le fil du temps

Il a ce don des âmes pures.

Celui de retrouver le fil du temps, juste là où il s’est arrêté.

Ce fil si fin, si invisible, si fragile…

Son papa est revenu. Il ne l’a pas vraiment demandé durant son absence, il ne s’est pas étonné de ne pas le sentir penché au-dessus de son gâteau d’anniversaire, il ne l’a pas cherché au pied du sapin de Noël, n’a pas demandé à lui souhaiter bonne année. Dans les grands moments, comme dans le quotidien, il avait mis sa relation avec son papa sur pause.

« Tu aimes tes stylos ? » lui demande-t-il.

On se regarde lui et moi, sans comprendre de quoi il nous parle…

Mais si bien sûr… le stylo et sa recharge que j’ai offert à Grand choco pour son anniversaire, celui dont je vous parlais ici et avec lequel j’aurai tant aimé que Grand choco s’ouvre un peu à moi.

C’était il y a plus d’un mois.

Comme je t’envie mon enfant…

Comme j’aimerai attraper ce fil sans souffrir du temps qui m’échappe et semble urgent de rattraper avant de recommencer comme si de rien n’était…

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L’image vient de mondiy.fr, un blog rempli de super idées déco, dont certaines que je compte bien piquer très très bientôt !!

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Au revoir tétine !

Voilà un petit moment que je ne vous donne plus de nouvelles de Michoco, mais que vous dire… qu’il est si beau, si grand, si épatant et intéressant ??!!

Ah si ! Il faut quand même que je vous raconte…

Je vous avais parlé tétine , et aussi .

Cet été j’aurai aimé qu’il laisse sa tétine chez papi chic et mamie choc, mais l’occasion ne s’est pas présentée, le moment n’était pas propice alors à la rentrée de septembre j’avais évoqué l’idée qu’il puisse donner sa tétine au Père Noël… Il m’avait dit OK, puis il était revenu quelques jours plus tard sur sa décision en m’expliquant d’un air très fâché que c’était sa tétine et qu’il l’aimait beaucoup, qu’il trouverait un autre cadeau pour le Père Noël ou d’autres tétines à donner aux petits bébés. Je n’avais pas insisté.

Noël est arrivé. Plus vite qu’un TGV. Je ne lui en ai pas reparlé car je ne le sentais vraiment pas prêt. Nous avons réalisé une jolie lettre au Père Noël pour commander un avion, un circuit de train. Bref, des jouets de grands qui ne concernent pas les bébés…

Quelques jours après : « mais maman, les tétines c’est comme les couches, c’est pour les bébés ? » « oui mon grand, en grandissant on n’en a plus besoin, d’ailleurs vois-tu des grands enfants, des papas ou des mamans avec des tétines dans la bouche ? ». D’un sourire jusqu’aux oreilles, il me répond : « Noooooon !!! », avant de remettre sa tétine dans la bouche… Ce n’était pas gagné, je n’ai toujours pas osé remettre le sujet sur la table…

De lui même la veille du spectacle de Noël de l’école (où le Père Noël a annoncé sa venue), il m’informe que demain il donnera sa tétine au Père Noël et qu’il ne faudra pas oublier de l’emmener à l’école. Complètement prise de court et paniquée, j’essaie de lui faire comprendre ce que cela implique, qu’il faut qu’il soit vraiment sûr de lui, qu’il ne pourra plus revoir le père noël pour lui demander de la lui rendre ensuite.

Il a l’air sûr de lui. Moi je suis rongée entre l’idée de le laisser aller au bout de sa décision et ce que cela implique ! Je repense à cette vidéo qui m’avait déchiré le cœur : attacher la tétine à un ballon gonflé d’hélium et le laisser s’envoler…

Pourtant c’est lui encore qui en plein spectacle revient me demander sa tétine quand le père Noël fait son apparition dans l’école.

Il court vers lui, lui donne sa tétine puis se remet dans le rang. Il a 3 ans moins 3 jours.

