le fil du temps

Il a ce don des âmes pures.

Celui de retrouver le fil du temps, juste là où il s’est arrêté.

Ce fil si fin, si invisible, si fragile…

Son papa est revenu. Il ne l’a pas vraiment demandé durant son absence, il ne s’est pas étonné de ne pas le sentir penché au-dessus de son gâteau d’anniversaire, il ne l’a pas cherché au pied du sapin de Noël, n’a pas demandé à lui souhaiter bonne année. Dans les grands moments, comme dans le quotidien, il avait mis sa relation avec son papa sur pause.

« Tu aimes tes stylos ? » lui demande-t-il.

On se regarde lui et moi, sans comprendre de quoi il nous parle…

Mais si bien sûr… le stylo et sa recharge que j’ai offert à Grand choco pour son anniversaire, celui dont je vous parlais ici et avec lequel j’aurai tant aimé que Grand choco s’ouvre un peu à moi.

C’était il y a plus d’un mois.

Comme je t’envie mon enfant…

Comme j’aimerai attraper ce fil sans souffrir du temps qui m’échappe et semble urgent de rattraper avant de recommencer comme si de rien n’était…

5-diy-heart

 

L’image vient de mondiy.fr, un blog rempli de super idées déco, dont certaines que je compte bien piquer très très bientôt !!

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Quand on aime, on compte quand même, papa…

Voilà.

Un an. 367 jours pour être précis.

Avec maman, on t’avait écrit une lettre l’année passée.

On l’avait entourée d’un joli ruban.

On l’avait accompagné d’un cadeau : un short et une chemisette, histoire que tu aies envie le week-end de poser ton costume-cravate et venir passer de bons moments avec nous.

Tu l’as à peine lu. Le téléphone a interrompu ta lecture et tu es passé à autre chose.

Et elle n’a eu aucun effet sur toi, sur nous. Si ce n’est quelques intentions avortées. Des bonnes intention tu en as souvent, mais elles sont vite rattrapées par la réalité.

Je t’avais fait un joli dessin aussi. T’en rappelles-tu ?

En un an, tu as passé 135 jours avec nous, 1 tiers de ton/notre temps.

Quand tu n’es pas là, je me préoccupe toujours de savoir où tu es, avec quel véhicule tu es parti et quelle valise tu as prise.

135 jours dans la balance ça ne pèse pas bien lourd, mais si en plus, quand tu es là, tu n’es pas là…

Tu m’as emmené 3 fois à l’école, le jour de la rentrée, un jour où maman était malade et un autre jour où vous êtes venus tous les deux avec maman.

J’étais fier que tu viennes me voir au carnaval. J’étais le plus beau pompier de l’école.

Sinon sur les 135 jours j’ai dû prendre mon petit déjeuner avec toi une quinzaine de fois, les autres jours quand je partais de la maison tu étais encore couché. Le week-end aussi tu dors.

Le soir tu as dû être là une vingtaine de fois au moment où je m’endormais. Le reste du temps tu es toujours arrivé après, mais maman m’a expliqué que tu venais me faire un bisou dans mon sommeil. En réalité, c’est arrivé 2 fois dans l’année.

Un jour tu m’as lu une histoire, j’ai aimé. Tu ne m’as jamais fait prendre mon bain. Je me suis assis quelques fois sur ton tapis de prière.

On a pris le repas de midi 4 fois ensemble dans l’année. Le dîner jamais, mais une fois tu m’as donné à manger mon repas du soir.

On avait voulu te faire une surprise avec maman et te rejoindre un midi dans un restaurant, mais nous sommes arrivés trop tard, tu étais déjà parti. Depuis je veux toujours aller dans ce restaurant avec toi. Dès que je passe devant, j’en parle à maman. On passe devant tous les jours car c’est sur le chemin de l’école…

Maman t’a demandé de passer du temps tout seul avec moi. ça a marché cinq fois. On ne voulait pas vraiment au départ, ni toi, ni moi, mais on est tous les deux rentrés ravis, à chaque fois : on est allé au zoo, on a fait du toboggan, on a fait du vélo, jamais plus d’une heure trente ou deux heures mais je me rappelle de tout.

