Les dragons-dinosaures débarquent !

Toujours pas d’info sur la date du carnaval à l’école de Michoco, mais nous avons préparé un costume pour « petit I » qui fêtera aujourd’hui le carnaval dans sa garderie (mardi-gras aura lieu officiellement le mardi 9 février cette année).

Ce week-end, c’était donc atelier cousette à la maison, et comme Michoco a complètement adhéré au thème, il a bien entendu voulu lui aussi son costume !

Voilà nos tenues de dinosaure / dragon (au choix de la personne !) :

Nous avons utilisé : 1 gilet à capuche, du tissu et des chutes de différentes couleurs, une paire de ciseau, des aiguilles et une machine à coudre.

20160130_124601_resized20160130_124513_resizedNous avons simplement découpé des losanges que nous avons cousu sur toute la longueur du gilet et de la queue pour former les pics.

 

 

20160130_124611_resized20160130_124526_resized20160130_133007_resizedNous avons ensuite rembourré et refermé les losanges sur eux puis cousu et rembourré la ceinture-queue.

 

 

20160130_150748_resized20160130_152151_resizedNous avons ajouté les dents sur tout le tour de la capuche ainsi que les yeux juste au dessus.

 

 

 

Et voilà le résultat ! ça vous plait ?!

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Pour ma part, j’adore l’idée que l’on puisse retirer la queue, rabaisser facilement la capuche, car il n’est pas toujours évident pour un enfant de moins de 2 ans de garder un déguisement sur le dos pendant plusieurs heures… Michoco lui n’a pas voulu quitter le sien de la journée !

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D’ici à ce que la fête à l’école soit annoncée, Michoco aura peut-être l’idée de se déguiser en pirate, chevalier, magicien ou docteur (thèmes évoqués ensemble), mais on s’est bien amusé ! Et s’il veut garder ce costume de dinosaure/dragon, nous rajouterons peut-être des griffes aux pieds et aux mains pour les finitions…

20160130_152405_resizedSachant qu’il a déjà voulu customiser sa queue d’une pierre magique (dénichée à la mercerie locale grâce aux préparatifs pour notre prochaine cousette de carnaval, plus girly cette fois : thème papillon ! à suivre…)

 

Qu’avez-vous prévu comme déguisement chez vous ?

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Au revoir tétine !

Voilà un petit moment que je ne vous donne plus de nouvelles de Michoco, mais que vous dire… qu’il est si beau, si grand, si épatant et intéressant ??!!

Ah si ! Il faut quand même que je vous raconte…

Je vous avais parlé tétine , et aussi .

Cet été j’aurai aimé qu’il laisse sa tétine chez papi chic et mamie choc, mais l’occasion ne s’est pas présentée, le moment n’était pas propice alors à la rentrée de septembre j’avais évoqué l’idée qu’il puisse donner sa tétine au Père Noël… Il m’avait dit OK, puis il était revenu quelques jours plus tard sur sa décision en m’expliquant d’un air très fâché que c’était sa tétine et qu’il l’aimait beaucoup, qu’il trouverait un autre cadeau pour le Père Noël ou d’autres tétines à donner aux petits bébés. Je n’avais pas insisté.

Noël est arrivé. Plus vite qu’un TGV. Je ne lui en ai pas reparlé car je ne le sentais vraiment pas prêt. Nous avons réalisé une jolie lettre au Père Noël pour commander un avion, un circuit de train. Bref, des jouets de grands qui ne concernent pas les bébés…

Quelques jours après : « mais maman, les tétines c’est comme les couches, c’est pour les bébés ? » « oui mon grand, en grandissant on n’en a plus besoin, d’ailleurs vois-tu des grands enfants, des papas ou des mamans avec des tétines dans la bouche ? ». D’un sourire jusqu’aux oreilles, il me répond : « Noooooon !!! », avant de remettre sa tétine dans la bouche… Ce n’était pas gagné, je n’ai toujours pas osé remettre le sujet sur la table…

De lui même la veille du spectacle de Noël de l’école (où le Père Noël a annoncé sa venue), il m’informe que demain il donnera sa tétine au Père Noël et qu’il ne faudra pas oublier de l’emmener à l’école. Complètement prise de court et paniquée, j’essaie de lui faire comprendre ce que cela implique, qu’il faut qu’il soit vraiment sûr de lui, qu’il ne pourra plus revoir le père noël pour lui demander de la lui rendre ensuite.

