y attendre. D’autant que nous sommes entourés de parents avec des premiers enfants du même âge que Michoco…

Comme des petits pains, la seconde fournée est prévue pour mai, juin, juillet, août, septembre. Ils se sont donnés rendez-vous ou quoi ?!

Michoco a bien compris le concept du bébé dans le ventre : il soulève le T-shirt de tout le monde en demandant où sont les bébés ; ça fait bien rire les femmes enceintes, un peu moins les papis ou les petites filles qui n’ont pas franchement envie de montrer leur nombril…

Et puis le voir si complice avec bébé Sékou, un des derniers nés du village, que d’émotions… Alors quand il cherche un bébé sous mon t-shirt, j’ai un petit pincement au cœur.

Je ne sais pas si c’est parce que je suis l’aînée, si c’est parce que j’ai aimé avoir une sœur et un frère, mais j’espère que Michoco aura lui aussi cette chance-là.

Un jour…

Pour cette fournée, on passe notre tour !

 

ça va devenir une tradition sur cette thématique… la photo de ces adorables chaussons roses viennent, comme mon précédent article sur le deuxième enfant, du blog de Panaka62 qui justement en a deux, elle… Jamais deux sans trois ?! (mais trois quoi ? trois articles chez petite yaye ou trois bébés chez panaka ?! lol).

mille et un bisous

bisou ecureuil

Des bisous, il y en a de toutes sortes et surtout pour tous les goûts !

Chez nous il y a :

les bisous classiques

les bisous dans le cou

les bisous de partout

les bisous smack : on fait bien claquer le bruit du bisou

les bisous prout : pareil que les smack mais avec le bruit des prouts

les bisous esquimaux (rebaptisés bisous clown par Michoco) : on s’embrasse en remuant le bout du nez contre celui de l’autre

les bisous papillons : les cils papillonnent et s’embrassent

les bisous poisson : bab bab bab

les bisous éléphants : la pointe du doigt comme une trompe d’éléphant vient s’agiter sur le nez, la bouche de l’être à embrasser

les bisous lapinou : les joues aspirées pour créer une bouche de lapin

les bisous cocotte : qui picorent la partie à embrasser

les bisous cul-de-poule : la bouche pincée bien en avant

les bisous baveux : qui dégoulinent de baaaaaaave

les bisous de papi : qui aspirent toute l’oreille et mélangent bisous smack et bisous baveux

les bisous vent : on vient souffler comme une caresse sur la partie à embrasser

les bisous des africains : comme une bise mais ce sont les côtés des crânes qui se touchent

les bisous de cheveux : que c’est doux de venir chatouiller la joue, le ventre, le cou, les pieds avec la pointe des cheveux !

les big bisous : Carlos, ça ne vous rappelle rien ?!

les bisous amoureux : mais ça c’est réservé aux amoureux !

les bisous petons : les doigts de pieds s’approchent pour se faire un bisou

les bisous secrets : de tout petits bisous glissés dans le creux de l’oreille comme des secrets

les bisous volés : furtifs mais si jouissifs !

les bisous mitraillette : des rafales de bisous en veux-tu en voilà…

les bisous mobylette : brrrrrrrr, moteur allumé, c’est la vibration des lèvres qui vient chatouiller la partie à embrasser

les bisous garde à vous : se mettre au garde à vous avant de donner/recevoir un bisou

les bisous les yeux fermés : encore plus doux à donner ou recevoir

les bisous barbichette : je te tiens, tu me tiens… au lieu d’une tapette, on fait un bisou !

les bisous renifleurs : avant de faire un bisou, on vient renifler bruyamment la zonne à embrasser

les bisous qui piquent : réservés aux papas ou aux femmes à barbe

les bisous garou : qui arrivent sur vous à pas de loup

les bisous escargot : au moment de faire le bisou, sortir la langue et bien faire dégouliner !

les bisous aspirateur : on embrasse et on aspiiiiiire !

les bisous musicaux : là on l’on a placé sa bouche pour embrasser, on entonne une chanson

les bisous cajolins : les joues se font des bisous

les bisous jean-qui-rit ! on fait la moue, on fait un bisou, on sourit, etc…

les bisous spaghettis : la belle et le clochard, ça vous rappelle quelque chose ?