De plus en plus souvent tu dis que je suis bizarre. Mais c’est moi qui me sens de plus en plus bizarre quand tu es là, je tape, je crie, je pleure beaucoup plus.

Quelques dimanches après-midis nous sommes allés à la plage tous les trois. C’est un rituel. Quand ton plat de poisson est servi sur la table basse de notre QG je viens toujours m’assoir à côté de toi et tu me découpes délicatement des morceaux. Quand je vais tout seul à la plage avec maman on ne commande pas de poisson.

On a fait trois week-ends en famille, mais il y en a deux où tu étais en séminaire toute la journée. Avec Maman on s’est bien amusé dans la piscine. A l’heure où tu finissais moi j’étais entrain de me coucher. Mais un dimanche on est resté et on a fait un concours de foot avec les autres familles, j’ai beaucoup rigolé. Pas autant que la fois où on a joué à cache-cache dans la maison !

La korité, la tabaski, ton anniversaire, mon anniversaire, la fête de l’indépendance, je n’ai passé aucune fête avec toi. Heureusement le jour de Noël tu es resté 1 heure le matin avec nous pour ouvrir les cadeaux. Le Père Noël c’est mon héros, j’en parle tous les jours, même si on est en juin maintenant. Des fois je porte les cravates qu’il t’a apporté.

Maman m’a parlé des vacances d’été mais elle ne m’a rien dit sur toi, ni si tu serais là. En fait je crois qu’elle n’en sait rien puisque tu n’as rien dit, rien proposé.

Les papas de mes copains sont là. Ils mettent des photos d’eux deux en t-shirts de foot sur Facebook, ils vont faire du cheval ensemble ou nous font sauter tous en même temps sur leurs épaules. Maman m’a expliqué que certains enfants ne voyait jamais leur papa et qu’il fallait qu’on profite bien de toi quand tu étais là.

A l’école on a préparé un drôlement joli cadeau, mais tu ne seras pas là. Pourtant je fais parti de ceux qui récitent le mieux le poème que l’on a appris pour la fête des pères.

Quand on aime on ne compte pas.

Mais tu sais papa à la fin on compte quand même sur les choses qui comptent…

J’ai deux ans et demi aujourd’hui. Bientôt j’aurai 10 ans, 20 ans, 40 ans, que restera-t-il de nous deux, papa ?

Bonne fête papa !

 

 

dialogue de sourd #1

Je veux quelque chose.

Oui, tu veux quoi ?

Quelque chose… (mielleux)

C’est quoi quelque chose ?

Quelque chose maman !!!!

Ok, mais tu as besoin de quoi ?

De quelque choooooose ! (en criant)

Quand on a besoin de quelque chose, on explique calmement ce qu’on a besoin.

Mais moi je veux quelque chose… (triste)

ça ?

non quelque chose… (suppliant)

ça ?

oin oin !!!!!!

Mais explique-moi, qu’est-ce que tu veux ?

Je veux quelque chose.

C’est quoi quelque chose ? ça ?

wwwwaaaaaahhh (hurlements)

Bon quand tu pourras m’expliquer, tu viendras me dire…

Quelque choooooose !

Quelque chose…

Quelqueeeeeee choseeeee…

Je veux quelque chose.

Oui mais quoi précisément ? quelque chose n’est pas une chose, si tu ne connais pas le nom, tu peux peut-être me montrer avec ton doigt…

Quelque chose (ravalant sa morve)

Tu viens on va jouer aux cubes ?

Oui mai j’ai besoin de quelque chose.

Ok, dis-moi ce que tu as besoin.

Quelqqqqqqque choooooose (se roulant par terre en hurlant)

Bon je vais quitter la pièce maintenant.

Quelque chose (en fondant en larme)

Michoco, qu’est-ce que tu veux ?