Il a l’air sûr de lui. Moi je suis rongée entre l’idée de le laisser aller au bout de sa décision et ce que cela implique ! Je repense à cette vidéo qui m’avait déchiré le cœur : attacher la tétine à un ballon gonflé d’hélium et le laisser s’envoler…

Pourtant c’est lui encore qui en plein spectacle revient me demander sa tétine quand le père Noël fait son apparition dans l’école.

Il court vers lui, lui donne sa tétine puis se remet dans le rang. Il a 3 ans moins 3 jours.

Quel courage ! Quel panache !

Moi je n’en mène pas large, je cours derrière la maîtresse pour qu’elle récupère quand même la tétine en douce, je saoûle j’en parle à tous les parents qui ont le malheur de se trouver dans mon périmètre, je me vois déjà me relever 30 fois dans la nuit pour gérer la disparition de la tétine et me motiver pour ne pas craquer, pire : je le vois avec son pouce dans la bouche et tous mes efforts réduits à néant… Je ne suis pas prête !!!!!

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Et bien à part les deux premiers soirs où Michoco m’a dit qu’il était vraiment triste de ne plus avoir sa tétine et où je lui ai répondu que je le trouvais vraiment courageux et que le père noël lui apporterai sûrement des cadeaux de grand, une nuit où il s’est réveillé perdu dans ses rêves en la cherchant de partout, il ne m’en a plus reparlé !

Quand je vous dis que Michoco est vraiment épatant !!!

 

ps 1 : si vous croisez Michoco, évitez quand même d’aborder le sujet avec lui !!
ps 2 : si vous croisez le Père Noël, pensez à le remercier encore de notre part…
ps  3 : un mois déjà… il est temps que je me décide à jeter définitivement la tétine, non ?! mais c’est horrible… j’y suis tant attachée !!!!

 

L’image vient de , un joli article d’une maman blogueuse qui se demandait il y a quelques années quand et comment gérer l’arrêt de la tétine en évoquant la tradition de l’arbre à tétines au Danemark. Depuis ses enfants ont bien grandi, et son blog aussi, allez y faire un tour, il est rempli de bonne humeur et de bonnes idées !

 

Note pour plus tard………………… #13

odeurAprès 8 mois sans couche, j’avais complètement oublié l’odeur du caca dans la couche…

Il y a quelques mois de cela, je devais avoir trop la tête dans le guidon ou le nez dans son cou qui sentait si bon le bébé, allez savoir… Je ne m’étais pas vraiment rendu compte que l’odeur était si nauséabonde et persistante… ou alors la magie de la maternité a bien opéré…

Bref, j’ai eu droit à une petite piqûre de rappel et ça sent vraiment trèèèèèèès mauvais !

Aujourd’hui Michoco, désolée de te le dire sans y aller par quatre chemins, mais TU PUES DU CUL ! (et pourtant le chocolat est censé constiper)

 

(L’image vient d’ici.)

à la recherche du sommeil perdu

sommeil_petitsGarder son calme.

Garder son calme.

Etre patient.

Les barreaux du petit lit de michoco ont été enlevés. D’abord pour la sieste, puis pour la nuit aussi. Ils sont remisés maintenant même si ça me démange fortement de les réinstaller depuis que ça se passe bien moins bien…

Depuis que j’avais découvert que deux de ses barreaux étaient amovibles, j’avais pris l’habitude de lui ouvrir au moment du réveil pour qu’il descende seul de son lit (petit rappel ici).