Quel courage ! Quel panache !

Moi je n’en mène pas large, je cours derrière la maîtresse pour qu’elle récupère quand même la tétine en douce, je saoûle j’en parle à tous les parents qui ont le malheur de se trouver dans mon périmètre, je me vois déjà me relever 30 fois dans la nuit pour gérer la disparition de la tétine et me motiver pour ne pas craquer, pire : je le vois avec son pouce dans la bouche et tous mes efforts réduits à néant… Je ne suis pas prête !!!!!

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Et bien à part les deux premiers soirs où Michoco m’a dit qu’il était vraiment triste de ne plus avoir sa tétine et où je lui ai répondu que je le trouvais vraiment courageux et que le père noël lui apporterai sûrement des cadeaux de grand, une nuit où il s’est réveillé perdu dans ses rêves en la cherchant de partout, il ne m’en a plus reparlé !

Quand je vous dis que Michoco est vraiment épatant !!!

 

ps 1 : si vous croisez Michoco, évitez quand même d’aborder le sujet avec lui !!
ps 2 : si vous croisez le Père Noël, pensez à le remercier encore de notre part…
ps  3 : un mois déjà… il est temps que je me décide à jeter définitivement la tétine, non ?! mais c’est horrible… j’y suis tant attachée !!!!

 

L’image vient de , un joli article d’une maman blogueuse qui se demandait il y a quelques années quand et comment gérer l’arrêt de la tétine en évoquant la tradition de l’arbre à tétines au Danemark. Depuis ses enfants ont bien grandi, et son blog aussi, allez y faire un tour, il est rempli de bonne humeur et de bonnes idées !

 

Sapin nain !

20151212_130108Ceux qui sont plus grands que lui le trouve ridiculement petit.

Ceux qui sont aussi petits que lui l’ont immédiatement adopté.

Pour celui qui l’a choisi, il est juste parfait.

C’est un peu l’histoire de boucle d’or ce sapin !

Il donne à son petit propriétaire une vision d’ensemble et lui a même permis d’accrocher l’étoile à sa pointe tout seul et à genoux !

Mon nain a choisi cette année un sapin nain, ni trop grand, ni trop haut. Il avait plus de 50 modèles sous les yeux, il s’est faufilé au fin fond de la rangée pour dénicher le sien, le 51ème, un sapin si minuscule à mes yeux mais juste à la bonne taille pour lui.

L’étonnement passé, son choix me semble finalement si évident !

Je suis ravie d’entrevoir le traditionnel sapin de Noël sous cette nouvelle perspective, d’autant plus quand je pense au jour où pour avoir un sapin à sa taille il faudra chercher un modèle qui touche le plafond !!!

Bonnes vacances de Noël, on file en brousse et on va même pouvoir emmener notre sapin dans la valise !

une plume

plume

Moi qui aime tant prendre la plume,
Pour tes 40 ans je t’en ai offerte une.
Parce que parler c’est difficile,
J’avais envie que tu écrives sur papier tes envies, tes rêves d’avenir.

Tu m’as dit que tu les connaissais.
Je ne suis pas sûre de pouvoir en dire autant…
Tu es parfois si secret, tout le temps si absent.
Comment te deviner ?

J’espère que tu utiliseras cette plume pour m’aider à m’envoler avec toi.
Je pourrais peut-être te donner des ailes, qui sait ?
Encore plus belles et plus grandes,
Pour s’envoler ensemble vers un endroit meilleur.

Tu en doutes encore sûrement,
Mais toi aussi tu as le droit au bonheur,
Et pour cela tu as tout l’avenir devant toi,
et une petite marchande de plumes tout près de toi.

Je t’aime encore tu sais.

 

L’image vient de ce blog rempli de plumes !

Feuilles d’automne

Ma chère Marie,

Cet instantané singulier, comme les autres, je te l’envoie sous forme de lettre.

