Feuilles d’automne

Ma chère Marie,

Cet instantané singulier, comme les autres, je te l’envoie sous forme de lettre.

Tu voulais que l’on réfléchisse sur le thème des feuilles d’automne et j’ai bien rigolé…

Après les chats qui sont très mal vus au Sénégal, mon ciel si bleu qui me semblait alors si gris à l’époque, voilà que tu me parles d’une saison qui n’existe pas ici !

Nous avons 4 mois d’été que l’on appelle d’ailleurs « hivernage » et 8 de printemps mais pas un seul jour d’automne au compteur… Les feuilles ne dorent pas au soleil de l’été indien, elles brûlent terrassées par la chaleur. Elles ne rougissent pas aux premiers frémissements de l’automne et ne font pas virevolter leurs roux reflets.

Mais je n’allais pas renoncer pour si peu… (ça je n’ai pas besoin de l’écrire, tu me connais déjà !)

Je me mettais à rêver d’histoires d’enfants qui transforment les feuilles en drapeaux de châteaux forts, à inventer les aventures d’une feuille de manguier qui voulait changer de couleur, et puis l’idée m’est venue, tout simplement : ouvrir les portes que l’on se ferme tout seul, créer ses propres opportunités, tracer son chemin sans attendre des autres ou s’appesantir sur son sort. J’allais créer mon propre automne ! Chez moi !

Il nous restait une grande feuille de papier. Michoco avait envie de dessiner, Grand choco semblait disposé à participer, « on va faire un arbre ! » ai-je lancé à la cantonade.

Parce que les feuilles d’automne pour moi ce sont les promenades du week-end en famille, ce sont des bouquets de feuilles, des collages dans des herbiers tous ensemble autour d’une grande table de cuisine en attendant que les châtaignes grillent au four.

Nous avons dessiné, peint, rigolé, discuté, nous avons créé. En famille.

Essayant de se respecter, de respecter les envies et les choix des uns, les façons de faire et de voir des autres.

Et voici nos feuilles d’automne !

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Très imparfaites et plus belles que si je les avais dessinées seules, plus belles que si je ne les avais peintes qu’avec Michoco, aujourd’hui j’ai vécu pleinement ce pour quoi je me bats depuis des mois : à six mains, c’est encore mieux !

Je n’ai pas pleuré sur mon sort, sur ce moment si rare qui doit être somme toute si banal pour une famille « lambda », j’ai juste profité de l’instant comme il se présentait, même s’il restera trop rare à mon goût.

Aussi beau qu’une balade en forêt, aussi coloré que dans mes souvenirs d’herbiers, mais en mieux encore !

Fière d’avoir pris les devant, d’avoir entraîné ma famille dans mon chemin d’automne, j’ai improvisé un « bienvenue dans notre maison ! » et accroché notre arbre (une fresque de 2m x 1m) dans l’entrée de notre maison, pour que chacun puisse se nourrir, en entrant chez nous, de la chaleur qui s’est dégagée de ce moment singulier !

Voilà Marie, pour du singulier, avec moi tu es servie à chaque fois je crois.

Je t’embrasse de si loin et pourtant de si près et finis cette lettre en souriant à l’idée d’être un de tes petits rayons de soleil de la journée :-)

Mes fêtes préférées

IMG_20150925_151657Un échange de boubou la veille pour le lendemain avec une amie, et me voilà vêtue comme si je portais un habit neuf (sans le stress du couturier qui gâte votre couture à la dernière minute).

Un foulard entourant mes cheveux le matin. Le premier essai est toujours le plus réussi, surtout ne rien changer !

Pour agrémenter le tout, des perles sur le front, un collier du fond de la Mauritanie, des boucles discrètes et comme par magie mon fils qui a tout compris m’offre deux jolies fleurs blanches cueillies devant la maison, tout juste ce qui manquait à ma tenue…

La bonne idée de la semaine : avoir fait cadeau de notre mouton = une famille heureuse et une seconde (michoco et moi) ravie de ne pas être bloqués pendant 3-4 heures en plein soleil pour cause de logistique de sacrifice, dépeçage, découpage, partage et congelage de mouton…

Des novices à entraîner dans notre sillage pour les initier aux traditions du pays.