Tout se passait bien. Après les 10 premiers mois très chaotiques au niveau du sommeil depuis ses 12 mois je dois reconnaître que Michoco s’endort vraiment seul dans son lit, ne se réveille pas la nuit, qu’il appelle toujours de bonne humeur pour que je vienne le chercher. Pendant un an j’ai donc profité à fond et rattrapé tout mon capital confiance sur le sommeil de mon enfant, ce dont j’avais grand besoin !

Puis les deux barreaux enlevés au moment de la descente n’ont plus suffi. Il a commencé à chercher à vouloir descendre seul de son lit, est tombé 2 fois par terre, dont une fois sur la tête… s’est suspendu une fois à sa moustiquaire (tarzan tu connais ?). Bref, ça devenait dangereux pour lui de ne pas lui donner la possibilité de sortir seul.

Au début, Michoco n’avait pas vraiment compris qu’il pouvait sortir tout seul, il continuait à m’appeler, puis petit à petit il s’est levé seul pour sa sieste, a appris à entrouvrir les pans de sa moustiquaire, à ouvrir la porte de sa chambre, s’est levé seul le matin aussi et c’était vraiment un bonheur de voir mon « petit grand » arriver tout seul pas encore tout à fait réveillé et tout chaud, me sauter au cou ou se glisser sous ma couette pour me faire signe de me réveiller.

J’ai valorisé cette étape de « grand », il était fier, les endormissements se passaient sans problème, notre petite routine bien rodée nous aidant sûrement… Une ou deux tentatives de retarder le sommeil : pipi, câlin, boire, mais rien de bien méchant… Un sommeil toujours serein, et un réveil bien qu’un peu plus tôt « correct ». Un mois plus tard, on a même réussi à repasser de  6h30 à 7h10, quand le jour commence à apparaître, à force d’explication sur le jour, sur la nuit, sur le fait que quand il fait « nuit » on fait dodo, quand il fait « jour » on a le droit de se lever de son lit. J’étais presque fière de moi…

Malheureusement les vacances sont passées par là et nous avons dû dormir dans la même chambre. En y réfléchissant bien, je pense que cela a été le déclencheur de nos problèmes. Pendant les vacances il n’a pas bien accepté de dormir dans le lit parapluie mais je n’avais pas le choix car mettre un matelas à même le sol dans notre case n’est pas envisageable, beaucoup d’insectes risquaient de venir lui rendre visite, il faut que je lui organise un lit à lui mais avec des sécurités nécessaires… Il s’est aussi rendu compte que dormir dans la même pièce que maman c’était bien plus sympa.

Depuis que nous sommes revenus, il se relève systématiquement, ne trouve pas le sommeil spontanément, lutte, résiste, ça peut durer plus de deux heures. Autant vous dire que lutter deux heures pour faire la sieste signifie que c’est mort pour la sieste et qu’après il est crevé pour le reste de l’après-midi… Et que le soir ça devient encore plus compliqué. Du coup les nuits sont agitées, les réveils matinaux plus nombreux. Une sombre histoire de poisson qui se mord la queue de laquelle nous n’arrivons pas à nous dépêtrer. Bref pas serein du tout. Ni pour lui, ni pour moi.

J’essaies de rester ferme, de le ramener systématiquement dans son lit pour qu’il comprenne, mais ça me fatigue et ça me mine.

Le début d’après-midi était un temps de travail pour moi, important pour faire avancer les choses et pouvoir passer la suite de la journée tranquille. Je n’ai plus ce temps, puisque je le passe à faire la police du dodo. Le soir était mon petit « sas » personnel. Quand on ne peut jamais passer le relais à quelqu’un, ni pendant la journée, ni pendant le week-end, ni un après-midi de temps en temps, je vous assure qu’on a un besoin vital de ce temps-là… je ne l’ai plus, j’ai l’impression de me retrouver à nouveau avec un bébé d’un mois sur les bras. Coucher 20h, 22 heures de lutte pour l’endormissement, réveil à minuit pour la sucette, 1h30, 3h, 5h, 6h30, c’est hard.