Mais je veux quelque chose moi, maman ! (s’accrochant à ma jambe pour m’empêcher de partir)

sourd

 

Visiblement il sait ce qu’il veut, mais moi je n’ai toujours pas compris !!! Pour cette fois-ci j’ai réussi à faire diversion avec de la vaisselle à ranger mais je numérote ce dialogue de sourd car j’ai bien l’impression que ce n’est que le premier d’une très longue série…

 

L’image vient d’une autre blogueuse : un article sur un dialogue de sourds entre une maman et une conseillère en lactation (oui, je crois qu’en matière d’allaitement, on peut facilement friser le summum des dialogues de sourd…). C’est !

Instants rares

femme dans la rueMarcher dans la rue incognito.
Avec l’air fier de mes vingt ans.
Ne pas être reconnue,
Être considérée comme une personne parmi tant d’autres.
Vivre juste pour moi,
Et tenir une conversation futile ou pas, sur un sujet lambda ou sur la dernière actualité du moment.
Occulter un pan de ma vie,
Ne pas me demander non plus qui sont ou comment font les autres.
Et puis sourire du temps qui file.
Ou juste fermer les yeux pour profiter.
M’assoir sur un banc. Manger un pain au lait.
M’impatienter de le retrouver. Quand même.
Respirer intensément ces quelques minutes où ceux qui me regardent ne me voient pas comme une… maman.

Escapade scolaire

Mardi j’étais officiellement désignée d’office maman accompagnatrice de la sortie scolaire de la classe de Michoco. A vrai dire la maîtresse ne m’a pas vraiment laissé le choix, mais j’étais ravie quand même !

C’était une première pour les élèves, comme pour moi…

J’ai eu l’occasion de faire beaucoup de découvertes :

. Ce sont les enfants des parents accompagnants qui pleuraient le plus parce qu’ils voulaient toujours rester à 0cm de leur papa ou de leur maman. Sauf Michoco ! Il s’inquiétait tout de même de vérifier si je suivais bien le groupe… au cas où je me serai perdue ! En effet il était absolument scandalisé que je n’ai pas d’étiquette autour du cou avec mon prénom et le nom de mon école comme lui…

. Cette école est vraiment super (je le savais déjà, mais ça ne fait que confirmer !). C’était très bien organisé, l’équipe avait pensé à tout, des pots pour faire pipi, des nattes et des parasols pour le goûter, des bassines pour se laver les mains, des bouteilles d’eau pour boire au milieu de la visite, le bus et les horaires, au taquet.  Vraiment sympa de sortir dans ces conditions (surtout quand on connaît le Sénégal et qu’on sait que ça peut très vite dégénérer…)

. Michoco me parlait de la sortie scolaire tous les jours depuis 5 jours, il l’attendait, il savait qu’on allait y aller en bus, répétait le bruit des animaux, mais je me suis rendue compte que les autres enfants n’étaient pas forcément aussi renseignés / intéressés au programme que lui. Il fait partie du groupe des élèves qu’on peut qualifier d’enthousiastes ! Je pensais que tous les enfants l’étaient par nature, mais non !

. Les autres garçons de la classe ne sont pas plus autonomes que Michoco pour la gestion de leur pipi… Tandis que toutes les petites filles savent bien baisser leur culotte et leur short, les garçons n’arrivent toujours pas à ouvrir un seul bouton de leur pantalon, ni à baisser leur slip de 5 centimètres. Je ne voudrais pas généraliser, mais quand même il semble que certaines compétences se développent plus vite selon le sexe de l’enfant ! Michoco, qui est de la toute fin de l’année, est presque un des plus dégourdis (d’accord, je dis ça parce que c’est mon fils !! et aussi parce que c’est le seul que j’ai menacé…), il a daigné baisser son slip de 4 millimètres !

. Le goûter de Michoco ne ressemble pas du tout au goûter des autres enfants ! Heureusement ça n’a pas l’air de le déranger pour le moment mais il est le seul à avoir une tranche de gâteau ou une tartine fait maison et surtout un fruit frais ou une portion de fruit frais. Je pensais qu’ils seraient au moins 4 ou 5 dans son cas, mais non. Même si quelques-uns ont des compotes toutes prêtes, pour la plupart c’est sachet de biscuits en quantité parfois… industrielles ! 3 sachets individuels de gâteaux et un paquet de chips pour un enfant c’est trop quand même !!! La maîtresse d’un air désolée m’a dit que non, ce n’était pas parce que c’était la sortie scolaire, c’était tous les jours ainsi, du coup elle fait choisir les enfants et  limite à un paquet. Sans vouloir généraliser non plus, ça a l’air d’être une pratique courante chez les familles sénégalaises… Mais elle m’a demandé de ne surtout pas changer le goûter de Michoco qui est très bien comme il est !

