une plume

plume

Moi qui aime tant prendre la plume,
Pour tes 40 ans je t’en ai offerte une.
Parce que parler c’est difficile,
J’avais envie que tu écrives sur papier tes envies, tes rêves d’avenir.

Tu m’as dit que tu les connaissais.
Je ne suis pas sûre de pouvoir en dire autant…
Tu es parfois si secret, tout le temps si absent.
Comment te deviner ?

J’espère que tu utiliseras cette plume pour m’aider à m’envoler avec toi.
Je pourrais peut-être te donner des ailes, qui sait ?
Encore plus belles et plus grandes,
Pour s’envoler ensemble vers un endroit meilleur.

Tu en doutes encore sûrement,
Mais toi aussi tu as le droit au bonheur,
Et pour cela tu as tout l’avenir devant toi,
et une petite marchande de plumes tout près de toi.

Je t’aime encore tu sais.

 

L’image vient de ce blog rempli de plumes !

35 cheveux blancs

0565d052df_cheveu-blanc_dr_03Pour fêter ce nouveau printemps, j’avais décidé d’enlever de ma tête… 35 cheveux blancs !

Quelle drôle d’idée…

Mine de rien : un par ci… un par là… ils commencent à pointer le bout de leur nez ceux-là !!

N’allez pas croire qu’ils me dérangent, je me sens pas vieille je n’accuse pas le coup de cette année de plus qui me fait basculer dans la seconde moitié de la trentaine, au contraire, j’ai (encore)l’impression de me bonifier avec le temps !

Finalement ces 35 ans ressemblent étrangement à mes 25… avec l’immense bonheur d’avoir à mes côtés le plus extraordinaire des fils et la chance inestimable d’avoir la tête, le cœur, le corps, , les mains, les yeux, les pieds, les tripes remplis d’aventures extraordinaires.

Résultat des courses… des cheveux blancs, j’en ai plus que pour mes 30 ans, mais pas encore 35 à arracher de ma tête ! Comme quoi il doit me rester encore quelques expériences à vivre, avant de me faire plus de cheveux blancs ;-)

 

La photo vient de : http://www.tripalbum.net, un magnifique site de photos de voyages prises par l’adorable Guillaume, allez y faire un tour, ça vaut  vraiment le détour !

ma maman a 37 ans…

bougieanniv

 

Quand j’avais 9 ans, elle en avait 37.

Depuis les années passent, je grandis, je vieillis même. Elle aussi. Mais pour moi, elle a toujours 37 ans…

Quand je la vois, je redeviens une petite fille qui regarde sa maman comme si c’était la plus belle maman du monde entier, la seule, l’unique !

Je me souviens les cartes de fête des mères préparées avec soin, les petits mots d’amour laissés sur la table, les fleurs de pissenlis dans un verre à moutarde. C’était hier.

Elle avait les cheveux courts. Et moi aussi. Ne me demandez pas pourquoi mon fiston a une coupe d’iroquois, tout ça c’est une histoire de mini-moi…

J’avais toujours des jupes en matière jogging, des hauts en coton quand toutes les barbies de ma classe étaient en dentelles et en froufrous. Des vêtements pratiques, confortables, plus qu’élégants, et voilà que je suis la première à habiller mon garçon « à l’aise » car on n’est jamais aussi beau que lorsque l’on se sent bien dans sa peau… et libre aussi !

Sa colère, son mal-être, son trop-plein on le reverse malheureusement contre ceux que l’on aime le plus. Peut-être parce que ce sont ces personnes qui vous en voudront le moins ? Peut-être parce que ce sont ces personnes qui vous ont appris à ne pas tout garder en vous. Que c’est injuste d’être maman…

Je me suis souvent exaspérée qu’elle ait toujours un train de retard, sur les tampons hygiéniques, les garçons, les déménagements, mais c’est elle qui m’a fait ce cadeau de billet de train d’avance, de cette capacité à avoir confiance en moi, à ne pas attendre des autres. Au lieu de m’énerver, j’aurais du lui dire merci ! J’essaierai d’y penser la prochaine fois, même si je n’y arriverai pas toujours…