Des voisins salués au hasard des portes entrebâillées, occupés à leur mouton, surpris que l’on soit déjà prêts mais heureux de nos salutations matinales.

Des enfants désœuvrés dans chaque maison, impatients que la fête commence enfin, conviés à faire le tour du quartier avec nous.

Une invitation à passer manger quand on veut. ça tombe bien nous ce qu’on veut c’est aller faire la sieste et passer après, plus tard !

Des étrennes pour les tout-petits, qui, ravis, ont même le droit d’acheter une sucette à l’épicerie pour fêter l’évènement.

Une séance d’essayage de grands boubous de princesse sénégalaise chez une voisine qui magiquement partage mes mensurations au centimètre près !

Une soirée pyjama improvisée, hors-thème mais très sympa pour les petits comme les grands.

Le lendemain soir, un barbecue de mouton, à point et salé aux embruns, en bien charmante compagnie.

Une visite chez des amis le surlendemain. Surprise : comme ils ont tous grandi… Et il y en a même un nouveau qui pousse dans le ventre de madame !

Des ondes positives et des vœux venus de toute la planète.

 

Bilan du week-end :

Ne pas subir ce qui ne nous plait pas (l’attente, la chaleur, le manque d’organisation, les obligations de préséance, le paraître), mais prendre les devants en faisant exactement ce qui nous chante !

ça tombe bien, c’est la fête !

Ne pas être déçue, ne pas être dans l’attente, ne pas pleurer ce que l’on n’a pas mais se réjouir de ce que l’on a, saisir les opportunités comme elles viennent, profiter de l’instant présent, vivre nos envies, juste pour partager notre sourire.

Décidemment mes fêtes préférées sont celles qui ne sont pas préparées à l’avance !

C’était ma fête de Tabaski (Aïd) il y a quelques jours.

Avec du retard, mais comme on dit au Sénégal : Deweneti !*

 

 

* qui signifie en wolof : bonne année ! /  que l’on se retrouve (pour fêter ensemble) l’année prochaine !

Si vous voulez voir ma tête et ma tenue en entier, ça se passe sur le compte instagram « petite_yaye » ;-)

Plaisir d’offrir

En voilà une bonne idée…

Vous faire plaisir comme ça quand j’en aurai le temps, quand j’aurai envie de vous surprendre, quand j’aurai une idée vous correspondant, quand vous vous y attendrez le moins, quand vous aurez même oublié que vous avez participé…

Juste par plaisir d’offrir !

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Le fil rouge m’a été transmis par la casa di catwoman :

Les 5 premières personnes qui commenteront cet article recevront, au courant de cette année, une surprise de ma part – quelque chose fait maison, de la cuisine maison, une carte postale, ou une autre surprise !
En tout cas rien d’acheté…
Sans avertissement, et ça arrivera quand j’en aurai envie, na !

Le hic ? Ces 5 personnes devront en contrepartie faire la même offre et répandre ainsi de la joie autour d’elles ! Il suffit de copier ce texte et de le placer sur votre blog ou sur votre Facebook, ou sur une petite annonce scotchée sur la porte de votre boulangerie ;-)

5, 4, 3, 2, 1, c’est parti les kikis !

 

L’image vient d’un vendeur de sticker si vous cherchez des idées déco pour les murs de votre maison !

Animal

La légende veut que celui qui possède un nid de caméléon n’aura, tout au long de sa vie, jamais à se soucier d’argent. Posséder un nid de caméléon garantirait richesse et prospérité infinie à son heureux propriétaire.

Le nid seul ne suffit pas. Il faut aussi détenir le secret. Une formule, une potion, une récitation, on ne sait pas. C’est un secret vraiment très… secret.

Cette histoire d’animal est avant tout une histoire d’homme.

Deux hommes pour être plus précis.

