Mon père, ce héros !

C’est devenu un rituel chez nous depuis la rentrée : regarder un dessin animé le samedi matin, histoire de trainer un peu sous la couette (j’avoue tout : je mets la clim à fond juste pour pouvoir me mettre sous la couette !).

Au programme :

Baloo-Mowgli

Le livre de la Jungle

Po&Mr_Ping

Kung Fu Panda

roi-lion

Le roi Lion

némo-et-marins

Le monde de Némo

 

Et une question très pertinente de Michoco : « Elle est où sa maman ? »

Ben oui c’est vrai ça, elles sont où les mamans ??

Simba a bien une mère, mais entre nous, on la voit juste 2 minutes en début de film et puis sérieusement : qui se souvient de son prénom ??? Personne ! Quel est son rôle dans l’histoire à part enfanter ?

Les psychologues de comptoir m’éclaireront sûrement sur mes choix subconscients mais en un mois nous n’avons vu que des dessins animés avec des figures paternelles fortes (que ce soit un père biologique ou un père adoptif ou symbolique).

Rassurez-moi : ces dessins animés sont tout de même de grands classiques, non ? ce n’est pas moi qui cherche la petite bête ou qui fait exprès ?!

Pas de méchantes belles-mères en vue comme dans cendrillon ou blanche-neige, mais des pères courageaux, merveilleux qui élèvent seuls leurs enfants, leur apprennent la vie, prennent soin d’eux, partent à leur secours au péril de leur vie, acceptent de laisser partir leur petits pour qu’ils deviennent à leur tour… des hommes.

Quelque part, heureusement que les dessins animés existent pour fantasmer ! Mais j’avoue redécouvrir ces dessins animés sous un regard totalement nouveau…

Un conseil de dessin animé pour notre séance cocooning de samedi prochain ?!

 

Quand on aime, on compte quand même, papa…

Voilà.

Un an. 367 jours pour être précis.

Avec maman, on t’avait écrit une lettre l’année passée.

On l’avait entourée d’un joli ruban.

On l’avait accompagné d’un cadeau : un short et une chemisette, histoire que tu aies envie le week-end de poser ton costume-cravate et venir passer de bons moments avec nous.

Tu l’as à peine lu. Le téléphone a interrompu ta lecture et tu es passé à autre chose.

Et elle n’a eu aucun effet sur toi, sur nous. Si ce n’est quelques intentions avortées. Des bonnes intention tu en as souvent, mais elles sont vite rattrapées par la réalité.

Je t’avais fait un joli dessin aussi. T’en rappelles-tu ?

En un an, tu as passé 135 jours avec nous, 1 tiers de ton/notre temps.

Quand tu n’es pas là, je me préoccupe toujours de savoir où tu es, avec quel véhicule tu es parti et quelle valise tu as prise.

135 jours dans la balance ça ne pèse pas bien lourd, mais si en plus, quand tu es là, tu n’es pas là…

Tu m’as emmené 3 fois à l’école, le jour de la rentrée, un jour où maman était malade et un autre jour où vous êtes venus tous les deux avec maman.

J’étais fier que tu viennes me voir au carnaval. J’étais le plus beau pompier de l’école.

Sinon sur les 135 jours j’ai dû prendre mon petit déjeuner avec toi une quinzaine de fois, les autres jours quand je partais de la maison tu étais encore couché. Le week-end aussi tu dors.

Le soir tu as dû être là une vingtaine de fois au moment où je m’endormais. Le reste du temps tu es toujours arrivé après, mais maman m’a expliqué que tu venais me faire un bisou dans mon sommeil. En réalité, c’est arrivé 2 fois dans l’année.

Un jour tu m’as lu une histoire, j’ai aimé. Tu ne m’as jamais fait prendre mon bain. Je me suis assis quelques fois sur ton tapis de prière.

On a pris le repas de midi 4 fois ensemble dans l’année. Le dîner jamais, mais une fois tu m’as donné à manger mon repas du soir.

On avait voulu te faire une surprise avec maman et te rejoindre un midi dans un restaurant, mais nous sommes arrivés trop tard, tu étais déjà parti. Depuis je veux toujours aller dans ce restaurant avec toi. Dès que je passe devant, j’en parle à maman. On passe devant tous les jours car c’est sur le chemin de l’école…

Maman t’a demandé de passer du temps tout seul avec moi. ça a marché cinq fois. On ne voulait pas vraiment au départ, ni toi, ni moi, mais on est tous les deux rentrés ravis, à chaque fois : on est allé au zoo, on a fait du toboggan, on a fait du vélo, jamais plus d’une heure trente ou deux heures mais je me rappelle de tout.

De plus en plus souvent tu dis que je suis bizarre. Mais c’est moi qui me sens de plus en plus bizarre quand tu es là, je tape, je crie, je pleure beaucoup plus.