Quand elle allait mal, je n’ai pas compris, ou bien j’ai trop compris. Je n’avais plus 9 ans, j’en avais 15, l’âge où c’est trop révoltant de comprendre que le bonheur ce n’est ni gagné ni acquis. J’ai voulu prendre tous ses problèmes et les enfouir en moi pour qu’elle ait 37 ans à nouveau et que j’ai 9 ans pour toujours. Que les enfants sont à fleur de peau sur les émotions de leurs parents…

J’aimerai plus vous parler d’elle, mais vous parler d’elle revient à vous parler de moi et vous parler de moi à vous parler d’elle. Encore cette histoire de mini moi… Et puis au fond je la connais tellement bien que je ne la connais pas tant que ça… On se côtoie. Pudiquement. Voilà que je ne sais même plus par quel bout commencer…

En ce moment ça ne va pas très fort, elle ne m’a rien dit, je ne sais pas si c’est ce nouveau chiffre tout rond, cette tiroïde, le poids de ces fêtes kilométriques ou autre chose, mais à tout âge les mamans sourient et les mini-moi sont de sacrés drôles d’éponge… ainsi va la vie.

Aujourd’hui elle a 60 ans. Pour sa maman à elle, elle a peut-être toujours 9 ans, pour son petit-fils elle aura peut-être toujours 60 ans, mais pour moi elle a toujours 37 ans !

Bonne anniversaire ma maman chérie d’amour que j’aime tant !

Je t’aime d’un amour infini, plus grand et plus doux que tous les pétales de fleurs de la terre entière réunis !

 

Si vous cherchez à acheter ces bougies d’anniversaire, c’est par ici !

Mon mini-moi

gustav-klimt-mere-a-l-enfantTu viens de moi.

Tu étais moi.

Tu étais dans moi.

Du fond de mon ventre tu es sorti pour mener ta propre vie. Respirer de ton propre souffle.

J’avais hâte de faire ta connaissance et je n’avais pas encore réalisé si tu étais toi ou si tu étais moi.

Je te regardais et je me voyais moi. Je ne m’attendais pas à ça. J’avais juste hâte de te voir et je ne savais pas que j’allais me voir.

C’était un peu troublant mais je ne te voyais pas toi, je me voyais moi.

Aujourd’hui tu grandis, tu voles de tes propres ailes de plus en plus, même si tu as souvent besoin de moi. Tu mènes ta vie. Je suis là seulement pour t’accompagner sur un bout de chemin.

Alors je te donne la main si tu en as besoin, pour te montrer que je suis là, que je serai toujours à pour toi.

Pourtant je ne me suis jamais autant demandé si tu n’étais pas moi…

Je ne sais pas si je continuerai à me voir autant dans toi et si oui, combien de temps. Je ne sais pas si les autres te voient comme ça ou si ils me voient comme ça !

Est-ce parce que l’on passe beaucoup de temps ensemble, parce que je te donne beaucoup et que tu prends beaucoup ?

Est-ce moi qui veux voir ces choses-là en toi… complicité ? empathie ? voir l’autre en soi… et se voir en l’autre… tout un programme !

Je me plonge dans tes yeux et je me vois dans tes amandes. Tu les laisses bien ouverts, grands, malicieux. Tu es plongé dans mes yeux toi aussi et je sais que tu te vois dans mes amandes. Comme moi, tu n’en perds pas une miette !

Aujourd’hui tu as deux ans. Bon anniversaire mon petit moi !

 

 

Si vous êtes féru d’art, vous aurez sans doute reconnu en illustration un gros plan sur une des œuvres de Gustav Klimt, les trois âges de la femme, 1905.

c’est l’anniversaire de mon père

tapette-a-mouchesAujourd’hui c’est l’anniversaire de mon père.