Le premier a trouvé un nid. Il a traqué des jours durant un caméléon avec l’espoir que celui-ci finisse par rentrer au bercail, puis il a attendu que le coloré ressorte de chez lui pour lui dérober, avec le plus grand soin bien entendu, la fameuse maisonnette. Tout heureux au début, il a commencé à mal dormir, à s’inquiéter qu’on vienne lui voler son merveilleux trésor, pourtant bien gardé sous les bagages dans le fond de sa case. Il a douté aussi : à qui en parler, à qui ne pas en parler ? En rêvant de sa richesse future, il ne faisait rien, maigrissait à vue d’œil et s’appauvrissait de jour en jour.

Le second connaît le secret. Du moins c’est ce qu’il dit. Il a longtemps remué la brousse du sol au plafond pour dénicher le précieux graal, mais si les caméléons se font plus que discrets, c’est à se demander où ils construisent leur habitat. En trouver un relèverait du miracle. Et puis c’est bien connu… comme les trèfles à 4 feuilles, quand on cherche, on ne trouve pas ! En rêvant de sa richesse future, il ne faisait rien, maigrissait à vue d’oeil et s’appauvrissait de jour en jour.

Les deux hommes n’ont jamais réussi à tomber d’accord. Question de confiance. Question d’ego. Question de vanité ou de cupidité.

Il était d’actualité que le premier vende le nid au second mais ce dernier ne possédait pas d’argent, il comptait rembourser le propriétaire à l’activation du secret. Le propriétaire n’a jamais accepté. Etait-ce vrai ? L’acheteur n’allait-il pas en profiter pour aller revendre le nid à un autre et empocher une rondelette somme au passage ?

Le second a tenté à son tour de vendre son secret au premier. Mais le premier n’allait-il pas le berner ? Et puis après tout, quelle preuve irréfutable que ce tas de paille soit réellement un nid de caméléon ?

Et quel prix fixer à une promesse inestimable ?

Le premier n’avait plus confiance dans le secret du second. Le second n’avait plus confiance dans l’objet du premier. Chacun avait peur qu’en cas d’échec on l’affuble de tous les reproches.

Ils ont bien pensé à partager, mais lequel du secret ou de l’objet était le plus important ?

L’histoire ne nous dit pas si le nid ou le secret sont toujours gardés, si les deux pauvres hommes se croisent encore les jours de marché, mais le caméléon, fort surpris de n’avoir pas retrouvé son habitat, n’a de son côté sans doute pas chômé pour se reconstruire depuis un autre nid, encore mieux camouflé !

 

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C’était ma participation au projet 52 de Ma’ sur le thème « animal ». Les autres contributions sont réunies ici. Impossible de remettre la main sur la photo du nid de caméléon (je soupçonne d’ailleurs une action mystique…), la statue a été taillée sur place par mon ami Gilou, qui m’a fait l’honneur (bien accompagné) de venir fouler la terre des fils du caméléon !

Chocolat

Aujourd’hui Dominique est fier. Du haut de ses 7 ans il file à la boutique plus vite que l’éclair. Sa maman lui a donné 50 francs de plus. Il part acheter du pain. Il a vu passé le boulanger sur son vélo. Ce matin il y a donc du pain et ça change des bouillies de mil ou du lait chaud/ventre vide pour partir à l’école.

Sur l’étagère de Michel le boutiquier, un pot de beurre et un pot de chocolat à tartiner trônent en bonne position.

Quand je dis chocolat à tartiner, accrochez-vous bien, c’est un fait un mélange de pâte d’arachide et de pâte de chocolat, de quoi vous tenir au ventre toute la matinée…

Ici le pain ne se tartine pas à la maison, mais directement à la boutique.

50 francs CFA la dose (7 centimes d’euros). Le prix peut paraître modeste, mais c’est déjà une petite somme par rapport au pouvoir d’achat local, surtout si on devait multiplier par le nombre de membres dans la famille…

Il achète un pain et tend sa pièce de 50 francs. Pas besoin de conversation ou d’explication. Entre sa main experte le boutiquier tranche d’un coup sec le pain et insère dans l’un des morceaux la dose de chocolat, ni plus ni moins. Tous les 50 francs de doses additionnés font pile la somme du pot entier, il n’a guère le droit à l’erreur.