. Michoco que je pensais très sociable est en fait assez solitaire en groupe. A partir du moment où il est entouré par d’autres, il cherche plus à rester seul dans son coin. Quand 19 enfants voulaient s’entasser sur un banc de 4 places, lui est allé se chercher une confortable racine d’arbre pour s’assoir. Durant 10 minutes il est resté peinard sans que personne ne lui dise rien. Après ça a dégénéré puisque tous les garçons ont voulu faire de même, en se griffant, se marchant dessus, s’escaladant. Ils se sont bien entendu tous fait gronder avec interdiction formelle de s’assoir sur la racine de l’arbre, mais Michoco lui avait déjà pris la poudre d’escampette pour créer un nouveau siège sur une pierre !

. A deux ans on peut être la tête de turc d’une maîtresse. Heureusement ce n’est pas tombé sur Michoco, mais personnellement, je n’ai pas trouvé B. plus indiscipliné ou terrible que les autres, et pourtant qu’est-ce qu’il s’est pris comme remarques…

. C’est parfois plus facile de gérer les enfants des autres que son enfant ! Michoco adore prendre la poudre d’escampette à la moindre occasion, pas pour faire des bêtises, juste parce que c’est bien connu : c’est toujours plus intéressant ce qu’il y a ailleurs… Bien évidemment quand j’étais chargée de lui tenir la main, il en profitait à fond et moi ça me stressait ! J’ai heureusement réussi à changer de groupe pour ne plus être responsable de lui et c’était très bien ainsi ! D’ailleurs Michoco était ravi également, tant que je faisais partie du groupe. Je surveillais donc U. qui visiblement a la même bougeotte que Michoco mais qui m’écoutait presque quand je lui demandais de rester prêt de moi. J’ai pu conserver un semblant de dignité aux yeux des maîtresses et des autres parents !

. Sans vouloir être médisante, le personnel du zoo ne semble pas des plus qualifiés (bon, ça aussi je le savais déjà, mais ça confirme…). J’assume le fait que je me suis sans doute adressée à la mauvaise personne mais à la recherche du nom de l’animal qui ressemblait à un faon, une biche, un gazelle sans corne (?) le gardien de l’allée m’a répondu que c’était une autruche. Non pas celui-là, celui d’à côté. Là ! C’est un zèbre madame. Ah d’accord… Merci monsieur ! Je n’ai pas vraiment cherché à polémiquer, d’autant que les 3 enfants qui m’entouraient commencer déjà à chercher partout le zèbre. Non il n’y a pas de zèbres les enfants, vous voulez qu’on retourne voir les crocodiles ?!

20150414_113414_resized. Ce que l’on fait seule avec son enfant peut soudain devenir très dangereux en groupe. Je ne veux pas jeter la pierre sur le zoo de Dakar, mais quand j’y repense, je ne sais pas ce qui m’a fait le plus peur : les crocodiles séparés de nous par un muret de seulement 1,5 mètres et la maman d’à côté qui nous raconte qu’en plus les crocodiles peuvent sauter très haut, le fait qu’un enfant de moins d’un mètre pourrait se glisser très facilement sous la barrière pour aller directement caresser le doux museau des… lions ! Ou alors les chimpanzés qui, surexcités par l’abus de sucreries que les badauds leur envoient, relancent violemment à la figure des visiteurs tout objet/nourriture dont ils n’ont pas envie. Finalement en fin de visite le dromadaire qui sort sa tête du grillage pour lécher les visages des enfants m’a semblé beaucoup plus amical ! D’ailleurs c’est le seul moment où j’ai eu le temps de prendre une photo. Bref ce zoo est une vraie catastrophe en terme de sécurité, de pédagogie, mais surtout de respect des animaux…

Bilan général : Fatiguant, mais fort instructif ! Et les enfants ont adoré !