Quelques dimanches après-midis nous sommes allés à la plage tous les trois. C’est un rituel. Quand ton plat de poisson est servi sur la table basse de notre QG je viens toujours m’assoir à côté de toi et tu me découpes délicatement des morceaux. Quand je vais tout seul à la plage avec maman on ne commande pas de poisson.

On a fait trois week-ends en famille, mais il y en a deux où tu étais en séminaire toute la journée. Avec Maman on s’est bien amusé dans la piscine. A l’heure où tu finissais moi j’étais entrain de me coucher. Mais un dimanche on est resté et on a fait un concours de foot avec les autres familles, j’ai beaucoup rigolé. Pas autant que la fois où on a joué à cache-cache dans la maison !

La korité, la tabaski, ton anniversaire, mon anniversaire, la fête de l’indépendance, je n’ai passé aucune fête avec toi. Heureusement le jour de Noël tu es resté 1 heure le matin avec nous pour ouvrir les cadeaux. Le Père Noël c’est mon héros, j’en parle tous les jours, même si on est en juin maintenant. Des fois je porte les cravates qu’il t’a apporté.

Maman m’a parlé des vacances d’été mais elle ne m’a rien dit sur toi, ni si tu serais là. En fait je crois qu’elle n’en sait rien puisque tu n’as rien dit, rien proposé.

Les papas de mes copains sont là. Ils mettent des photos d’eux deux en t-shirts de foot sur Facebook, ils vont faire du cheval ensemble ou nous font sauter tous en même temps sur leurs épaules. Maman m’a expliqué que certains enfants ne voyait jamais leur papa et qu’il fallait qu’on profite bien de toi quand tu étais là.

A l’école on a préparé un drôlement joli cadeau, mais tu ne seras pas là. Pourtant je fais parti de ceux qui récitent le mieux le poème que l’on a appris pour la fête des pères.

Quand on aime on ne compte pas.

Mais tu sais papa à la fin on compte quand même sur les choses qui comptent…

J’ai deux ans et demi aujourd’hui. Bientôt j’aurai 10 ans, 20 ans, 40 ans, que restera-t-il de nous deux, papa ?

Bonne fête papa !

 

 

Vider son sac et repartir sur de meilleures bases !

Une semaine.

Il m’aura fallu une semaine avant de pouvoir ouvrir une nouvelle page blanche de petite yaye.

Il y a certains articles qui vous laissent des marques. Celui sur le sommeil de Michoco n’était pas anodin. Ecrit sur le vif, il m’a permis de me décharger d’un trop plein. Il m’a permis aussi de recueillir d’adorables messages que je n’attendais pas mais qui m’ont fait me sentir vraiment moins seule. Quelle bouffée de courage… Merci !

Le soir même de l’article, Michoco a dormi d’une traite, pour ne se réveiller que le matin une fois le jour bien entamé ! J’ai déchargé mon sac et j’ai pu ainsi le coucher plus sereine, ne pas lui transmettre, sans le vouloir, une partie du poids de mes propres angoisses.

Je suis contente car j’ai aussi réussi à partager mon problème avec Grand Choco. Il revient d’un long voyage à l’étranger où il était seul. C’est donc frais et dispo qu’il m’a entendu. Quand il est trop pris par son travail, ses soucis, sa fatigue, le million de personnes qui le sollicite, c’est impensable… mais là, il est intervenu pour poser quelques limites, pour me soulager aussi. Pour Michoco c’est important de sentir qu’on est deux et qu’on est sur la même longueur d’onde. Pour moi aussi !

Samedi soir, je les ai un peu mis devant le fait accompli, mais ils ont joué le jeu, et puis si je les avais prévenu trop à l’avance Grand Choco aurait trouvé un imprévu impératif dans son planning… : je les ai laissé tous les deux ! Grand choco a joué, fait mangé, lavé, couché Michoco. ça va peut-être vous sembler bête mais en deux ans et 3 mois c’était la première fois… La première fois qu’il s’est occupé 4 heures de suite de son fils ; la première fois qu’il a accepté de gérer des impératifs de la journée : manger, se laver, dormir.

Et moi j’étais au cinéma, bien en avance, pour ne surtout pas rater le très demandé Timbuktu (merci le tout nouveau cinéma numérique de l’institut français qui nous permet de pouvoir découvrir les films bien plus tôt qu’avant !).

Depuis dimanche, Michoco ne s’endort plus l’après-midi. Je lui impose un temps calme d’une heure où il reste dans son lit pendant que je m’allonge moi aussi. Au delà de cette heure-là, s’il ne s’est pas endormi, je n’insiste pas. Du coup le soir il s’endort très tôt et sans souci, et il fait le tour du cadran voire plus. En fait il dort le même temps, mais c’est beaucoup moins stressant pour lui comme pour moi. Moins de conflits, de frustrations, de sentiments d’échec ou d’incompréhension.