J’aimerai trouver des solutions pour l’aider. J’aimerai comprendre ce qui le dérange, ce qui l’empêche de s’endormir paisiblement comme avant pour lui proposer une solution adaptée. Parfois il me parle de lampe, de couette, de porte, de boire, de bruit, jamais la même chose, je ne sais pas si c’est clair dans sa tête. En même temps plus ça va plus la situation m’énerve, moins je suis capable de trouver des ressources en moi pour garder mon calme, pour mettre en place des stratégies. Sans parler du bruit continuel que font les voisins sous sa fenêtre (4 cours de service avec des enfants qui crient, des bébés qui pleurent, des mamans qui hurlent, des femmes de ménage qui lancent les couverts dans les bols en fer quand elles ne tapent pas sur un pilon ou ne répondent pas bruyamment au téléphone, quand il n’y a pas la musique ou la télé à fond, très pratique pour trouver le calme nécessaire à l’endormissement).

J’ai l’impression de m’agiter dans le vent et de créer plus de tension qu’autre chose autour du sujet. ça me prend la tête et depuis une semaine je ne suis même pas capable de parler d’autre chose. J’ai essayé de crier, c’est pire. De le rassurer, il en profite. De le raccompagner dans son lit sans dire un mot, ça ne change rien. De repasser régulièrement dans sa chambre, il s’agite. Je me suis résolue à m’endormir moi aussi dans sa chambre en début d’après-midi, il faut dire que j’ai bien besoin d’une sieste pour récupérer un peu… Il s’endort en moins de 10 minutes sans dire un mot (moi je ne m’endors pas, trop de bruit…) et fait de longues siestes, mais je ne suis pas sûre que ça lui rende service pour réussir à s’endormir seul. Le soir rien ne marche. Laisser la lumière dans la chambre, une catastrophe. Bref, je ne vois pas le bout du tunnel et cette situation n’est pas acceptable pour moi.

En ce moment nous testons un tableau de motivation que nous avons créé ensemble en début de semaine. Il a le droit de coller une gommette quand le sommeil se passe bien. J’essaies de l’encourager, de mettre en avant les points positifs, les avancées. Il est fier quand il peut coller une gommette, se met dans une colère folle quand il n’a pas le droit. Je vois bien que lui aussi essaie de faire des efforts, mais « c’est dur le dodo » comme il dit… Il a montré son tableau à nos visiteurs, m’en parle spontanément. Comme je lui ai parlé d’aller manger une glace en fin de semaine si le bilan du tableau est positif, il me parle de glaces 4 fois par jour ! On discute, avec ses mots il arrive à dire que quand c’est la nuit, on reste dans le lit et on fait dodo. Mais je crois que la « frontière imaginaire » que constitue ce lit ouvert n’est pas encore très claire pour lui. Il se lève, reste près de la porte ou s’assoit dans le noir dans le couloir, et peut rester une demie heure comme cela sans bouger, sans dire un mot. Il ne vient même pas faire le clown ou dire qu’il ne veut pas dormir, ou pleurer ou se rouler par terre. Il a sa tétine dans la bouche et il soupire. Il peut rester ainsi une demie heure si je n’interviens pas. Quand je le raccompagne dans son lit, il ne dit rien, mais se relève quelques minutes plus tard, c’est sans fin.

Je sais qu’il faut que je garde mon calme, que les choses peuvent demander un peu de temps pour se mettre en place dans sa tête, mais j’ai besoin de voir une once de progrès pour me donner du courage… pour me donner l’espoir que ça va rentrer rapidement dans l’ordre, ou pour me donner la force d’accepter que la situation peut durer plus longtemps… ou pour me permettre le recul nécessaire pour encaisser que je ne peux pas résoudre tous les problèmes de mon fils…

Bref, Michoco a perdu son sommeil et ne plus refermer sa porte le soir avec le sentiment du devoir accompli me manque terriblement…

 

La jolie illustration vient justement d’un article qui traite du sommeil des petits sur le site vosquestionsdeparents.fr.

Comme des petits pains

chauffe-coeur-et-chausson-katia-1Il était évident que si ça tournait dans ma tête, d’autres devaient aussi se poser des questions… Le sujet est pour l’instant tranché de mon côté pour les raisons que j’évoquais ici.