 

Vider son sac et repartir sur de meilleures bases !

Une semaine.

Il m’aura fallu une semaine avant de pouvoir ouvrir une nouvelle page blanche de petite yaye.

Il y a certains articles qui vous laissent des marques. Celui sur le sommeil de Michoco n’était pas anodin. Ecrit sur le vif, il m’a permis de me décharger d’un trop plein. Il m’a permis aussi de recueillir d’adorables messages que je n’attendais pas mais qui m’ont fait me sentir vraiment moins seule. Quelle bouffée de courage… Merci !

Le soir même de l’article, Michoco a dormi d’une traite, pour ne se réveiller que le matin une fois le jour bien entamé ! J’ai déchargé mon sac et j’ai pu ainsi le coucher plus sereine, ne pas lui transmettre, sans le vouloir, une partie du poids de mes propres angoisses.

Je suis contente car j’ai aussi réussi à partager mon problème avec Grand Choco. Il revient d’un long voyage à l’étranger où il était seul. C’est donc frais et dispo qu’il m’a entendu. Quand il est trop pris par son travail, ses soucis, sa fatigue, le million de personnes qui le sollicite, c’est impensable… mais là, il est intervenu pour poser quelques limites, pour me soulager aussi. Pour Michoco c’est important de sentir qu’on est deux et qu’on est sur la même longueur d’onde. Pour moi aussi !

Samedi soir, je les ai un peu mis devant le fait accompli, mais ils ont joué le jeu, et puis si je les avais prévenu trop à l’avance Grand Choco aurait trouvé un imprévu impératif dans son planning… : je les ai laissé tous les deux ! Grand choco a joué, fait mangé, lavé, couché Michoco. ça va peut-être vous sembler bête mais en deux ans et 3 mois c’était la première fois… La première fois qu’il s’est occupé 4 heures de suite de son fils ; la première fois qu’il a accepté de gérer des impératifs de la journée : manger, se laver, dormir.

Et moi j’étais au cinéma, bien en avance, pour ne surtout pas rater le très demandé Timbuktu (merci le tout nouveau cinéma numérique de l’institut français qui nous permet de pouvoir découvrir les films bien plus tôt qu’avant !).

Depuis dimanche, Michoco ne s’endort plus l’après-midi. Je lui impose un temps calme d’une heure où il reste dans son lit pendant que je m’allonge moi aussi. Au delà de cette heure-là, s’il ne s’est pas endormi, je n’insiste pas. Du coup le soir il s’endort très tôt et sans souci, et il fait le tour du cadran voire plus. En fait il dort le même temps, mais c’est beaucoup moins stressant pour lui comme pour moi. Moins de conflits, de frustrations, de sentiments d’échec ou d’incompréhension.

Bon hier soir il était tellement claqué qu’il est parti se coucher à 18h55 avec 2 cuillères de soupe dans le ventre et sans prendre de bain… pas sûre que si je le mets dans une voiture dans l’après-midi, il ne sombre pas dans un profond sommeil, mais on va continuer à se chercher/observer/essayer…

20150401_083942_20150401084259770Il est trop tôt pour vous dire si on arrête les siestes auxquelles je tenais tant, qui lui faisaient du bien et qui me permettaient de poursuivre mon travail l’après-midi. Je ne sais pas si il est entrain de changer de rythme ou si c’est une période, si je fais bien ou mal, et de là à savoir ce que nous ferons dans quelques semaines… mais aujourd’hui, 7 jours après de chaudes larmes qui roulaient sur nos joues, on se porte mieux vis à vis du sommeil !

 

mille et un bisous

bisou ecureuil

Des bisous, il y en a de toutes sortes et surtout pour tous les goûts !