Bon hier soir il était tellement claqué qu’il est parti se coucher à 18h55 avec 2 cuillères de soupe dans le ventre et sans prendre de bain… pas sûre que si je le mets dans une voiture dans l’après-midi, il ne sombre pas dans un profond sommeil, mais on va continuer à se chercher/observer/essayer…

20150401_083942_20150401084259770Il est trop tôt pour vous dire si on arrête les siestes auxquelles je tenais tant, qui lui faisaient du bien et qui me permettaient de poursuivre mon travail l’après-midi. Je ne sais pas si il est entrain de changer de rythme ou si c’est une période, si je fais bien ou mal, et de là à savoir ce que nous ferons dans quelques semaines… mais aujourd’hui, 7 jours après de chaudes larmes qui roulaient sur nos joues, on se porte mieux vis à vis du sommeil !

 

Comme des petits pains

chauffe-coeur-et-chausson-katia-1Il était évident que si ça tournait dans ma tête, d’autres devaient aussi se poser des questions… Le sujet est pour l’instant tranché de mon côté pour les raisons que j’évoquais ici.

Pour d’autres les questions sont devenues de tendres preuves d’amour, un peu d’urine sur des bouts de plastique, de jolis ventres qui s’arrondissent timidement ou allègrement, des annonces qui font un peu moins sauter au plafond que les premières mais drôlement sourire tout de même !

Voilà. Nous sommes entourés de grossesse. Il fallait s’y attendre. D’autant que nous sommes entourés de parents avec des premiers enfants du même âge que Michoco…

Comme des petits pains, la seconde fournée est prévue pour mai, juin, juillet, août, septembre. Ils se sont donnés rendez-vous ou quoi ?!

Michoco a bien compris le concept du bébé dans le ventre : il soulève le T-shirt de tout le monde en demandant où sont les bébés ; ça fait bien rire les femmes enceintes, un peu moins les papis ou les petites filles qui n’ont pas franchement envie de montrer leur nombril…

Et puis le voir si complice avec bébé Sékou, un des derniers nés du village, que d’émotions… Alors quand il cherche un bébé sous mon t-shirt, j’ai un petit pincement au cœur.

Je ne sais pas si c’est parce que je suis l’aînée, si c’est parce que j’ai aimé avoir une sœur et un frère, mais j’espère que Michoco aura lui aussi cette chance-là.

Un jour…

Pour cette fournée, on passe notre tour !

 

ça va devenir une tradition sur cette thématique… la photo de ces adorables chaussons roses viennent, comme mon précédent article sur le deuxième enfant, du blog de Panaka62 qui justement en a deux, elle… Jamais deux sans trois ?! (mais trois quoi ? trois articles chez petite yaye ou trois bébés chez panaka ?! lol).

En prendre… et en laisser !

blablaEn matière de maternité, les mêmes mots ne signifient pas la même chose pour tout le monde. Mieux vaut donc ne pas trop prendre les mots des autres au pied de la lettre !

Un parent sera tout fier d’annoncer que son bébé fait ses nuits alors qu’il dort seulement 5 heures de suite ; avec 7 ou 8 heures d’affilées d’autres seront désespérés qu’il ne fasse pas ses nuits… D’autres encore diront qu’il fait ses nuits alors que l’enfant se réveille en cododo 4 ou 5 fois dans la nuit…

Ici avec les Dakarois, j’ai encore plus l’impression qu’on ne parle pas la même maternité. « Moi aussi le mien se couche à 20h » Le 20 heures veut en fait dire entre 20h et 22h, ou alors que c’est après 20 heures qu’on envisage l’idée de commencer à penser à préparer l’enfant à se coucher ! ça n’a plus trop rien à voir avec Mon 19h30 qui signifie « couché et on n’y revient plus » entre 19h28 et 19h35 !

« Surtout ne pas l’habituer aux bras » m’a-t-on répété 5 fois dans une famille où le nourrisson passait 20 heures sur 24 dans les bras de la nounou, la grand-mère, la tante, l’oncle, le grand frère, la femme de ménage, la voisine !!!

En matière d’allaitement des mamans donnent le sein une fois par jour, le reste en biberon, et se ventent d’allaiter, d’adorer ça et de ne pas être du tout fatiguée. Ah oui, en effet comme ça je comprends mieux ! Mais ça n’a pas grand chose à voir avec la maman qui donne 8-12-15 tétées par jour et ne peut se décharger de son enfant ne serait-ce qu’une petite heure…

« Oui il ne prend que le sein » m’a dit un jour une maman en enfournant dans le bec du cérélac à son bébé de 5 mois. Le sein + des biberons + de l’eau + du cérélac donc !