Je ne sais pas si il lira cet article car il n’a jamais parlé avec moi de mon blog. Quand c’est bien, il considère que ça ne mérite pas d’être dit. Quand c’est beau, il estime que ce n’est pas nécessaire de le faire savoir. Quand il aime, il juge que ça ne sert à rien de l’exprimer. Alors j’imagine qu’il le lira puisque pour les autres articles il n’a jamais rien dit. Si il ne le lis pas, ma mère le lui en parlera.

Bref, c’est son anniversaire et cette année je ne vais pas lui souhaiter.

Je ne vais pas lui souhaiter car depuis notre dernier passage en France au mois de juillet je ne lui adresse plus la parole.

Je ne lui adresse plus la parole car il m’a frappée avec une tapette à mouche.

Il m’a frappée avec une tapette à mouche alors que je n’avais rien fait, mais excédé par le trop-plein qu’il ne pouvait pas exprimer envers son autre fille, envers sa petite-fille et le spectacle qu’elle a perturbé, c’est moi, qui passait tranquillement par là, qui ait reçu. Devant mon fils en plus.

Il ne m’a pas blessée physiquement, mais pour moi aussi c’était la goutte d’eau de trop.

La goutte de trop à devoir encaisser qu’il dise aux voisins qu’il s’en foute qu’on vienne lui rendre visite, qu’il est mieux tout seul ; la goutte de trop à devoir supporter ses remarques sur la prétendue éducation qu’on a reçu et qu’on ne transmet pas à nos enfants. La goutte de trop après avoir passé une semaine à mettre tout en œuvre pour que tout se passe au mieux. Oui quand on a un an, deux ans, trois ans, quatre ans, on bouge, on parle, on touche à tout, c’est un peu le concept des enfants, sinon on peut tous élever des poupées, ça respecte mieux les consignes une poupée, ça ne cause pas de soucis, mais ça donne moins d’amour qu’un enfant ! Alors on fait comme on peut, on y met tout notre cœur et on ne s’en sort pas trop mal.

Papa je te parlerai avec plaisir quand tu t’excuseras.

Juste un pardon, un simple pardon pour me dire que ton geste a dépassé ta pensée.

Je ne te demande même pas de me dire je t’aime, même si tu ne me l’as jamais dit.

Je ne te demande même pas de me prendre dans tes bras tendrement, même si tu ne l’as jamais fait.

La moindre des choses quand on fait une erreur est de s’excuser et essayer de ne pas blesser les gens.

De mon enfance, j’ai retenu cette leçon et je l’applique dans ma vie, je tente aussi de la transmettre à mon garçon.

Ton geste m’a blessée.

Tu rodes comme un lion en cage derrière l’écran Skype quand je parle avec maman, tu ne dois pas trop savoir comment t’y prendre. J’imagine que ça doit te rendre triste car j’ai vu ta gorge nouée quand la porte de la voiture s’est refermée sur notre départ.

Alors voici le mode d’emploi en guise de cadeau d’anniversaire :

Tu peux écrire un commentaire à la fin de cet article, prendre ton téléphone, m’appeler sur Skype, m’écrire un message sur Skype, m’envoyer un email, m’écrire une lettre, préparer une carte postale, faire voler un message dans un ballon d’hélium, l’attacher à la patte d’un pigeon voyageur, lancer une bouteille à la mer, tu peux m’envoyer des fleurs ou commander un gâteau avec tes excuses marquées dans le chocolat, m’écrire une chanson et même faire venir une chorale pour me la chanter, m’offrir des vacances au bout du monde juste toi et moi pour l’écrire sur le sable, prendre un avion pour venir dès demain me le dire en face, faire survoler un avion au-dessus de ma tête pour l’écrire dans le ciel, tu peux creuser un tunnel jusqu’à chez moi ou aller me chercher la lune mais je n’en demande pas tant. Il y a mille façons et un pardon me suffira. Un mot. A partir du moment où c’est sincère.

Tu me manques. Et quelques soient tes défauts je t’aime.