Chez nous il y a :

les bisous classiques

les bisous dans le cou

les bisous de partout

les bisous smack : on fait bien claquer le bruit du bisou

les bisous prout : pareil que les smack mais avec le bruit des prouts

les bisous esquimaux (rebaptisés bisous clown par Michoco) : on s’embrasse en remuant le bout du nez contre celui de l’autre

les bisous papillons : les cils papillonnent et s’embrassent

les bisous poisson : bab bab bab

les bisous éléphants : la pointe du doigt comme une trompe d’éléphant vient s’agiter sur le nez, la bouche de l’être à embrasser

les bisous lapinou : les joues aspirées pour créer une bouche de lapin

les bisous cocotte : qui picorent la partie à embrasser

les bisous cul-de-poule : la bouche pincée bien en avant

les bisous baveux : qui dégoulinent de baaaaaaave

les bisous de papi : qui aspirent toute l’oreille et mélangent bisous smack et bisous baveux

les bisous vent : on vient souffler comme une caresse sur la partie à embrasser

les bisous des africains : comme une bise mais ce sont les côtés des crânes qui se touchent

les bisous de cheveux : que c’est doux de venir chatouiller la joue, le ventre, le cou, les pieds avec la pointe des cheveux !

les big bisous : Carlos, ça ne vous rappelle rien ?!

les bisous amoureux : mais ça c’est réservé aux amoureux !

les bisous petons : les doigts de pieds s’approchent pour se faire un bisou

les bisous secrets : de tout petits bisous glissés dans le creux de l’oreille comme des secrets

les bisous volés : furtifs mais si jouissifs !

les bisous mitraillette : des rafales de bisous en veux-tu en voilà…

les bisous mobylette : brrrrrrrr, moteur allumé, c’est la vibration des lèvres qui vient chatouiller la partie à embrasser

les bisous garde à vous : se mettre au garde à vous avant de donner/recevoir un bisou

les bisous les yeux fermés : encore plus doux à donner ou recevoir

les bisous barbichette : je te tiens, tu me tiens… au lieu d’une tapette, on fait un bisou !

les bisous renifleurs : avant de faire un bisou, on vient renifler bruyamment la zonne à embrasser

les bisous qui piquent : réservés aux papas ou aux femmes à barbe

les bisous garou : qui arrivent sur vous à pas de loup

les bisous escargot : au moment de faire le bisou, sortir la langue et bien faire dégouliner !

les bisous aspirateur : on embrasse et on aspiiiiiire !

les bisous musicaux : là on l’on a placé sa bouche pour embrasser, on entonne une chanson

les bisous cajolins : les joues se font des bisous

les bisous jean-qui-rit ! on fait la moue, on fait un bisou, on sourit, etc…

les bisous spaghettis : la belle et le clochard, ça vous rappelle quelque chose ?

les bisous popotin : dandiner ses fesses contre celles à qui vous voulez en faire un

les bisous à mémé : les lèvres rentrées comme si on n’avait plus de dents

les bisous coucou : on cache son visage entre ses mains et en les ouvrant on sort un bisou, comme un coucou d’horloge

les bisous des genoux : que s’est drôle d’essayer de se toucher les genoux !

les bisous gourmands : à croquer…

les bisous planquette : caché sous la couette ou sous la serviette, on sort de sa cachette

les bisous furax : en cas de grosse colère, débouler furieux vers l’être à embrasser et lui sauter au cou/le serrer dans ses bras pour l’envahir de bisous

les bisous chaton : s’approcher de la partie à embrasser en miaulant

et bien d’autres bisous…

 

Et vous, vous aimez les bisous ? vous jouez à vous faire des bisous ? Quel est votre bisou préféré ?

 

 

Ce samedi matin, c’était petit déjeuner du dimanche !

Ce matin, Michoco m’a rejoint dans la chambre à 7h30.

Depuis début janvier, finies les 13-14 heures de nuit… Depuis que les barreaux sont ouverts, qu’il fait plus froid, qu’il se dit que le matin est venu au moindre bruit trop matinal des voisins, qu’il a eu deuzans (terrible deuz vous connaissez ??!), c’est plutôt 6h30 que 9h… Ouch, ça me pique les yeux, et puis il faut dire que j’avais bien pris mes aises dans ses amplitudes horaires, mais ça c’était avant…

Bref hier soir, je l’avais bien averti : ne pas se pointer avant qu’il ne voit de la lumière par la fenêtre, il a « essayé de tenter de tester » à 7h (mais sans se lever du lit, comme quoi il a bien enregistré ce que j’ai dit…). Avec un petit rappel à l’ordre, on y est finalement parvenu !