J’ai du coup vite appris à me faire préciser dans le détail le contenu des affirmations qui me déstabilisait au début avant de prendre tout au pied de la lettre et nous comparer, voire de carrément culpabiliser, me remettre en question, me perdre…

En tant que parent (maman dans mon cas, mais je suis sûre que certains papas sur cette planète se posent aussi quelques questions !) d’un premier enfant, je pense que l’on a besoin de comparer notre petite prunelle avec les autres enfants du même âge, de jauger où on en est car on n’a pas vraiment de repères. Peut-être qu’avec les suivants aussi je n’en sais rien, mais j’imagine qu’on aborde les aspects techniques avec peut-être un peu moins de stress et de questionnements existentiels !

Bien entendu les parents plus expérimentés ont toujours quelque chose de très intéressant à raconter : moi mon premier… avec moi… non mais il ne faut surtout pas… Des fois les souvenirs s’embrouillent ou concernent des enfants d’un autre âge. Avec le temps on a aussi tendance à oublier certains détails invivables sur le moment, qui perdent en intensité ou en importance en grandissant. Ces interventions sont perturbantes pour le parent qui est déjà complètement perdu avec son tout-petit et se noie et dérive au gré des commentaires.

Sans parler des adultes qui n’ont pas d’enfant et des idées très arrêtées sur l’éducation !

Bref mieux vaut ne pas trop écouter ce qu’on raconte autour de vous et faire comme vous le sentez !
J’ai eu cette chance de recevoir des commentaires tellement aberrants que j’ai très vite pu faire le tri… J’ai eu la chance de croiser de telles différences sur ma route que j’ai vite été obligée de tracer mon propre chemin maternel en ce début de maternité si déstabilisant, fragilisant, déroutant, fatiguant, éprouvant…

Avec le recul, les gens qui se sont avérés de meilleur conseil, sont je crois ceux qui ont dû beaucoup souffrir eux-mêmes des remarques, conseils, intrusions des autres. Spéciale dédicace à ma sœurette chérie d’amour dont je retiens à vie deux conseils inestimables :

– « T’inquiête, à 18 ans il… (aura toutes ses dents, fera ses nuits, mangera proprement… adpater la phrase à votre cas) ou pas ! et alors ?! » En matière de dédramatisation, il n’y a pas mieux !

– « Mais qu’est-ce que tu as envie, toi ? » être au clair avec soi-même permet en effet de mettre en œuvre des stratégies adaptées à son besoin et celui de son bébé. Celui qui est attaché au sommeil, à l’alimentation, à la politesse, à… (adapter le mot à votre cas) de son enfant pourra alors réfléchir à quelles actions il a envie d’inscrire dans son quotidien. Cela peut paraître bizarre à certains mais NON : Nous n’avons pas tous les mêmes priorités pour nos enfants !

Chaque enfant est unique, chaque parent est unique aussi. Personne ne connaît mieux votre enfant que vous et quand bien même ce serait le cas, ils ne seront pas là pour le nourrir, coucher, consoler… et toutes vos angoisses ne les empêcheront pas de dormir sur leurs deux oreilles, eux !

Ne pas rejeter tout en bloc, certains conseils peuvent être utiles, salutaires, peuvent aider à prendre du recul ou à se positionner, mais savoir en prendre… et en laisser ! Pour rester le capitaine du bateau…

 

Pour ceux qui veulent poursuivre la minute psychologie, l’illustration vient justement d’un cours en ligne ici.

Alors, le deuxième, c’est pour quand ?

chaussons_nourrisson_panaka62

 

Si vous saviez combien de fois on m’a posé la question… Je ne compte plus. J’imagine que toutes les mamans, et surtout celles avec un petit bambin pas plus haut que trois pommes dans leurs jambes, y ont droit…

Je n’y prête plus attention. Enfin si : j’y prête attention, mais je fais la sourde oreille…

Parce que pour l’instant il n’y a pas et il n’y aura pas de deuxième enfant. Vous m’imaginez rentrer dans les détails avec tous les malheureux passants qui font l’erreur de me poser la question ??!

J’aurai bien aimé vous annoncer une bonne nouvelle, je l’avais même imaginé, rêvé. Avoir un second enfant entre les deux et les trois ans de Michoco, c’est ce que j’avais prévu dans les plans qui sont plantés dans ma tête. Je sais que ça ne fait pas partie des plans de tout le monde, mais je voyais bien les choses ainsi pour ma part, pour ma famille.

Même la nature (et les tests de grossesse faillibles) m’ont joué des tours en avril dernier (ici), mais ça n’aura pas lieu.

Sans le savoir, sans le vouloir, l’excellente blogueuse Lexie Swing a exactement résumé dans l’un de ses articles (ici) pourquoi ça n’aura pas lieu :

J’aime ce chemin que nous faisons désormais à deux, reliés par un, deux, trois enfants ou plus, encadrant et protégeant ensemble cette famille qui est la nôtre. L’égalité est là, pas dans le partage de l’aspirateur ou la capacité à faire un lit au carré, mais dans la possibilité d’être deux pour aimer, et s’entraider.