 

Pour ceux qui voudraient acheter cette magnifique tapette à mouche, vous pouvez la commander ici pour la modique somme de 1,80 euros, mais avec attaquez-vous aux mouches plutôt qu’aux gens que vous aimez !

 

22 + 2 = 2 !

20141019_114845_resized_1Le mois passé il y avait le passage à l’automne pour me le rappeler, mais ce mois-ci j’ai oublié ! Oublié le moi-nniversaire de Michoco.

Hier il a eu 22 mois…

Cet oubli me confirme qu’on est bien passé à autre chose, qu’à son âge on ne compte plus en mois…

22 + 2 = 2. Dans deux mois il aura deux ans…

Deux petits mois où je ne vais que pouvoir constater une fois de plus qu’il n’est vraiment plus un bébé.

Exit les couches depuis cet été, notre quotidien est fait de jeux sur le pot, il vient me voir les bras débordant de petites voitures et de playmobils et me dit fièrement « caca » avant de se diriger vers la salle de bain, si je passe la tête trop tôt, il me fait « non », accompagné d’un geste de « va-t’en ! », de cacas « cargot » (pour vous mettre dans la confidence, Michoco adore observer si ses cacas ressemblent à des escargots et là il veut absolument que je sois là !), de pause pipi avant de monter dans la voiture ou sur le chemin de notre promenade.

Exit les petits pots, les derniers qui trainaient dans le congélateur ont été vidés et pas remplacés. Maintenant c’est assiette et fourchette et gare à maman si elle s’avise de vouloir aider…

Exit les bodys et les babygros, remisé dans un carton.

Il court à une vitesse folle, escalade les tas de sable, les tas de cailloux, saute les margelles. J’ai peur, mais je ne dis rien car il connaît bien mieux ses limites que moi en fait…

Les mots c’est comme un catalogue de Noël, y’en a pour tout le monde, tous les goûts et ça ne finit pas. Des fois je me demande d’où ça sort : princesse ? accroupi ?? Et puis je me rappelle qu’il passe la moitié de ses journées à l’école où il découvre plein de trucs !

D’ailleurs il ne passe plus la porte noire de notre portail sans y faire un trait avec le doigts et énoncer haut et fort son prénom, il paraît qu’à l’école ils font l’appel !

Il y a aussi le début des réponses qui tuent :
« Comment s’appellent tes amis à l’école ? » « Copains ! » Bah oui, logique… Je dois lui demander trois fois par jour, il ne va pas non plus me les énumérer à chaque fois…
« Est-ce que tu as le droit de monter sur la table ? » « Non non non ! » Je vous laisse imaginer la petite intonation et le sourire qui vont bien…
« Qui est coquin ? » « Seck ! » (notre gardien) La réponse parle d’elle-même je crois.

Kaï maman, kaï* (« viens » en wolof), une main de fer dans un gant de velours. Il en impose Michoco, il dirige son petit monde comme il l’entend, arrive toujours à ses fins, mais tout en douceur, j’adore !

Il maîtrise son petit monde à la perfection, ses jouets, ses livres, les rythmes, l’heure du dodo, son environnement aussi : sur le chemin pour aller à l’école, il ne rate pas un camion citerne (tiiiiiiterne !), pas un drapeau qui flotte au vent (apeau, apeau !!!), les gens qu’il côtoie : impossible de partir de l’école le midi sans avoir embarqué son copain Nathan et la nounou de Nathan qu’on dépose en route.

Les négociations pour sortir sans une tonne de jouets de la maison tirent en longueur, mais j’arrive encore à avoir le dernier mot, jusqu’à quand ?

Et puis il y a ces moments où il me saute au cou pour descendre de sa chaise à la fin du repas.

Il y a ces « maman » quand il aperçoit ma tête à la porte de sa salle de classe.

Et puis ces « bobos là… bobo là » quand je lui passe de la crème sur ces ex-boutons de moustiques, je vois bien qu’il joue la montre, mais j’en profite un peu beaucoup moi aussi !