20150207_091337_resized_17h30. Mon petit prince arrive sourire aux lèvres (ouf il ne m’en veux pas de l’avoir abandonnée tout seul dans le noir…), « Jour maman, fini dodoooooo !!! »

Contente de cette mini-victoire (sur moi-même surtout), le samedi matin sous la couette a été encore plus doux que d’habitude.

Ni Michoco, ni moi n’avions envie d’en partir.

J’ai envoyé en mission Michoco pour récupérer l’ordinateur dans le salon et on s’est fait une matinée couette ! et câlins ! et dessins animés ! Bref, on a traîné au lit…

20150207_094557_resized_1Sur les conseils des copines instagram (et oui même dans le lit nous avons la connexion wifi !), nous avons attendu un livreur de petit déj au lit, mais personne n’est venu, alors pour se résoudre à sortir un orteil de la couette, j’ai organisé un « vrai » petit déjeuner  !

Bien vitaminé, gourmand et bien garni : Toasts, fruits, céréales, jus d’orange, œufs à la coque… à 10h du mat.

20150207_095341_resized_1C’était trop agréable ! D’habitude c’est notre petit déjeuner du dimanche mais ce matin j’avais envie qu’on soit dimanche…

Maintenant il va falloir que je me creuse la tête pour que dimanche n’est pas le goût du lundi matin ;-)

Et chez vous, les petits déj’ du week-end c’est sacré ou vite fait ? Matinal ou tardif ? Seul ou en famille ?

Bon week-end !

… et revenir au calme

En plus de notre coussin de colère (petit rappel ici), Michoco a aussi son coin de calme !

Deuxième stratégie car parfois ce n’est évacuer sa colère dont il a besoin, mais plutôt revenir au calme…

20140917_164115_resizedJ’ai dédié un petit coin du salon qui ne servait à rien, contre un bord du canapé, où Michoco ne joue jamais habituellement. Un jour ça débordait… Je l’y ai placé quelques instant en lui disant qu’il avait besoin de se calmer et suis revenue discuter avec lui.

Maintenant quand je lui dis qu’il a besoin de se calmer, il fonce dans le coin de calme et s’assoit. Si je viens à sa rencontre il me dit « non, pas, pas », pour me signifier qu’il n’est pas calme, que ce n’est pas le moment de venir ou bien « a y est » en faisant dépasser sa petite tête trop craquante de derrière le canapé pour me dire qu’il est calme.

Parfois je le surprends à s’y rendre tout seul et à en sortir tout seul sans que j’intervienne, c’est vraiment hallucinant ! Se joue-t-il un film dans sa tête ? En ressent-il le besoin à ce moment précis ? Il est le seul à savoir…

Son coin de calme fonctionne bien, ces « mises sur la touche » ne durent jamais plus de quelques secondes et permettent de faire descendre la pression, de l’écarter un peu pour lui faire prendre conscience d’une situation.

Vu l’efficacité sur Michoco, je suis moi-même entrain de réfléchir à me créer un petit coin de calme  où je pourrais m’isoler pour quelques secondes/minutes quand je sens que ma cocotte-minute monte ! Un petit coin de calme où Michoco saurait que je peux moi aussi avoir besoin de quelques secondes toute seule avec moi-même pour prendre du recul, me calmer, retrouver un petit équilibre intérieur perturbé par un facteur extérieur…

Je ne sais pas si c’est notre coussin de colère et notre coin de calme vont marcher dans la durée, mais nous les avons vite adoptés. Nous ne les utilisons pas toutes les minutes, ni même tous les jours mais ce sont des petites astuces faciles à mettre en place, peu « coûteuses » en temps, gratuite et vraiment efficaces (pour nous) (pour l’instant). Bref, elle me plaisent bien ! Et en plus elles me rendent fière de mon fiston et fière de moi-même !