[Je la rassure, cette décision était prise avant la lecture de ses mots, elle n’a donc rien à voir de près ou de loin avec ma situation, mais il y a de ces mots qui résonnent en vous, parfois comme un miroir, parfois comme votre parfait opposé.]

Moi je n’ai pas de chemin à deux, j’ai un chemin toute seule. Et si on parle de deux, il s’agit de Michoco et moi, sûrement pas de grand choco et moi. J’encadre toute seule, je protège toute seule. L’égalité n’est pas là ni dans le partage de l’aspirateur, ni dans la capacité de faire un lit au carré, mais surtout elle n’est pas là -et c’est bien là que le bas blesse- dans la possibilité d’être deux pour s’aimer et s’entraider.

Dans ces conditions et même si pour moi, pour Michoco, je pourrais en avoir envie, je ne me vois pas inviter un autre petit bout dans ce fiasco. Parce que j’ai des mains et du courage pour sécher les larmes d’un enfant, mais pas deux. Parce qu’au premier, je pourrais toujours expliquer que je rêvais d’autre chose pour lui, que je pensais, naïvement, pouvoir faire en sorte qu’avec lui, qu’avec moi, son papa s’implique, mais comment raconter au second que je n’avais pas été avertie ?

Ce que je peux faire avec un toute seule me semble insurmontable avec deux, toute seule. D’autres l’ont fait, il y a un siècle les femmes ne se posaient sûrement pas toutes ces questions, de nos jours non plus, en Afrique notamment, et partout dans le monde, beaucoup ne se posent pas ces questions. Mais moi, avec qui je suis, mon caractère, d’où je viens, ce que j’ai vécu, je me les pose ! Et je n’ai personne pour se les poser avec moi. Enfin si, je vous ai vous, mais pas grand choco…

Nous n’avons pas de problèmes de couple au sens de la partie visible de l’iceberg puisque si on ne met pas ce sujet sur la table, on se parle bien et on réussit même à organiser une sortie familiale tous les 36 du mois. D’ailleurs pour Grand choco ce n’est pas un sujet à mettre sur la table puisqu’il n’y a pas de sujet. Il ne comprend pas de quoi je parle. Et quand je lui demande de l’aide, quand je veux l’impliquer dans quelque chose qui concerne notre famille : Il n’a pas le temps, il est occupé, il dort, il a autre chose à faire, il veut qu’on le laisse tranquille. Bref, on l’emmerde. (Quand il est là. Parce que la plupart du temps il n’est quand même pas là.)

Il n’a pas été là pour les un an de Michoco, ni pour Noël l’an passé d’ailleurs, bientôt un an et la cicatrice est toujours béante. Il n’a pas été là quand j’étais paralysée d’une jambe, quand j’étais au fond du lit avec 40 de fièvre, ni quand Michoco pleurait jour et nuit. Il n’a pas pris part à la décision de l’école de Michoco, des cadeaux de Noël de Michoco, des grandes étapes de Michoco, il ne partage pas à mes questionnements sur les attitudes à adopter pour l’éducation de Michoco, sur nos pérégrinations météorologiques non plus, sur rien de ce qui concerne notre quotidien ou notre avenir, il n’a pas de projets avec Michoco, il n’est même pas au courant que depuis toujours Michoco mange du jambon !

« Mais comprends-moi chérie ». « Oui je comprends qu’on n’est pas ta priorité mon chéri, qu’on passe toujours après les autres, le travail, les obligations, et la grand-mère du voisin de ton oncle. Oui, je comprends que ça ne t’intéresse pas. Qu’ON ne t’intéresse pas… »

C’est un peu triste, voire beaucoup, de ne pas pouvoir faire grandir sa famille. Il dit qu’il nous aime, qu’il pense à nous, qu’il ferait tout pour nous. En attendant il s’occupe surtout de lui et de lui-même.

C’est sûrement dû à beaucoup de questions culturelles, à une attente et une vision très différente de la famille, du couple, j’en conviens mais cette excuse ne suffit pas ni à sécher mes larmes, ni à taire ma colère.

Avec Michoco, je suis passée à autre chose, j’avance. Mais pourquoi faire un deuxième enfant dans ce fonctionnement qui ne me convient pas ?

Certains me diront que je suis trop exigeante, que les hommes sont ainsi. Au contraire, je crois qu’on devrait être plus exigeant aavec ce qu’on a au fond du cœur.