Il y a ses éclats de rire et ses grands yeux qui brillent quand je lui cours derrière avec des grognements de monstre ou qu’il sort de sa cachette…

Et son sourire tout en retenue quand je lui bisouille les joues, les oreilles, le cou !

Je profite de chaque seconde car bientôt il n’aura plus besoin de ma main pour descendre les tas de sable, il ne m’invitera plus à observer ses cacas-cargots ou à partager ses jeux, m’expliquera que c’est « has been » de sauter au cou de sa maman ou de sourire sous ses bisous…

Je sais que j’ai encore un peu le temps, mais vu à l’allure à laquelle ces 22 mois sont passés, je préfère m’y préparer en conséquence et profiter, profiter, profiter !

 

happy (birth)day !

7h30 : Ouvrir les yeux quand il fait déjà jour, sauf que les moutons, les oiseaux, les talibés, les voisins, le camion poubelle et la mosquée ont tous oublié de se réveiller ce matin…

7h31 : se lover contre son chéri, chaud comme du bon pain, doux comme du velours, endormi comme une marmotte

20140527_1624147h58 : entendre son fiston appeler tranquillement dans son lit « ce matin maman ton cadeau : une heure de sommeil en rab ! »

8h12 : entendre la sonnerie des mails retentir sur mon téléphone : après 7 jours de coupure abusive et autant de jours passés à s’énerver, supplier, pleurer, expliquer, hurler, se décourager… internet est de retour dans ma vie !

8h13 : avoir déjà le Facebook, le Skype et la boîte mail remplis de gentils messages, petites pensées, affectueux coucous (dont même un message de grand choco qui cette année n’a visiblement pas oublié !)

8h22 : organiser un petit-déjeuner pic-nic dans le salon avec michoco, la bouche, les mains et le tapis pleins de fraises et grand choco sa tasse de café à la main, un torchon dans l’autre pour se défendre et défendre son costume contre michoco et ses fraises qui du coup ne cherchent qu’à s’approcher de lui (le torchon n’est même pas rouge, mais ça prend des airs de corrida tout ça !)

20140527_1324599h13 : commencer sa journée de boulot dans la bonne humeur

9h14 : finir sa journée de boulot dans la bonne humeur : coupure d’électricité donc plus de batterie pour l’ordi et plus d’internet !

9h15 : décider qu’aujourd’hui c’est pas grave et se recoucher, dévorer les dernière pages de son bouquin

11h14 : recevoir un appel de son papounet (avec ma mamounette derrière lui !), eux aussi n’ont pas internet (décidemment…) mais voulaient quand même me joindre

20140527_17354311h18 : décider d’arrêter de tourner en rond pour rien, chômage technique c’est chômage technique… et s’habiller comme une princesse, porter le cadeau que je me suis auto-offert pour la fête des mères

11h43 : arriver dans un hôtel de luxe comme une star, se la péter grave, sentir à pleins poumons la mer et aller se faire papouiller les pieds

13h35 : s’endormir à moitié pendant qu’une esthéticienne finit de me masser la seconde main

20140527_15232613h40 : s’installer dans un douillet canapé, capter le réseau wifi du hall de l’hôtel de luxe et bosser sous une musique douce, dans une ambiance douce, entourée de gens doux

13h41 : chater encore un peu sur Skype avec des copains, envoyer des messages de joyeux anniversaires à ma belle-soeur, mes copines, la fille d’une connaissance qui sont nées aujourd’hui

14h32 : entre 2 mails et un courrier (bon ben faut que je bosse un peu quand même…) envoyer un texto à grand choco pour l’inviter à passer la nuit à l’hôtel ce soir, mmmmm…

14h45 : sentir le soleil sur sa peau, se regarder dans son ombre, se trouver belle, se sentir belle

20140527_15391114h55 : s’arrêter acheter des sushis (comme je vous l’avais promis !!! je vous raconterai tout en détail bientôt…)

15h06 : entendre son fils qui joue, rigole, s’amuse avec la nounou et le voir venir m’accueillir en haut de l’escalier à bras ouverts, un énorme baiser sur la joue, le sourire jusqu’aux oreilles

15h22 : prendre en photo sous tous les angles mes sushis avant de les manger et trouver que mes photos sont jolies

15h40 15h25… : se préparer un dessert pas japonais pour un sou : un bol de glace à la vanille de Madagascar parsemé de fraises

15h58 : suivre roland-garros et se réjouir que ce ne soit que le 2ème jour, encore 12 jours à profiter !