les bisous popotin : dandiner ses fesses contre celles à qui vous voulez en faire un

les bisous à mémé : les lèvres rentrées comme si on n’avait plus de dents

les bisous coucou : on cache son visage entre ses mains et en les ouvrant on sort un bisou, comme un coucou d’horloge

les bisous des genoux : que s’est drôle d’essayer de se toucher les genoux !

les bisous gourmands : à croquer…

les bisous planquette : caché sous la couette ou sous la serviette, on sort de sa cachette

les bisous furax : en cas de grosse colère, débouler furieux vers l’être à embrasser et lui sauter au cou/le serrer dans ses bras pour l’envahir de bisous

les bisous chaton : s’approcher de la partie à embrasser en miaulant

et bien d’autres bisous…

 

Et vous, vous aimez les bisous ? vous jouez à vous faire des bisous ? Quel est votre bisou préféré ?

 

 

poésie mathématique

20150210_100204_resizedDéjà que quand Grand choco m’a abordée pour la première fois j’étais entrain de penser à Dieu… Oui, je sais je suis comme ça, quand je marche dans une rue au fin fond du monde, je pense à Dieu !!! Et alors ??!

En plus que Michoco est né le jour de la fin du monde / nouveau monde annoncé depuis des millénaires par les Incas/Mayas, un jour de solstice en plus au cas où les prêtresses druidiques voudraient s’en mêler…

Mais voilà que l’autre jour, en jouant avec les chiffres, j’ai fait une découverte mathématiques encore plus cosmique !!

Notre date de rencontre :                                     11   .    02   .   2010

Toi + moi = 2                                                        1     +   1    =        2

…                                                                           ↓          ↓              ↓

Puis 3 ! (date de naissance de Michoco) :            21   .   12   .   2012

Bien sûr en triturant les chiffres on finit toujours par trouver quelque chose, mais avouez que je n’ai pas trituré longtemps ?!

En tout cas pas autant que pour tomber sur ces résultats :

HeartCurves_801

(source : Mathworld)

Pour vous, c’est bizarre ? un pur hasard ? mystique ? Ou alors vous n’avez absolument rien compris à ce que j’ai raconté ?!

Moi je trouve que les maths sont drôlement poétiques dans cette drôle d’aventure qui a commencé il y 5 ans tout pile ;-)

Merci Père Noël :)

Je me disais bien que ça vaudrait la peine un jour de continuer à croire au Père Noël…

Pour Noël, et malgré mes harcèlements hystériques insistances bienveillantes mais fermes et répétées et ce depuis début décembre auprès de Grand Choco pour qu’il pense à me préparer un petit cadeau de Noël, rien, nada…

Je lui ai bien expliqué et réexpliqué le concept, que ce n’était pas la peine de dépenser une fortune, qu’une petite surprise suffisait ; je lui ai rappelé le plaisir qu’il a à chaque fois à ouvrir les cadeaux que je lui fais, lui qui ne reçoit jamais de cadeaux de la part de personne ; je lui ai raconté nos Noëls précédents, ceux de mon enfance, celui qu’on a passé avec ma famille ; je l’ai impliqué dans la préparation des cadeaux pour Michoco, mais ça n’a pas dû suffire puisque le jour J au moment de déballer les cadeaux il n’avait rien à m’offrir…

Encore cette histoire de culture, il faut croire, mais ça me sort par les yeux et par les trous de nez car quand on a un(e) chéri(e) d’une autre culture on essaie de faire des efforts pour lui faire plaisir au moins une fois dans l’année (bon allez… trois avec mon anniversaire et la Saint-Valentin ;-)

Heureusement j’avais réussi à transmettre au Père Noël mon adresse sénégalaise et un petit lutin (ou plutôt un couple de vieux lutins, grands-parents d’un petit lutin qui est dans la même classe que Michoco !!) était venu m’apporter des petits paquets pour mettre sous le sapin : un de mes parents, un de ma soeurette chérie d’amour (dont je vous reparle bientôt) et un fait de moi-même à moi-même !

C’est un peu triste de penser à préparer des petites surprises pour tout le monde et qu’on ne pense pas à vous, alors que vous êtes un peu seule au monde, au fin fond du bout du monde… Bref, je suis un peu habituée à la chose donc je ne me suis pas laissée trop envahir par ce malheureux oubli. Michoco était tellement aux anges avec sa draisienne et ses duplo que c’était vite oublié.