J’étais avec un papa de deux enfants pour le brunch ce dimanche, il était dépassé, il a fait de son mieux pour gérer la semaine d’absence de sa femme qui en temps normal s’occupe de -presque- tout, il a changé sa fille à même le carrelage du bar du resto, ça m’a fait sourire, il s’est énervé un peu vite sur son fils qui a fondu en larmes, mais il se confiait à moi sur le comportement colérique de son fils, il se projetait avec lui dans l’avenir, il se mettait aussi à la place de sa femme. Le lendemain c’est sa femme qui me reparle du bouquin d’isabelle Filiozat que j’ai conseillé à son mari, ça veut dire qu’ils en ont parlé ensemble !

Je ne regrette pas du tout d’avoir Michoco, mais rien qu’à l’idée de devoir bercer, nourrir, changer, rassurer, porter, accompagner, donner des ailes, fixer des limites, laver, soigner, éduquer, divertir un autre enfant, je sais qu’à deux ce serait oui sans réfléchir et que toute seule c’est non tout court…

 

Je ne suis pas allée plagier un site inconnu, la photo de ces adorables chaussons de nourrisson viennent d’ici : Si vous attendez un heureux évènement autour de vous (ou pas !), passez faire un saut chez Panaka62, c’est rempli d’idées ;-)

c’est l’anniversaire de mon père

tapette-a-mouchesAujourd’hui c’est l’anniversaire de mon père.

Je ne sais pas si il lira cet article car il n’a jamais parlé avec moi de mon blog. Quand c’est bien, il considère que ça ne mérite pas d’être dit. Quand c’est beau, il estime que ce n’est pas nécessaire de le faire savoir. Quand il aime, il juge que ça ne sert à rien de l’exprimer. Alors j’imagine qu’il le lira puisque pour les autres articles il n’a jamais rien dit. Si il ne le lis pas, ma mère le lui en parlera.

Bref, c’est son anniversaire et cette année je ne vais pas lui souhaiter.

Je ne vais pas lui souhaiter car depuis notre dernier passage en France au mois de juillet je ne lui adresse plus la parole.

Je ne lui adresse plus la parole car il m’a frappée avec une tapette à mouche.

Il m’a frappée avec une tapette à mouche alors que je n’avais rien fait, mais excédé par le trop-plein qu’il ne pouvait pas exprimer envers son autre fille, envers sa petite-fille et le spectacle qu’elle a perturbé, c’est moi, qui passait tranquillement par là, qui ait reçu. Devant mon fils en plus.

Il ne m’a pas blessée physiquement, mais pour moi aussi c’était la goutte d’eau de trop.

La goutte de trop à devoir encaisser qu’il dise aux voisins qu’il s’en foute qu’on vienne lui rendre visite, qu’il est mieux tout seul ; la goutte de trop à devoir supporter ses remarques sur la prétendue éducation qu’on a reçu et qu’on ne transmet pas à nos enfants. La goutte de trop après avoir passé une semaine à mettre tout en œuvre pour que tout se passe au mieux. Oui quand on a un an, deux ans, trois ans, quatre ans, on bouge, on parle, on touche à tout, c’est un peu le concept des enfants, sinon on peut tous élever des poupées, ça respecte mieux les consignes une poupée, ça ne cause pas de soucis, mais ça donne moins d’amour qu’un enfant ! Alors on fait comme on peut, on y met tout notre cœur et on ne s’en sort pas trop mal.

Papa je te parlerai avec plaisir quand tu t’excuseras.

Juste un pardon, un simple pardon pour me dire que ton geste a dépassé ta pensée.

Je ne te demande même pas de me dire je t’aime, même si tu ne me l’as jamais dit.

Je ne te demande même pas de me prendre dans tes bras tendrement, même si tu ne l’as jamais fait.

La moindre des choses quand on fait une erreur est de s’excuser et essayer de ne pas blesser les gens.

De mon enfance, j’ai retenu cette leçon et je l’applique dans ma vie, je tente aussi de la transmettre à mon garçon.

Ton geste m’a blessée.

Tu rodes comme un lion en cage derrière l’écran Skype quand je parle avec maman, tu ne dois pas trop savoir comment t’y prendre. J’imagine que ça doit te rendre triste car j’ai vu ta gorge nouée quand la porte de la voiture s’est refermée sur notre départ.

Alors voici le mode d’emploi en guise de cadeau d’anniversaire :

Tu peux écrire un commentaire à la fin de cet article, prendre ton téléphone, m’appeler sur Skype, m’écrire un message sur Skype, m’envoyer un email, m’écrire une lettre, préparer une carte postale, faire voler un message dans un ballon d’hélium, l’attacher à la patte d’un pigeon voyageur, lancer une bouteille à la mer, tu peux m’envoyer des fleurs ou commander un gâteau avec tes excuses marquées dans le chocolat, m’écrire une chanson et même faire venir une chorale pour me la chanter, m’offrir des vacances au bout du monde juste toi et moi pour l’écrire sur le sable, prendre un avion pour venir dès demain me le dire en face, faire survoler un avion au-dessus de ma tête pour l’écrire dans le ciel, tu peux creuser un tunnel jusqu’à chez moi ou aller me chercher la lune mais je n’en demande pas tant. Il y a mille façons et un pardon me suffira. Un mot. A partir du moment où c’est sincère.