TENNIS - INTERNATIONAUX DE FRANCE 201316h17 : chercher une idée de resto pour ce soir et trouver pleins d’idées de sorties à organiser pour le mois à venir

16h32 : arriver au bout de mon article et regarder le ciel. bleu ! sortir sur le balcon, être éblouie, un peu, sentir le vent, un peu, entendre les murmures dans la rue.

16h33 : décider de préparer un gâteau minute pour souffler  à l’heure du goûter une bougie bricolée avec un chauffe-plat et un pic à brochette…

20140527_17371317h32 : finir la journée et aller jouer dehors avec michoco, regarder les gens qui passent, leur sourire comme tous les jours, leur dire bonjour comme tous les jours !

Aujourd’hui c’est mon anniversaire et la vie est vraiment belle parfois !

16 mois

J’avais préparé un article pour les 15 mois de michoco. Puis faute de temps je ne l’avais pas publié. Je m’étais dit : « pas grave, je le garde au chaud pour ses 16 mois !’

Ah, la bonne blague !

J’ai réouvert l’article, il comptabilisait ses siestes, les mots qu’il dit, ce qu’il mange, ses petits rituels.

Inutilisable…

Tout a changé, si vite, si fort.

J’ai l’impression d’avoir laissé cet article en suspens depuis plus d’un an ! C’était il y a un mois seulement et déjà je ne reconnais plus ce michoco de 15 mois…

Et dire qu’un jour les mois se transformeront en années, que ce ne sera pas 15 ou 16 mois, mais 15 ou 16 ans…

Je vous laisse, je retourne vite vite profiter de lui, à fond, plus fort, encore et encore, plus plus, toujours, et plus mieux !

 

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14 mois

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Neuf mois dans mon ventre (enfin 8 et des poussières), et 14 mois de plus dans ma vie.

Aujourd’hui tu as 14 mois…

Déjà !

Chaque jour qui passe j’ai l’impression qu’un ange passe dans mon sommeil et efface tous mes souvenirs, les bons comme les mauvais.

J’ai oublié quand tu étais en moi. Je me souviens à peine de tes coups de pieds, de tes fesses qui venaient me compresser les côtes, de mes mains posées en permanence sur mon ventre. J’ai oublié ta naissance, j’ai oublié tes sourires aux anges, tes petits ongles qui te griffaient le visage, tes premières couches, ton premier bain.

Quand je tiens un bébé plus petit que toi ou un nouveau né tout frais, c’est comme si c’était la première fois, alors qu’il n’y a que quelques mois, c’était toi qui faisait cette taille, ce poids.

Quand je lis un article sur un bébé plus jeune, les souvenirs reviennent, mais ils sont si lointains déjà.

J’ai oublié tes doigts « zébrés » avec les phalanges du haut plus foncés que le reste de ta main, mon petit afri-péen. J’ai oublié tes tétées interminables, tes premiers repas, tes premiers arreuh, tes hurlements inconsolables, tes sommeils si chaotiques, tes premiers fous rires, ton premier Pa-Pa, ta première dent qui a mis si longtemps à venir, tes premiers quatre pattes. Et bientôt je sais que j’oublierai tes premiers pas.

Depuis que tu es né, le passé est derrière, l’avenir est devant et je ne pense qu’au jour présent. Je profite de toi chaque jour, au jour le jour.

Il me reste quelques sensations, quelques moments gravés mais j’aimerai tout garder en moi, chaque souvenir, chaque instant. Ils sont si diffus, et le présent est si présent.