Pour Dominique qui a assisté à la scène plus d’une centaine de fois, c’est la première fois que le boutiquier tartine SON morceau de pain. Les autres enfants en chemin pour l’école s’attroupent.

Tout fier, il attrape sur la pointe des pieds le trésor et découpe ses 10 centimètres de pain en une vingtaine de morceaux. Personne ne crie ou ne se bouscule, mais personne n’est oublié.

Aujourd’hui c’était sa tartine, demain un autre enfant partagera peut-être son chocolat avec lui et tous les autres !

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Encore une grande leçon de vie, mais oui c’est du vécu et ça donne une bonne claque à notre façon de voir et d’être… c’était ma participation au projet 52 de Ma’, toutes les autres sont réunies ici, sur le thème pour cette 10ème semaine du… chocolat ! je file moi-même me lécher les babines sur les autres blogs ;-)

Sucré

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Si l’on vous invite à prendre du thé au Sénégal, sachez qu’il faut avoir votre temps. Pas moins de 1h30 à 3 h pour du vrai bon thé…

Plus qu’un thé, l’ataya, c’est comme ça que l’on appelle le thé sénégalais, est un moment à partager. L’occasion de s’assoir, se réunir, sous un arbre, à l’ombre d’un mur, dans le patio d’une cour ou à l’angle d’une rue.

Pour la modique somme de 200 francs CFA (30 centimes d’euros), une activité de 2 heures pouvant satisfaire 2 à 5 personnes, c’est imbattable rapport qualité-prix !

L’ataya se sert en 3 services. A chaque fois on fait bouillir du thé vert de Chine tout à fait basique dans une petite théière en fer digne des plus beaux contes des mille et unes nuits puis on ajoute du sucre. Beaucoup de sucre ! La plupart du temps on utilise un petit fourneau métallique sur lequel se consume du charbon. Il y a tout une technique pour le faire infuser, le refroidir, mélanger le sucre, le réchauffer, et étirer le thé entre 2 casses pour le tiédir et créer la « mousse » qui servira de déco et de goût sucré au dessus de votre petite « casse » de thé. Ce sont les mêmes feuilles de thé qui servent aux trois services, le goût et la couleur s’adoucissent donc au fur et à mesure du cérémonial ! Rien à voir avec le thé marocain, ni le thé chinois, ni le thé anglais, le Sénégal a sa propre culture autour du thé.

Le préparer est tout un art que certains maîtrisent mieux que d’autres ! Une vraie institution au Sénégal. Souvent on confie la tâche à un jeune de la maison. Les enfants qui n’ont pas le droit d’en consommer se donnent à cœur joie de récupérer la théière pour faire du 4ème, 5ème, 6ème thé en fonction du niveau de charbon et de sucre disponible, qui n’a plus ni la couleur ni le goût du thé je vous le garantie ! ou alors ils préfèrent aller se cacher pour sucer les feuilles de thé imbibées de sucre.

Quand je passe de bons moments, en bonne compagnie, j’aimerai aussi que le thé ne s’arrête jamais ! Dans les maisons aisées de Dakar on vous apporte le thé tout fait, mais moi ce que je préfère dans le thé, vous l’aurez deviné, c’est être rassemblés autour !!!

On dit de l’ataya que le 1er est amer comme la mort, le second doux comme la vie et le troisième sucré comme l’amour, tout un programme !

Les Sénégalais sont très gourmands mais les repas sont rarement suivis d’un dessert, le café est plutôt réservé au petit déjeuner du matin tandis que l’ataya permet de faire passer les heures les plus chaudes de la journée sans trop bouger ! mais aussi les matinées oisives, les fins d’après-midi qui tirent en longueur, les soirées un peu trop fraîches et les nuits sous les étoiles que l’on voudraient éternelles… Bref, à tout moment !

L’essentiel étant d’avoir 200 francs dans la poche, du temps devant vous et des amis avec qui partager !

 

C’était ma participation à la semaine 3 du projet 52 sur le thème « sucré ». Pour découvrir les autres photos sur le sujet, ça se passe chez Ma’ : ici !

testé positif !