Grand Choco a reçu de super cadeaux : des cravates des Galerie Lafayette. Il était content car c’est le top du top dans l’esprit sénégalais de s’habiller aux Galeries Lafayette de Paris ! ça va donc lui permettre de crâner auprès de ses confrères qui lui demandent souvent si ses costumes viennent des Galerie Lafayette, maintenant il pourra montrer la preuve par l’étiquette de ses cravates !!!

Donc oui il avait un cadeau pour moi, mais il était dans une valise, il l’avait oublié, et il me le donnerait plus tard.

De demain en demain, presque un mois après, mon cadeau, finalement, et après des relances quotidiennes et de plus en plus insistantes est enfin arrivé !

Il a été oublié dans une valise, laissé au fin fond du bout du monde, ramené dans une voiture fantôme qui avait volé les bagages, puis qui est retournée au fin fond du bout du monde avec le cadeau retrouvé, retour à la case départ… je n’ai pas eu droit aux extraterrestres ou enchantements mystiques autour de mon cadeau pour qu’il ne me parvienne jamais…

Mais sans vouloir passer pour une quiche, je soupçonne tout de même Grand Choco d’être allé acheter mon cadeau hier…

cadeau de grand chocoJe suis bonne joueuse puisqu’au final petite victoire : j’ai reçu mon cadeau !

Dommage qu’il n’est pas plus souvent l’idée de me faire des cadeaux, il choisit super bien !

Bonne taille, bon modèle, bonne couleur, rien à redire, si ce n’est le délai de livraison…

Une petite robe Mango (dans laquelle je me suis étonnée moi-même à rentrer dedans comme un gant car habituellement je ressors de ce magasin complètement déprimée…) et un pendentif cœur en or et diamant adorable et surtout pas trop bling bling comme raffolent certaines sénégalaises qui aurait pu très mal le conseiller.

20/20 !

Pour le taquiner (et me rassurer car ça m’aurait un peu fait flipper de me balader avec un vrai diamant de cette taille autour du cou !), je lui ai demandé si c’était un vrai diamant. Pas d’inquiétude, il m’a confirmé avec la juste dose d’humour qu’il s’agit bien d’un « vrai faux » diamant !

Et en plus il était tout excité de me l’offrir et super content de voir qu’il a réussi à me faire plaisir ! Peut-être le début du commencement d’une étincelle de déclic… (l’espoir fait vivre !)

Si vous croisez Grand Choco, dites-lui que pour nos 5 ans (qui tombent autour de la Saint-Valentin) je voudrais une bague, une journée avec lui au spa, une semaine de vacances sur une île paradisiaque rien que nous deux + une semaine de vacances à trois, et dîtes-lui aussi qu’il me doit toujours : un lit en cadeau des mes anniversaires 2012, 2013 et 2014, une vingtaine de bouquets de fleurs juste pour le plaisir et un bijou promis à l’occasion de la naissance de Michoco il y a deux ans, plus des surprises pour tous les Noëls ratés bien sûr et j’allais oublié… trois jolis boubous pour les Tabaski 2012, 13 et 14…

Peut-être que pour tout ça il vaut mieux que je m’adresse directement au Père Noël, non ?!

 

Poésie du soir

20141223_184025_resizedEntre l’heure où s’allume le premier lampadaire et celle où la lune est la principale source de lumière dans notre rue, il y a le repas que l’on prépare ensemble, l’histoire du soir le temps que le dîner refroidisse un peu, le moment de manger qui commence toujours un peu mal car c’est si dur de devoir abandonner les livres, l’heure du bain, chaud, chantant, rempli de mousse, de bulles ou de sauvetage de playmobils et un tout petit moment câlin à la sortie du bain, où michoco est lové dans mes bras, enrubanné dans sa serviette de toilettes, mon toujours tout petit, tout chaud et tout humide. C’est juste avant de l’emmener dans sa chambre pour le pyjama et le dodo et ça dure quelques secondes, juste le temps d’un séchage de petit homme…

Petit moment câlin pour se dire des choses que l’on n’a pas toujours pris le temps de se dire dans la journée.