Pour d’autres les questions sont devenues de tendres preuves d’amour, un peu d’urine sur des bouts de plastique, de jolis ventres qui s’arrondissent timidement ou allègrement, des annonces qui font un peu moins sauter au plafond que les premières mais drôlement sourire tout de même !

Voilà. Nous sommes entourés de grossesse. Il fallait s’y attendre. D’autant que nous sommes entourés de parents avec des premiers enfants du même âge que Michoco…

Comme des petits pains, la seconde fournée est prévue pour mai, juin, juillet, août, septembre. Ils se sont donnés rendez-vous ou quoi ?!

Michoco a bien compris le concept du bébé dans le ventre : il soulève le T-shirt de tout le monde en demandant où sont les bébés ; ça fait bien rire les femmes enceintes, un peu moins les papis ou les petites filles qui n’ont pas franchement envie de montrer leur nombril…

Et puis le voir si complice avec bébé Sékou, un des derniers nés du village, que d’émotions… Alors quand il cherche un bébé sous mon t-shirt, j’ai un petit pincement au cœur.

Je ne sais pas si c’est parce que je suis l’aînée, si c’est parce que j’ai aimé avoir une sœur et un frère, mais j’espère que Michoco aura lui aussi cette chance-là.

Un jour…

Pour cette fournée, on passe notre tour !

 

ça va devenir une tradition sur cette thématique… la photo de ces adorables chaussons roses viennent, comme mon précédent article sur le deuxième enfant, du blog de Panaka62 qui justement en a deux, elle… Jamais deux sans trois ?! (mais trois quoi ? trois articles chez petite yaye ou trois bébés chez panaka ?! lol).

En prendre… et en laisser !

blablaEn matière de maternité, les mêmes mots ne signifient pas la même chose pour tout le monde. Mieux vaut donc ne pas trop prendre les mots des autres au pied de la lettre !

Un parent sera tout fier d’annoncer que son bébé fait ses nuits alors qu’il dort seulement 5 heures de suite ; avec 7 ou 8 heures d’affilées d’autres seront désespérés qu’il ne fasse pas ses nuits… D’autres encore diront qu’il fait ses nuits alors que l’enfant se réveille en cododo 4 ou 5 fois dans la nuit…

Ici avec les Dakarois, j’ai encore plus l’impression qu’on ne parle pas la même maternité. « Moi aussi le mien se couche à 20h » Le 20 heures veut en fait dire entre 20h et 22h, ou alors que c’est après 20 heures qu’on envisage l’idée de commencer à penser à préparer l’enfant à se coucher ! ça n’a plus trop rien à voir avec Mon 19h30 qui signifie « couché et on n’y revient plus » entre 19h28 et 19h35 !

« Surtout ne pas l’habituer aux bras » m’a-t-on répété 5 fois dans une famille où le nourrisson passait 20 heures sur 24 dans les bras de la nounou, la grand-mère, la tante, l’oncle, le grand frère, la femme de ménage, la voisine !!!

En matière d’allaitement des mamans donnent le sein une fois par jour, le reste en biberon, et se ventent d’allaiter, d’adorer ça et de ne pas être du tout fatiguée. Ah oui, en effet comme ça je comprends mieux ! Mais ça n’a pas grand chose à voir avec la maman qui donne 8-12-15 tétées par jour et ne peut se décharger de son enfant ne serait-ce qu’une petite heure…

« Oui il ne prend que le sein » m’a dit un jour une maman en enfournant dans le bec du cérélac à son bébé de 5 mois. Le sein + des biberons + de l’eau + du cérélac donc !

J’ai du coup vite appris à me faire préciser dans le détail le contenu des affirmations qui me déstabilisait au début avant de prendre tout au pied de la lettre et nous comparer, voire de carrément culpabiliser, me remettre en question, me perdre…

En tant que parent (maman dans mon cas, mais je suis sûre que certains papas sur cette planète se posent aussi quelques questions !) d’un premier enfant, je pense que l’on a besoin de comparer notre petite prunelle avec les autres enfants du même âge, de jauger où on en est car on n’a pas vraiment de repères. Peut-être qu’avec les suivants aussi je n’en sais rien, mais j’imagine qu’on aborde les aspects techniques avec peut-être un peu moins de stress et de questionnements existentiels !