Tu me manques. Et quelques soient tes défauts je t’aime.

 

Pour ceux qui voudraient acheter cette magnifique tapette à mouche, vous pouvez la commander ici pour la modique somme de 1,80 euros, mais avec attaquez-vous aux mouches plutôt qu’aux gens que vous aimez !

 

mon livret de famille amputé

livret-de-familleMonsieur le Député,

J’ai été interpellée il y a quelques jours par un article rédigé sur le blog d’une femme belge en couple avec un compagnon français. Ils ont un enfant ensemble. Elle faisait le récit de son livret de famille dans lequel le nom de son conjoint apparaît à la page « père », mais le sien n’apparaît pas à la page « mère »…

J’avais vaguement entendu parler de cette bizarrerie mais n’y avais pas vraiment prêté attention à l’époque. Cette fois-ci, j’ai sauté au plafond !

Je sais que vous êtes un élu dynamique, proche de vos concitoyens et en tant que député des Français de l’étranger, même si dans notre circonscription le mariage des couples dits « mixtes » est malheureusement souvent un passage « forcé » pour faciliter les démarches administratives et la vie commune, il arrive aussi que des couples fassent le choix de ne pas se marier et de devenir des familles… sans se préoccuper du fait qu’ils soient de deux nationalités différentes !

Un parent étranger, s’il n’est pas marié avec son conjoint français, n’a donc en l’état actuel du droit français pas « droit de séjour » sur la page « père » ou « mère » du livret de SA famille… Je file vérifier sur une source indiscutable : www.vosdroits.service-public.fr. Le site confirme bien noir sur blanc…

Aujourd’hui, et alors que les débats sur la famille sont vifs en France, beaucoup de « familles » ont donc droit à un demi-livret de famille, un livret de famille qui ne leur reconnaît que la moitié de leur famille, un livret de famille qui ne reflète pas leur réalité familiale, un livret de famille qui est amputé d’un de leur membre…

C’est une image bien sûr, mais le seul fait d’être « étranger » peut-il justifier cela ?

Alors d’accord, il doit y avoir des difficultés légales pour certifier la véracité des déclarations et des preuves apportées par le conjoint/parent étranger, je peux en convenir.

Alors d’accord, cela ne change pas les droits, l’autorité parentale, les actes de naissance, le droit à la nationalité des enfants. Cela ne change pas non plus le nom de famille que les enfants peuvent porter, ni les prestations familiales auxquelles ils peuvent prétendre ou pas. En fait cela ne change rien. Absolument rien dans la vie quotidienne de la famille. Mais c’est blessant.

C’est blessant pour l’enfant.

C’est blessant pour le parent français qui ne peut faire une place « digne » à son partenaire dans le livret de famille de son pays.

C’est blessant pour le parent étranger qui n’apparaît pas sur le livret à la page « père » ou « mère », page condamnée à rester vide… Le parent étranger n’a le droit qu’à un report de son nom dans une « mention marginale », littéralement dans la marge d’un coin de feuille du livret donc…

livret de famille page pere-mereDeux petits exemples pratiques : Imaginez le jour où vous devez inscrire votre enfant à l’école et où vous présentez un livret de famille de mère ou père célibataire alors que vous êtes une famille « normale » (je pèse mes mots)… Imaginez le jour où en cours d’instruction civique on demande aux enfants d’étudier leur propre livret de famille et que vous deviez expliquer à votre enfant pourquoi la page « père » ou « mère » est vierge, vous qui vous battez pour la tolérance, le respect, l’acceptation des différences, qui militez contre les discriminations et le racisme…

J’aimerai comprendre pourquoi, si l’on peut reporter le nom du parent étranger en mention marginale, on ne peut pas le faire sur la page « père » ou « mère » ? Comment il est possible de pouvoir transmettre son nom de famille à son enfant et ne pas pouvoir apparaître comme son « parent » sur son livret de famille ? Comment on peut être redevable d’une pension en cas de séparation du couple et ne pas être reconnu dans le livret de famille ? J’aimerai savoir comment en 2014 en France, à l’heure où le mariage n’est plus un passage « obligé » pour constituer sa famille, on ne puisse pas trouver une procédure administrative qui permette de reconnaître l’extrait d’acte de naissance étranger du parent étranger sur le livret de famille français, sachant que le second parent et les enfants sont français, sachant que le nom du parent étranger apparaît bien sur l’acte de naissance français de son enfant ?

Si je me pose ces questions, ce n’est pas pour ouvrir des droits pour l’ « étranger », mais bien pour que les familles concernées soient « symboliquement » reconnues comme telles par la France.