Souvent ce sont des mots doux, des bisous, parfois des chatouilles ou des « je fais le tour de la maison », des découvertes des parties du corps, le sien, en miroir le mien, des comptines, parfois aussi la réponse à certaines questions ou malentendus de la journée. C’est un moment rien qu’à nous que Michoco s’approprie de plus en plus, je soupçonne que c’est entre autre pour retarder d’autant l’heure du coucher…

Ce soir, c’était une conversation un peu surréaliste… une poésie à deux voix…

– J’ai passé une bonne journée aujourd’hui. On s’est bien amusé et tu sais, je suis drôlement contente d’être ta maman, ça me rend très heureuse !

– Merci maman. Toi tu es ma maman à moi.

– Oui je suis ta maman et toi tu es mon fils !

– fils ! fil… ficelle !

– oui c’est ça tu es ma petite ficelle !

– Ficelle. C’est doux ça maman.

– Une petite ficelle, pour toujours accrochée à mon cœur.

– J’aime

Bonne nuit les amis !

ma maman a 37 ans…

bougieanniv

 

Quand j’avais 9 ans, elle en avait 37.

Depuis les années passent, je grandis, je vieillis même. Elle aussi. Mais pour moi, elle a toujours 37 ans…

Quand je la vois, je redeviens une petite fille qui regarde sa maman comme si c’était la plus belle maman du monde entier, la seule, l’unique !

Je me souviens les cartes de fête des mères préparées avec soin, les petits mots d’amour laissés sur la table, les fleurs de pissenlis dans un verre à moutarde. C’était hier.

Elle avait les cheveux courts. Et moi aussi. Ne me demandez pas pourquoi mon fiston a une coupe d’iroquois, tout ça c’est une histoire de mini-moi…

J’avais toujours des jupes en matière jogging, des hauts en coton quand toutes les barbies de ma classe étaient en dentelles et en froufrous. Des vêtements pratiques, confortables, plus qu’élégants, et voilà que je suis la première à habiller mon garçon « à l’aise » car on n’est jamais aussi beau que lorsque l’on se sent bien dans sa peau… et libre aussi !

Sa colère, son mal-être, son trop-plein on le reverse malheureusement contre ceux que l’on aime le plus. Peut-être parce que ce sont ces personnes qui vous en voudront le moins ? Peut-être parce que ce sont ces personnes qui vous ont appris à ne pas tout garder en vous. Que c’est injuste d’être maman…

Je me suis souvent exaspérée qu’elle ait toujours un train de retard, sur les tampons hygiéniques, les garçons, les déménagements, mais c’est elle qui m’a fait ce cadeau de billet de train d’avance, de cette capacité à avoir confiance en moi, à ne pas attendre des autres. Au lieu de m’énerver, j’aurais du lui dire merci ! J’essaierai d’y penser la prochaine fois, même si je n’y arriverai pas toujours…

Quand elle allait mal, je n’ai pas compris, ou bien j’ai trop compris. Je n’avais plus 9 ans, j’en avais 15, l’âge où c’est trop révoltant de comprendre que le bonheur ce n’est ni gagné ni acquis. J’ai voulu prendre tous ses problèmes et les enfouir en moi pour qu’elle ait 37 ans à nouveau et que j’ai 9 ans pour toujours. Que les enfants sont à fleur de peau sur les émotions de leurs parents…

J’aimerai plus vous parler d’elle, mais vous parler d’elle revient à vous parler de moi et vous parler de moi à vous parler d’elle. Encore cette histoire de mini moi… Et puis au fond je la connais tellement bien que je ne la connais pas tant que ça… On se côtoie. Pudiquement. Voilà que je ne sais même plus par quel bout commencer…

En ce moment ça ne va pas très fort, elle ne m’a rien dit, je ne sais pas si c’est ce nouveau chiffre tout rond, cette tiroïde, le poids de ces fêtes kilométriques ou autre chose, mais à tout âge les mamans sourient et les mini-moi sont de sacrés drôles d’éponge… ainsi va la vie.

Aujourd’hui elle a 60 ans. Pour sa maman à elle, elle a peut-être toujours 9 ans, pour son petit-fils elle aura peut-être toujours 60 ans, mais pour moi elle a toujours 37 ans !

Bonne anniversaire ma maman chérie d’amour que j’aime tant !

Je t’aime d’un amour infini, plus grand et plus doux que tous les pétales de fleurs de la terre entière réunis !

 

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