En même temps le mauvais aussi s’évapore avec le bon et une évidence : tu es toujours prêt de moi.

Tu es un magicien mon tout petit bonhomme déjà si grand.

13 mois !

Il y a 13 mois, tu étais dans mon ventre. 20140120_101951
Aujourd’hui je te tiens contre moi et me demande comment c’était possible…
Tu es si grand, si beau !
Je suis si fière d’être ta maman ! Mon tout petit déjà grand…
Comment imaginer la vie sans toi maintenant ?

13 choses que j’aime en toi (parmi tant d’autres !)

1. Tu glisses ta tête contre mon cou pour un petit câlin du matin qui dure 1, 5, 20 minutes avant de commencer la journée.

2. Tu passes la tête dans le salon et cours en rigolant pour venir te jeter dans mes bras.

3. Quand tu te réveilles de la sieste, je t’entends m’appeler : MA-MAN, MA-MAN, tu files dans notre chambre et attrapes la photo de ton papa qui trône sur la table de chevet et me l’amènes fièrement en disant PA-PA.

4. Tu vas chercher mes chaussures pour me signifier que tu as envie de sortir et attrape les chaussons à tes pieds si je te dis : « on va mettre les chaussures ? » Tout ce que tu comprends, tu me le montres avec tes doigts, des sons, ta bouille.

5. Tu fonces à la table où sont posés les biberons en me dit « Tê-tée ». Si j’attrape le biberon, tu fonces alors vers le canapé où se trouve la boîte de lait et essaies de la verser toi-même dans le biberon. Quand tu as fini tu me tends le biberon vide après avoir toi-même remis soigneusement le capuchon sur la tétine.

6. Tu dandines tes fesses et tapes du pied pour danser devant les comptines de youtube. Tu rigloles tout seul, tu es heureux.

7. Tu donnes le ticket du pain que je te confie au gardien et me fais bye-bye pour bien que faire comprendre que c’est entre lui et toi, te diriges vers la porte et vous partez pour la boulangerie.

8. Tu hésites entre le bruit du chien et celui du cheval quand tu vois les images du lion et du mouton dans notre livre « le lion rouge rugie » (bon… même la nounou ne l’a pas reconnu, maintenant elle l’appelle le lion rasta et tu rigoles !)! Mais tu adores les chiens, les chevaux, les moutons, les chats, les oiseaux, les fleurs, les voitures, les avions et les camions que nous croisons dans la rue, même si tu deviens un peu plus méfiant maintenant si l’on s’approche de trop près des chevaux et des moutons… C’est « je t’aime, moi non plus ! » Tu reconnais leurs sons de loin, tu imites tous leurs bruits.

9. Tu ouvres tes livres, mes livres, toute documentation qui passe sous tes yeux et les consulte avec le plus grand sérieux, reconnais les images que tu connais, les gens, les bébés, les animaux, les objets. Tu commentes tout seul, relèves la tête, soupires. Quel boulot d’être un bébé…

10. Tu arrives chez l’épicier comme chez toi, tu passes directement derrière le comptoir et attrapes tous les pains que tu trouves sur l’étagère.

11. Tu tends les mouchoirs à tes poupées, tes nounours, tes girafes, aux autres pour que tout le monde se mouche, sauf toi !

12. Tu attrapes les plus gros objets que tu trouves dans la maison, passe des heures (bon d’accord des minutes !) à les trimballer d’un coin à l’autre, viens chercher des marmites, des pots, des cuillères, fais ta tambouille, retourne attraper du linge, des sauts, frottes les meubles, un vrai petit déménageur d’intérieur…

13. Tu  t’approches des enfants que tu croises avec un large sourire pour leur serrer la main, comme un grand, et commences à babiller ou jouer avec eux selon la situation, même s’ils font 3 têtes de plus que toi !

Aujourd’hui tu as 13 mois. Mon cœur est rempli d’amour pour toi, je me demande comment il fait pour ne pas exploser, mais non, il tient bon, et grandit au fur et à mesure que tu grandis !