Bien entendu les parents plus expérimentés ont toujours quelque chose de très intéressant à raconter : moi mon premier… avec moi… non mais il ne faut surtout pas… Des fois les souvenirs s’embrouillent ou concernent des enfants d’un autre âge. Avec le temps on a aussi tendance à oublier certains détails invivables sur le moment, qui perdent en intensité ou en importance en grandissant. Ces interventions sont perturbantes pour le parent qui est déjà complètement perdu avec son tout-petit et se noie et dérive au gré des commentaires.

Sans parler des adultes qui n’ont pas d’enfant et des idées très arrêtées sur l’éducation !

Bref mieux vaut ne pas trop écouter ce qu’on raconte autour de vous et faire comme vous le sentez !
J’ai eu cette chance de recevoir des commentaires tellement aberrants que j’ai très vite pu faire le tri… J’ai eu la chance de croiser de telles différences sur ma route que j’ai vite été obligée de tracer mon propre chemin maternel en ce début de maternité si déstabilisant, fragilisant, déroutant, fatiguant, éprouvant…

Avec le recul, les gens qui se sont avérés de meilleur conseil, sont je crois ceux qui ont dû beaucoup souffrir eux-mêmes des remarques, conseils, intrusions des autres. Spéciale dédicace à ma sœurette chérie d’amour dont je retiens à vie deux conseils inestimables :

– « T’inquiête, à 18 ans il… (aura toutes ses dents, fera ses nuits, mangera proprement… adpater la phrase à votre cas) ou pas ! et alors ?! » En matière de dédramatisation, il n’y a pas mieux !

– « Mais qu’est-ce que tu as envie, toi ? » être au clair avec soi-même permet en effet de mettre en œuvre des stratégies adaptées à son besoin et celui de son bébé. Celui qui est attaché au sommeil, à l’alimentation, à la politesse, à… (adapter le mot à votre cas) de son enfant pourra alors réfléchir à quelles actions il a envie d’inscrire dans son quotidien. Cela peut paraître bizarre à certains mais NON : Nous n’avons pas tous les mêmes priorités pour nos enfants !

Chaque enfant est unique, chaque parent est unique aussi. Personne ne connaît mieux votre enfant que vous et quand bien même ce serait le cas, ils ne seront pas là pour le nourrir, coucher, consoler… et toutes vos angoisses ne les empêcheront pas de dormir sur leurs deux oreilles, eux !

Ne pas rejeter tout en bloc, certains conseils peuvent être utiles, salutaires, peuvent aider à prendre du recul ou à se positionner, mais savoir en prendre… et en laisser ! Pour rester le capitaine du bateau…

 

Pour ceux qui veulent poursuivre la minute psychologie, l’illustration vient justement d’un cours en ligne ici.

Bientôt la fin de la tétine ?

De retour de notre traditionnel brunch du dimanche, nous roulons tranquillement sur la voie rapide en faisant coucou aux passagers des bus que nous doublons.

« Tout le monde au dodo ? »

« Oui Michoco, tu as bien remarqué : tout le monde rentre dans sa maison, c’est l’heure de manger le repas du midi et ensuite au dodo ! » (quoi, vous ne faîtes pas la sieste vous ?!)

20150318_124818_resizedC’est là que côtoyer un enfant de deux ans peut s’avérer extrêmement instructif et intéressant, il poursuit la conversation en me disant que tout le monde va prendre sa tétine pour faire la sieste. J’en profite pour lui expliquer que quand on grandit on n’utilise plus de tétine et que lui aussi, en grandissant verra qu’il n’aura plus besoin de sa tétine. Peut-être bientôt d’ailleurs.