20140920_084211_resizedDepuis quelques jours, un nouveau défi spécial blogueuses circule sur la toile. Lancé par Fannyduweb, il a pour principe de citer 3 choses positives sur sa journée pendant 3 jours, et de nominer à chaque fois 3 personnes qui feront de même.

J’ai été nominée par les chroniques de l’atmosphérique Maire Kléber (merci Marie !) puis pomdepin (merci pomdepin !). Pour vous en faire tous profiter, j’ai attendu la fin des trois jours pour vous faire part du bilan général.

Tout d’abord, défi ou non, c’est une chose que je fais très souvent. Petite, à table nous avons eu ce rituel, chacun devait dire une choses qui lui avait plu dans sa journée et une chose qui ne lui avait pas plu. ça permettait de canaliser la discussion, d’apprendre à écouter l’autre, de pouvoir exprimer des choses heureuses ou pas. Impossible de vous dire si ce rituel a duré 2 semaines, 2 ans ou 10 ans… mais il est resté gravé en moi. Quand je suis à table avec des enfants je le fais souvent, je trouve que c’est :
. une bonne manière de pouvoir positiver (souvent le bonheur est fait de tout petits riens),
. un moyen aussi de pouvoir se pencher sur quelque chose de moins positif qui nous a blessé, déplu, dérangé, fait peur,
. et enfin une superbe invitation à l’écoute, au partage et à l’échange…
Bref, un bon travail sur les sentiments (auquel les enfants se prêtent bien mieux que certains adultes…) !

En ce qui concerne le défi à proprement dit, voici les choses positives de mes journées :

Jour 1 :
. Me faire épiler le maillot (maso la fille!!!), sans craindre pour ma vie (ici les professionnelles ne sont pas toujours professionnelles… celle-là, en plus d’être douce et agréable, l’était !).
. Entendre les rires de mon fils et de son papa jouant à la course aux pompiers dans le couloir (Grand choco est revenu spécialement très tôt pour pouvoir passer une heure avec Michoco et s’incruster dans mon défi positif !).
. Prendre le temps de cuisiner seule, dans le calme, sans être obligée de le faire à une heure qui ne me convient pas.

Jour 2 :
. Travailler toute la matinée dans un lieu cosy, calme, frais, agréable, propice au travail, avec une bonne tasse de thé et une grosse part de cake à la banane pour m’accompagner.
. Me prendre à rêver, l’espace d’un commentaire, qu’un jour une de mes histoires pour petits et grands pourrait être publiée !
. Réussir à ce que Michoco s’endorme seul le soir dans sa chambre. Une première depuis la reprise de l’école…

Jour 3 :
. M’entendre chanter à tue-tête toute seule en descendant les marches d’escalier.
. Rencontrer enfin une maman qui a son garçon dans la même classe que Michoco et échanger nos numéros.
. Manger de bisous la joue de Michoco et le faire rire aux éclats à la sortie de son bain.

Jour 4 (le jour 4 n’est pas fini, mais il a bien démarré alors que je partage avec vous en bonus !) :
. Assister à la douche de Michoco et Grand choco, dans les bras l’un de l’autre sous le jet d’eau et les prendre en photo secrètement
. Aller dire bonjour à un petit bébé, tout frais tout neuf d’un jour !
. Retrouver le calme et la maison pour moi toute seule, Grand choco envolé, Michoco au dodo !

Je ne nomine personne, toutes les bloggeuses ayant déjà été nominées vu l’engouement de ce défi… Ou plutôt, je nomine tout le monde ! Un exercice à pratiquer tous les jours de toute sa vie, sans limitation ni dans le temps, ni dans le nombre d’idées positives, et à partager sans modération. Le faire et le garder pour soi c’est déjà super. Pouvoir le partager, c’est encore mieux ! A croire que le positivisme est contagieux ! Alors n’hésitez pas à partager dans les commentaires et autour de vous vos moments positifs de la journée !

sourires

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Je suis souvent critique face à l’Afrique, désabusée des mentalités, agacée des comportements (et je vous assure qu’il y a de quoi…), mais si il y a bien une chose que j’apprécie, ce sont les sourires, la bonne humeur ambiante qui règnent ici.

