un bébé sous le sapin

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En 2012 j’ai déposé sous le sapin le plus extraordinaire des cadeaux que la vie peut vous faire…

24 décembre (2012).

18 heures.

J’attends dans ma chambre à la maternité que Grand choco vienne nous chercher. Après 3 jours à la clinique, le gynécologue me demande le matin : « vous rentrez passer Noël à la maison ce soir ? » Je réponds « oui ! » un large sourire aux lèvres et il signe le bon de sortie en me souhaitant joyeux Noël.

Valise bouclée, Michoco attaché dans son cosy. Un cosy énorme, pour un bébé si petit ! Nous quittons finalement la clinique à 19 heures avec le coucher du soleil. Nous remontons la corniche qui longe l’océan sous les lumières de Noël.

Elle m’avait dit « si vous voulez venir, vous êtes les bienvenus, mais on comprendrait très bien que vous ne veniez pas ! ». J’avais répondu « oui, on verra ! »

A peine arrivés à la maison, je l’appelle : « On arrive ! » Nous repartons pour réveillonner chez des amis ! « Quoi, mais… euh… ok ! super ! » Oui c’était un peu fou, mais ce réveillon nous l’avions programmé de longue date et j’en avais envie. Avec le recul je crois que j’étais surtout encore bien shootée aux hormones de l’accouchement !!

Je pose mon petit ange tout neuf sous un sapin scintillant, avec les cadeaux que l’on a prévu de s’offrir.

Il y passe toute la soirée, sans dire un mot. Quatre adultes tous plus fraîchement parents les uns que les autres venant se pencher régulièrement sur son berceau. Attendris, ébahis, heureux, inquiets (« c’est normal qu’il ne se réveille pas ? ben c’est un bébé, les bébés ça dort, non ? »), ahuris et très naïfs encore !

Nous avons bien mangé, j’ai oublié quoi mais je me rappelle que c’était bon et que l’on n’avait pas pu tout finir. Nous avons bien discuté, j’ai oublié de quoi mais je me rappelle que l’ambiance était joyeuse et très calme à la fois. Michoco a dormi toute la soirée. Il n’y avait pas mille cadeaux, juste une pensée pour chacun, et un bébé sous le sapin ! Je me rappelle que j’étais heureuse et que le bébé sous le sapin s’est réveillé pour téter à minuit juste avant de rentrer et pile à l’heure où l’humanité célèbre chaque année depuis deux millénaires l’arrivée d’un autre bébé…

Voilà son premier Noël ! Je ne sais pas si j’avais encore bien réalisé que c’était mon bébé ! Puis nous sommes rentrés pour passer notre première nuit à la maison, pour commencer notre nouvelle vie…

l’ange de mon ange

carte16b_ecard_largeJe pense qu’un ange veille sur toi depuis ta naissance.

Je ne l’ai jamais vu, il ne s’est pas présenté à moi, mais je le sens à tes côtés, souvent.

Quand ta tête se retourne brusquement, emportée par la danse de tes jeux endiablés, tes cheveux rasent le coin de la porte et il est là pour t’éviter de te cogner violemment.

Quand tes pieds trop pressés s’emmêlent, entraînant tout ton corps vers l’avant, il dépose rapidement un tapis de plumes pour adoucir ta chute.

Quand tu veux jouer les acrobates et que tu escalades en moins d’une le canapé pour te retrouver en équilibre sur une jambe tel un funambule à 1,5 m du sol, il est là pour te retenir par le col du t-shirt.

Quand tu attrapes un couteau tranchant malencontreusement laissé à ta portée, il dirige la lame dans le bon sens et t’invite à nous le rendre aussitôt.

Quand une chute dans le sable devrait cogner ton genou contre un caillou trop dur, trop gros, trop pointu, il le balaie de ton passage, ni vu ni connu.

A chaque fois mon cœur de maman se sert fort, s’emballe. Même si je suis tout près, je suis trop loin. Je n’ai même pas le temps de t’avertir ou de crier. La chute, le bleu, l’hématome, l’écorchure, la douleur semblent déjà inévitables. Et pourtant, il ne se passe rien. Il est là. Il ne te protège pas totalement de la douleur, il sait qu’il faut que tu apprennes, mais il te préserve pour que tu n’en gardes pas des traces indélébiles sur ton corps ou dans ton esprit.

Un jour, voyant que tu prendras de plus en plus d’assurance, que tu auras moins besoin de lui, il te laissera peut-être à ton sort pour aller veiller un autre bébé…

Même si je sais qu’il a toujours été là pour toi, je n’ose donc pas compter de trop sur lui !

Je ne veux pas l’effrayer, je ne veux pas qu’il se sente démasqué, je veux juste profiter de ce jour où j’ai encore pu constater sa présence à tes côtés, pour lui dire merci.

Merci petit ange, qui que tu sois, de veiller si bien sur mon ange !