La donner au Père Noël, c’est loin… l’envoyer par la poste ou l’attacher à un ballon d’hélium ? La jeter à la poubelle… Les idées font trois tours dans ma tête…

« D’ailleurs quand tu seras prêt, tu pourras toi-même décider de donner ta tétine à un bébé qui en aurait besoin. Qu’en penses-tu ? »

« Oui moi donner ma tétine à bébé Sékou ! »

Bébé Sékou est un bébé de 3 mois auquel il s’est attaché au village, il l’a porté sur le lit, a voulu jouer aux petites voitures avec lui, s’inquiétait de ses siestes, de ce qu’il mangeait et a bien entendu remarqué qu’il n’avait pas de tétine !

« Très bonne idée ! On pourrait donner ta tétine à bébé Sékou ! » (surtout que bébé Sékou est suffisamment loin de toi pour que tu ne puisses pas vérifier, ha ha !)

Nous arrivons à la maison, le repas passe, c’est l’heure de la sieste.

Je n’aborde pas trop le sujet, mais en entrant dans sa chambre il me dit :

« Donner l’autre tétine à bébé Sékou ?

« Quelle autre tétine ? nous n’avons pas d’autre tétine. Tu avais cassé ton ancienne tétine et tu n’en as pas d’autres. C’est celle-là que tu donnes à bébé Sékou ?

« Non, ça c’est MA tétine !

Bon… pour cette fois-ci ce n’est pas gagné, on retentera notre chance plus tard ! Cela dit il m’en reparle tous les jours en reprenant sa tétine en bouche, ça va peut-être faire son petit bonhomme de chemin ? Ou alors il est carrément traumatisé ??? Pas d’urgence absolue, michoco l’utilise pour s’endormir et la lâche très vite. Mais il n’oublie pas de me la demander (j’ai essayé d’oublier de la lui donner, ça ne marche pas, il la réclame !!). Chez nous la tétine n’est pas trop envahissante puisqu’elle reste au dodo. Il a juste tendance à vouloir la garder plus longtemps au réveil depuis que les barreaux sont ouverts puisqu’il sort de sa chambre avec plus ou moins bien luné !

A suivre…

Et vous, quand et comment avez-vous réussi à lâcher la tétine ?

Doux

petit pied africain

Rien de plus doux que le pied d’un bébé africain.

Petit pied en avant, première présentation au reste du monde.

Petit pied immaculé, qui jamais n’a encore foulé le sol,

Petit pied rebondi qui s’entraîne sur les cuisses de sa maman quand elle le détache de son pagne.

Petit pied qui s’étire comme pour mieux rester à l’affût de tout ce que le monde lui réserve.

Petit pied enduit de karité, à quoi bon ? impossible de le rendre encore plus doux ! ou alors serait-ce juste pour le plaisir d’un moment qui fait du bien entre un bébé et sa maman…

Petit pied en éventail comme pour mieux profiter des caresses offertes par un rayon de soleil.

Petit pied recroquevillé comme pour mieux se protéger des chatouilles d’une brise de vent.

Petit pied qui sautille au rythme des pas de sa maman. Plus tard on lui dira qu’il a la danse dans la peau, ne lui demandez plus pourquoi !

Petit pied tout rose, pour un bébé tout noir, comme pour mieux nous rappeler que nous sommes tous de la même famille.

Petit pied tout doux que même une caresse ne fait tressaillir,

Car rien ne peut gêner le doux repos de son petit propriétaire…

 

 

Pour ceux qui voudraient découvrir le visage du petit propriétaire, je vous donne rendez-vous sur mon instagram (petite_yaye), il ne s’agit pas du tout de Michoco, il s’agit bien d’un bébé tout noir !

C’était ma participation pour le thème « doux » du projet 52 de Ma’. Les autres participations sur le même thème sont ici !