En Occident les sourires se font rares. On n’en donne pas à tout le monde. On n’en reçoit pas de tout le monde. Ils ne sont gratuits qu’en de très rares occasions…

Alors je suis toujours admirative de cette Afrique qui sourit à la vie, même si la vie n’est pas vraiment rose en retour…

On vit l’instant présent, le moment. On rigole d’une broutille, s’amuse d’une pécadille, on se sourit pour se dire bonjour, merci, partager une complicité, même d’une seconde, ou pour rien mais juste parce que tout le monde autour a le sourire aux lèvres. Et mine de rien, ça remplit la journée !

Est-ce l’effet du soleil permanent 365 jours sur 365 ? Est-ce parce qu’ici on a moins et on donne plus ? Est-ce parce que la vie est plus ouverte sur l’extérieur, la rue, les autres ? Je n’en sais rien, mais une chose est sûre : c’est contagieux…

Pourtant, il se passe des choses dures, grave ici. La pauvreté. L’injustice. Les inégalités sociales, trop visibles, trop marquées, trop grandes. La maladie qu’on ne peut soigner, la douleur qu’on ne peut soulager par faute de moyens. La galère pour trouver de quoi nourrir sa famille chaque jour. La tristesse de vivre des mois, des années éloignés de son mari, son enfant. La liste est trop longue.

Il faut savoir que c’est insupportable pour un Sénégalais de vous voir verser une larme, comme si on lui arrachait son propre cœur. J’ai mis longtemps à comprendre ; « ça fait du bien de pleurer parfois » leur répondais-je. Mais ça aussi ça doit être contagieux, car moi aussi maintenant je ne supporte plus de voir quelqu’un pleurer…

Alors oui ces sourires sont aussi des façades et derrière le masque se cache aussi la méchanceté, l’hypocrisie, la manipulation, la jalousie, la rancœur de certains, peut-être ici encore plus qu’ailleurs.

Mais j’entends Michoco rire aux éclats avec sa nounou de l’autre côté de la maison. Elle arrive le matin avec le sourire aux lèvres et le contamine pour le restant de la journée. On est contaminé tout le temps, partout, par tout le monde, pas moyen d’y échapper ! Alors je me dis que je suis contente de vivre ici, contente que nos vies soient entourées de bonne humeur, de rires, de sourires.

Et je vous adresse à mon tour mon plus beau sourire !

dans ma bulle

bullesQuand on commence un blog, on est loin de s’imaginer que tout un nouvel univers va s’ouvrir à nous…

Ce qui me plait le plus, c’est de me sentir entourée de bienveillance. Mon blog, c’est ma petite bulle et comme je suis une bulle curieuse, j’ai très vite fait la connaissance de tout un univers de petites et grosses bulles….

Alors bien sûr n’allez pas croire non plus que les blogs c’est le monde des bisounours. Il y a des choses drôles, tendres, émouvantes, surprenantes, enrichissantes, futiles, amusantes, mais aussi des textes durs, des coups de gueule qui font réagir la blogosphère toute entière, des combats d’une vie, des moments de peine, de souffrance, de doutes, mais toujours beaucoup de poésie autour de tout ça. Pas d’agressions comme on trouve parfois sur les forums, ou dans la vraie vie, mais du respect.

Pour entourer ma bulle de bienveillance, il y a mon bien sûr mon fan club « naturel » : ma mamounette qui trouve mon blog parfois un peu trop intime, mais n’en perd pas une miette pour autant, mon papounet qui lit tout derrière son épaule, ma sœurette chérie d’amour qui me fait une pub d’enfer auprès de son réseau, mon frangin qui vient des fois et que je trace grâce à son adresse IP de l’autre bout du monde (hihihi !), ma cousinette que je ne vois jamais mais qui est au courant de tous les détails et anecdotes sur michoco, et of course mes ami(e)s les très vieux, les moins vieux, les proches, les lointains, les sportifs, les studieux, les promotionnaires, sans compter la petite voisine et sa famille élastique, l’homme qui tombe à pic, etc.

