un cadeau tout frais

Grand choco revient de France.

Une semaine où j’ai pu profiter pour le charger comme un bourricot lui demander gentiment de me transporter quelques colis…

Le but : rentabiliser le moindre gramme de ses 2 fois 23 kg de bagages autorisés dans l’avion !

A l’aller :

tu as besoin d’un manteau pour te rendre en France fin novembre, tu es sûr ? Non, prends ce pull plutôt (sous-entendu : il pèse 200 gr, l’autre en fait 700 !) Un slip et une chemise ça suffit pour 7 jours, non ?!

Pendant son séjour :

tu as récupéré le colis Z9775uf97b au relais colis ? Passe à la poste prendre le 67YHG986 car tu as râté le facteur ! Et n’oublie pas d’aller chez mon logisticien préféré (en la personne d’un ami très cher à mon cœur que je remercie ici, il se reconnaîtra !)…
Et au fait… pense à enlever les cartons d’emballage, ça fait du poids et de l’emballage pour rien !

Résultat des courses : tout est arrivé à bon port, le père noël n’a plus qu’à venir faire son job, et j’ai pu me refaire un petit stock de floraline (introuvable ici) ! Je n’ai pas réussi à voir si grand choco avait pensé à me ramener un cadeau, mais bien emballé dans un sachet doublement scotché ses cadeaux pour Noël et son anniversaire ont bien fait le voyage clandestinement, ouf !

Ce à quoi je n’avais pas du tout pensé… c’est qu’au milieu de ses valises, il me rammènerait un peu de fraîcheur d’Europe. Des vêtements froids, des cartons froids, des chaussures froides, des sachets plastiques froids, des fermetures éclair froides. Tout était frais et ça a suffit pour me faire voyager ! Quelques secondes et bien assez pour recharger mes batteries…

Je sais que vous qui êtes en Europe, ça ne vous émeut pas tellement, ça vous énerve peut-être même un peu tout ce froid, mais ici, je ne l’avais pas commandé, et je l’ai reçu comme un cadeau ! Un cadeau de la vie !

Parmi tous les cadeaux, les plus belles surprises sont celles auxquelles on ne s’attend pas, de petits riens gratuits et inestimables à la fois…

chauds et douillets

Ils n’étaient pas rangés loin, non. Mon regard tombait souvent sur eux entre la penderie et la salle de bain. Au fil des mois une paire de tongs, un ou deux sachets plastiques étaient venus les recouvrir, sans jamais pourtant les masquer complètement.
Hors de question cependant de les utiliser, ni même de penser seulement à les utiliser. Il faudrait être fou avec cette chaleur… Je me demandais parfois s’ils avaient pu servir un jour, mais me rappelais pourtant les avoir bien utilisés l’an passé.
Puis on a ressorti les pantalons, on a commencé à fermer les fenêtres pour la nuit d’abord, pour le soir, et mine de rien pour toute la journée. On ne les ouvrait maintenant plus que pour une courte aération quotidienne entre l’heure du lever et celle de partir au travail.
Les prises qui reliaient les clim au système électrique ont été débranchées. Les télécommandes avaient été rangées depuis plusieurs jours déjà, mais cette fois-ci c’est sûr, on n’en reparlera plus jusqu’en juin prochain.
L’Harmattan s’est levé, entrainant son lot de bronchites, d’irritation des yeux, de nez qui coulent, balayant l’humidité qui nous collait à la peau aussi. Les 32 degrés, 38 en ressenti, ont fait place à 23, 19 en ressenti. Bientôt il fera vraiment 19 et on aura l’impression d’être à 8 degrés !
Les vendeurs de rue ont sorti sur-couches et sous-couches : pulls sous les boubous pour les grilleuses d’arachide, doudounes et bonnets dignes d’une sortie à l’Alpe-d’Huez pour les vendeurs de fruits !
Il restait les doigts de pieds… In extremis j’ai eu l’idée de commander des chaussettes pour Michoco, elles arriveront dans la semaine avec le prochain Paris-Dakar.
Michoco ne les avait pas oublié lui non plus, mais les boude encore un peu pour ses très voyantes bottes de pluie. A l’intérieur, c’est un style !
Durant tous ces jours, ils m’ont nargué, fait de l’œil, presque supplié. Comme Noël leur heure n’était pas encore venue…
Ce matin, sans tout à fait oser y croire, je suis allée les chercher. J’en avais envie.
Je me suis mise à rêver que bientôt je les glisserai sous le sapin. Ils ont réchauffé le bout de mes pieds, un peu de mon cœur aussi.
Ce matin j’ai ressorti mes chaussons.