Poésie du soir

20141223_184025_resizedEntre l’heure où s’allume le premier lampadaire et celle où la lune est la principale source de lumière dans notre rue, il y a le repas que l’on prépare ensemble, l’histoire du soir le temps que le dîner refroidisse un peu, le moment de manger qui commence toujours un peu mal car c’est si dur de devoir abandonner les livres, l’heure du bain, chaud, chantant, rempli de mousse, de bulles ou de sauvetage de playmobils et un tout petit moment câlin à la sortie du bain, où michoco est lové dans mes bras, enrubanné dans sa serviette de toilettes, mon toujours tout petit, tout chaud et tout humide. C’est juste avant de l’emmener dans sa chambre pour le pyjama et le dodo et ça dure quelques secondes, juste le temps d’un séchage de petit homme…

Petit moment câlin pour se dire des choses que l’on n’a pas toujours pris le temps de se dire dans la journée.

Souvent ce sont des mots doux, des bisous, parfois des chatouilles ou des « je fais le tour de la maison », des découvertes des parties du corps, le sien, en miroir le mien, des comptines, parfois aussi la réponse à certaines questions ou malentendus de la journée. C’est un moment rien qu’à nous que Michoco s’approprie de plus en plus, je soupçonne que c’est entre autre pour retarder d’autant l’heure du coucher…

Ce soir, c’était une conversation un peu surréaliste… une poésie à deux voix…

– J’ai passé une bonne journée aujourd’hui. On s’est bien amusé et tu sais, je suis drôlement contente d’être ta maman, ça me rend très heureuse !

– Merci maman. Toi tu es ma maman à moi.

– Oui je suis ta maman et toi tu es mon fils !

– fils ! fil… ficelle !

– oui c’est ça tu es ma petite ficelle !

– Ficelle. C’est doux ça maman.

– Une petite ficelle, pour toujours accrochée à mon cœur.

– J’aime

Bonne nuit les amis !

Ces vacances qui font grandir

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Courir derrière les poules

Rassembler les moutons

Ramasser du bois

Porter de l’eau sur sa tête

La déverser dans une bassine

Partir se soigner seul à l’hôpital

Être envoyé pour une course à la boutique

Marcher sur les chemins

Escalader les collines

Saluer les voisins

Se faire des amis

Apprendre de ses différences

Dépasser ses peurs

Se salir plus qu’un charbonnier sans que ça n’ai aucune conséquence

S’égratigner les genoux et se relever

Découvrir de tout

Se laver au coucher du soleil (pas du luxe !)

Faire pipi en regardant la lune

Dormir dans une case et trouver que le toit de paille ressemble à un chapeau

Être bercé par le chant du coq

Et se lever au lever du soleil

Remarquer que l’eau n’a pas la même température à toute heure du jour

Apprendre des langues différentes et les pratiquer sans complexe

Rire de tout, avec tout le monde

Passer ses mains dans les champs de paille et chantonnant

Et écouter les oiseaux répondre

Boire jusqu’à plus soif

Trouver partout des bras, une oreille, une personne qui vous fait vous sentir unique, important

Déplacer seul le mobilier à sa guise

Plonger ses mains dans le même bol

Danser avec des masques

Manger le fruit de sa cueillette

Reconnaître les arbres, les plantes

Ramasser des graines et se fabriquer tout un monde avec

Avoir le temps

Être entouré de gens qui ont le temps

et tant d’autres choses encore…

 

Avoir deux ans et être libre.

 

Totalement libre de circuler, de parler, de chanter, de danser, d’apprendre ou de ne rien faire, de découvrir ou de jouer, de vivre avec la nature, avec les autres, d’être soi sans jugement, sans regard réprobateur ou commentaire, de vivre au rythme du soleil et de ses envies.

Une semaine entière où je n’ai vu mon petit que de temps en temps quand il avait besoin de moi. Pas de danger, pas de voiture ou de moto, pas de personnes malveillantes qui justifient que je le garde collé à moi plus que son besoin ! Il a fait sa vie. à 500 % !

La vie en brousse peut être difficile sur bien des aspects, mais elle offre aussi aux enfants (petits et grands) ce cadeau si rare et pourtant inestimable de liberté…

A mon tour de vous souhaiter à vous aussi d’être libre pour 2015 ! Bonne année !