Et vous, quelles sont vos petites astuces ?!

Pour évacuer la colère…

Avec le début de l’école, la fatigue en plus, sûrement quelques frustrations cumulées, le terrible-two qui pointe son nez, Michoco a commencé à piquer quelques colères, s’énerver en lançant des objets ou en me tapant (merci les petits copains de l’école qui donnent l’exemple…), faire le foufou sans raison apparente.

N’aimant pas me faire taper (ah ! vous non plus ?),
ni subir les roulades incontrôlées de mon petit ange soudain possédé par le démon en personne (si, si !),
ni le voir fondre littéralement en larme si j’ai le malheur de hausser un peu le ton sur lui (snif…),
en plus de bonnes doses d’ocytocines (petit rappel ici), j’ai décidé de réagir illico presto !

20140917_164143_resizedNous avons maintenant un coussin de colère. Il est toujours positionné au même endroit de la maison. Michoco a le droit d’être en colère, tout le monde a le droit d’être en colère. Mais il n’a pas le droit de l’exprimer sur les objets ou sur sa maman, ni personne d’autre d’ailleurs. S’il est en colère, je l’invite à exprimer sa colère en allant taper le coussin autant qu’il en a besoin. C’est la seule chose qu’il a le droit de taper.

Je lui ai expliqué que c’est un coussin spécial qui n’a pas mal quand on le tape et qui permet de faire sortir toute la colère qu’on a en soi. Je lui ai réexpliqué qu’on ne tape pas les autres objets, ni les animaux, ni les personnes. Je lui ai redit qu’il avait le droit d’être en colère, que ça arrive à tout le monde, que ça fait partie des sentiments de la vie, mais qu’on ne pouvait pas l’exprimer n’importe comment en cassant les choses ou blessant les personnes. Une fois toutes ces explications données, mise en pratique sur quelques cas concrets…

Figurez-vous que j’étais la première étonnée : ça marche super bien (avec Michoco) (pour le moment) ! Le coussin lui permet effectivement d’évacuer sa colère de manière radicale. Une fois qu’il a donné deux ou trois coups dessus, il passe très vite à autre chose alors qu’avant il pouvait se rouler par terre, démolir tout ce qui lui tombait sous la main, me ou se blesser, rester grognon pendant de longs instants, ne plus vouloir rien durant de longues minutes. J’ai l’impression qu’il a intégré le fonctionnement du coussin de colère. J’étais fâchée contre quelqu’un et entrain de l’expliquer à Grand choco et Michoco, qui n’a pas les oreilles dans sa poche, s’est levé, a foncé cherché le coussin et me l’a présenté !

J’étais à la fois très surprise qu’il ait si bien capté notre conversation (ça veut dire attention aux conversations devant mon fiston-éponge…) et étonnée qu’il m’apporte la solution.

Une petite interrogation : Parfois il ne me semble pas du tout en colère, et il tape sur son coussin de colère. Je ne sais pas s’il le fait par jeu ou si il a une colère qu’il a besoin d’exprimer et dont je n’ai pas connaissance ? Etant donné que le coussin de colère est en accès libre, c’est à lui de gérer s’il en a besoin ou non. Je le laisse donc faire tant que ça reste dans le cadre qu’on s’est fixé : le coussin reste toujours au même endroit car quand on est en colère, tout le corps est emporté par la colère et on n’a pas l’esprit à chercher le coussin de colère à gauche ou à droite.

Comme il faut donner l’exemple, et depuis que Michoco m’en a donné l’idée, moi aussi quand je suis en colère, je vais taper un bon coup sur le coussin de colère : figurez-vous que ça fait un bien fou !!! ça évacue toute la tension et je regrette de ne pas l’avoir pratiqué plus tôt pour moi-même…

Une solution toute simple, toute bête mais qui fait vraiment un bien fou et que je conseille aux petits comme aux grands !

 

(la suite demain avec notre astuce complémentaire pour revenir au calme ! c’est !)