Et puis il y a des inconnus (ces fameuses autres petites bulles), qui au fil de mes articles, de leurs articles n’en sont plus tout à fait…

Je reçois des « j’aime », juste pour le plaisir de partager le plaisir qu’on a eu à lire un article qu’on auront aimé écrire nous-même, qui nous a fait rire, pleurer.

Des petits clins d’œil ou réponse rigolotes en guise de commentaires.

Des remerciements pour avoir ému quelqu’un.

Bref, je reçois de l’amour ! De l’amour ! Et encore de l’amour !

Ca tombe bien car on a tous besoin d’amouuuuuuur !

Et puis ce qui est bien dans l’amour, c’est d’en recevoir ET d’en donner…

Alors moi aussi je clique, je surfe, je suis assidument ou pas les blogs qui me plaisent, je pleure un peu, rigole beaucoup, m’enflamme parfois, j’aime et je le fais savoir, je commente. Comme ça me fait plaisir de recevoir, je donne ! Sans me forcer, juste pour « le plaisir de ».

Et voilà que sur ces belles paroles, on m’a dédicacé un article ! Juste parce que j’avais écrit un commentaire gentil. Quand même l’amour c’est drôlement chouette quand ça se partage…

Et bien figurez-vous, que j’en étais toute boulversifiée !

Et en plus la blogueuse qui est venue boulversifiée ma journée s’appelle « menthe à l’eau ». Moi qui écrivais il y a quelque jours  dans mon facebook personnel (oui j’ai une vie parallèle en dehors de petite yaye !): « Ce matin je me suis réveillée avec le soleil qui donne la même couleur aux gens, et ça m’a rendu le coeur tout grenadine… », en séchant les larmes de mon cœur effectivement tout grenadine au son de Laurent Voulzy… Alors une menthe à l’eau, ça fait du bien !

Merci donc à la fille aux yeux menthe à l’eau dont vous pouvez découvrir son très joli texte (enfin MON texte dédicacé !) iciA lire absolument !!! c’est iciiiiiiiiii si jamais vous avez manqué le lien précédent, j’ai dit làààààà :p. Y’a pas à dire, y’en a qui sont doués quand même…

Et merci à :

pomdepin qui est toujours présente, bon pied, bon œil, comme une grande sœur, mais en beaucoup plus drôle (suis pas toujours très drôle comme grande sœur, c’est pour ça que je précise !)

la maman de la petite choucroute qui commençait son blog juste avant le mien et son bébé juste après le mien, et en qui je me reconnais tant parfois… souvent !

madame gaou, un miroir en noir et blanc tout droit venu du togo ? du sénégal ? de France ? du Canada ? euh… sais plus !

mademoiselle mummy (euh… on devrait pas dire madame maintenant ?) une vraie tornade en cartons

les idées de Lauréa et sa petite puce à peine plus grande que michoco, c’est peut-être pour ça qu’elle a toujours une longueur d’avance sur moi ?

Jailly de mon petit blog, bourrée d’idées et de bonne humeur

Alice de la vie d’ma mère, qui se tape tout le travail car il faut bien le dire sa maman annamoon75 est un peu beaucoup feignasse, nom d’une p’tite bonne femme !

Maman chat de Talons hauts et petits pots  qui s’en sort super bien avec ses deux petites monstresses. Même pas peur !

Et bien sûr Fanny de babymeetstheworld, qu’on ne présente plus et qui pourtant prend toujours le temps de répondre à tout le monde et m’a inspirée petite yaye !

Globe-T et son bonnet voyageur, mon tout premier admirateur !! (qu’est-ce que j’étais fière ce jour là, le blog avait un jour, et déjà un visiteur inconnu m’aimait !!!)

Oh lala, mais il en reste encore pleins à citer… promis je crée bientôt une page avec tous les liens…

et donc merci aussi à toutes les autres petites bulles de ma famille blogosphère qui se reconnaîtront, ou pas et me liront ou pas ;-)