Avez-vous déjà été sollicité sur cette question ? Avez-vous eu à débattre de ce sujet à l’Assemblée Nationale ?

Que peut-on faire pour faire évoluer la loi et les démarches administratives en la matière ?

Je vous remercie d’avance de l’attention que vous porterez à ma requête et reste à votre entière disposition.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Deux articles de blogueuses sur le sujet :

– celui qui m’a fait sauté au plafond récemment : Ma fille n’a pas de mère de « Happy countdown, une maman belge à Paris ».

– un autre trouvé sur internet au cours de mes recherches : Livret de famille avec parent né à l’étranger de « des mômes, des livres, des casseroles, et des vélos, la vie d’une traductrice mère de famille nombreuse »

Et promis : je vous tiendrai au courant si mon Député me répond !

 

Je t’aime papa !

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Mon cher papa,

Je suis encore petit pour te dire avec des mots que je t’aime, mais quand je te vois, mon visage s’illumine et je cours me blottir dans tes bras.

Je te cherche dans le lit le matin car j’adore venir te faire des bisous et sauter sur toi comme un cheval fou. Bien sûr, je repars sur la pointe des pieds en faisant « chut » à maman pour ne pas qu’elle te dérange !

Je vois ta tasse de café, tes chaussures, tes chapelets, tes valises. Tous ces objets me font penser à toi, mais pour de vrai, tu me manques.

Quand je vois un beau monsieur habillé en costume, je pense à toi. Quand j’entends un bruit de moteur dans l’allée je pense à toi.

Je ne sais pas encore très bien ce que veut dire bientôt, ce soir, demain, 1 semaine, 1 mois. Quand tu n’es pas là, pour moi, tu es loin. Et à chaque seconde j’imagine nos retrouvailles. Moi je vis dans le présent, alors tes promesses ne remplacent pas ton absence.

Quand tu n’es pas là, je ne sais pas si tu es tout près ou très loin. Tu disparais de mon monde et ça fait mal.

D’ailleurs quand j’étais petit ça me faisait drôlement du souci et je ne dormais pas bien. Je grandis et maman m’a bien expliqué que toi aussi tu m’aimes et que tu penses à moi tout autant que je pense à toi. Mais quand tu es là, je me sens mieux. J’ai besoin de toi dans ma vie.

Quand tu es là aussi, j’aimerai que tu poses ton téléphone quand tu es avec moi, que tu laisses de côté tes soucis pour que l’on passe plus de temps ensemble, du temps où je pourrais te montrer beaucoup de choses, car je suis fier de te montrer tout ce que je sais faire, tout ce que je connais, tout ce que j’ai découvert du haut de mes trois pommes. On aurait aussi du temps où tu pourrais me montrer beaucoup de choses car tu en as des choses à partager avec moi : des mots, des jeux, des rires, des astuces, des blagues, des trucs sérieux aussi, des valeurs, des qualités et quelques défauts, des conseils et de l’aide pour que je me sente bien dans mes baskets, que je devienne un jour un homme bien. Aussi bien que toi. Tu vois, on en a du boulot tous les deux…

Je voudrais qu’on se construise des souvenirs ensemble et quand tu seras vieux, c’est moi qui te les raconterai ! Je les raconterai et les vivrai aussi avec mes enfants car ce sera ça mon plus bel héritage de toi à moi, de moi à eux.

Des fois je vois bien dans tes yeux que tu aimerais tout ça, que toi aussi ça te rends triste mais que tu ne sais pas toujours comment faire. Alors je voulais te dire que j’ai confiance et toi et que tu n’as pas à t’inquiéter car il suffit d’écouter ton cœur, il suffit de me regarder et tu vas savoir tout.

Quelque soient tes joies, personne au monde ne pourra te procurer plus de joies que moi, quelques soient tes soucis, personne ne pour te causer plus de soucis que moi. Alors pose tout ça et viens avec moi !

Quand je suis né, j’ai planté mes yeux dans les tiens. Je venais de naître, j’étais un peu sonné, je voyais vraiment flou. Toi aussi tu n’avais pas l’air tellement dans ton assiette. Mais je t’ai vu et je t’ai reconnu. Mon papa. Toi aussi tu m’as vu et tu m’as reconnu. Ton enfant. Et plus rien d’autre n’avait de l’importance.

On s’est dit des secrets d’amour qui dureront pour toute la vie, et même bien au-delà. On a fait un pacte.

Je t’aime d’un amour inconditionnel, tu es mon roi, tu es mon modèle, tu es moi et je suis toi. Tu es tout et sans toi je ne suis rien. Je suis tout et sans moi tu n’es rien.

Même quand tu ne seras pas là, je serai toujours là pour toi. J’ai tant besoin de toi. Ne l’oublie pas.

Même si je suis encore trop petit pour te le dire avec des mots, tu vois combien je t’aime !

Bonne fête papa !

 

(source photo)