Tu voulais que l’on réfléchisse sur le thème des feuilles d’automne et j’ai bien rigolé…

Après les chats qui sont très mal vus au Sénégal, mon ciel si bleu qui me semblait alors si gris à l’époque, voilà que tu me parles d’une saison qui n’existe pas ici !

Nous avons 4 mois d’été que l’on appelle d’ailleurs « hivernage » et 8 de printemps mais pas un seul jour d’automne au compteur… Les feuilles ne dorent pas au soleil de l’été indien, elles brûlent terrassées par la chaleur. Elles ne rougissent pas aux premiers frémissements de l’automne et ne font pas virevolter leurs roux reflets.

Mais je n’allais pas renoncer pour si peu… (ça je n’ai pas besoin de l’écrire, tu me connais déjà !)

Je me mettais à rêver d’histoires d’enfants qui transforment les feuilles en drapeaux de châteaux forts, à inventer les aventures d’une feuille de manguier qui voulait changer de couleur, et puis l’idée m’est venue, tout simplement : ouvrir les portes que l’on se ferme tout seul, créer ses propres opportunités, tracer son chemin sans attendre des autres ou s’appesantir sur son sort. J’allais créer mon propre automne ! Chez moi !

Il nous restait une grande feuille de papier. Michoco avait envie de dessiner, Grand choco semblait disposé à participer, « on va faire un arbre ! » ai-je lancé à la cantonade.

Parce que les feuilles d’automne pour moi ce sont les promenades du week-end en famille, ce sont des bouquets de feuilles, des collages dans des herbiers tous ensemble autour d’une grande table de cuisine en attendant que les châtaignes grillent au four.

Nous avons dessiné, peint, rigolé, discuté, nous avons créé. En famille.

Essayant de se respecter, de respecter les envies et les choix des uns, les façons de faire et de voir des autres.

Et voici nos feuilles d’automne !

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Très imparfaites et plus belles que si je les avais dessinées seules, plus belles que si je ne les avais peintes qu’avec Michoco, aujourd’hui j’ai vécu pleinement ce pour quoi je me bats depuis des mois : à six mains, c’est encore mieux !

Je n’ai pas pleuré sur mon sort, sur ce moment si rare qui doit être somme toute si banal pour une famille « lambda », j’ai juste profité de l’instant comme il se présentait, même s’il restera trop rare à mon goût.

Aussi beau qu’une balade en forêt, aussi coloré que dans mes souvenirs d’herbiers, mais en mieux encore !

Fière d’avoir pris les devant, d’avoir entraîné ma famille dans mon chemin d’automne, j’ai improvisé un « bienvenue dans notre maison ! » et accroché notre arbre (une fresque de 2m x 1m) dans l’entrée de notre maison, pour que chacun puisse se nourrir, en entrant chez nous, de la chaleur qui s’est dégagée de ce moment singulier !

Voilà Marie, pour du singulier, avec moi tu es servie à chaque fois je crois.

Je t’embrasse de si loin et pourtant de si près et finis cette lettre en souriant à l’idée d’être un de tes petits rayons de soleil de la journée :-)

Contre vents et marées

20151001_165127Michoco continue à aimer porter ses bébés au dos.

Contre vents et marées.

Je savoure ces moments intensément.

En grandissant il deviendra peut-être plus sensibles aux critiques des étrangers, plus vigilant au regard que les autres porteront sur lui.

En attendant entre deux tirs de pistolets-mitraillette, un cri de Spiderman et trois attaques de dragons, il est ce petit garçon doux et attentionné qui aime jouer tous les matins au bébé qui né et sort de mon ventre (non non, je vous vois venir : je ne suis pas enceinte !), qui aime donner à manger à ses poupées et aller les promener au dos.

Qui donne sans calculer ce qu’il aime sans doute recevoir…

Revenir

Début juillet, loin de la connexion, loin de tout, j’écrivais sur une page blanche cette difficulté à me décider à aller au village, cette distance qui me semble à chaque fois insurmontable (12h de route ce n’est pas rien), ces préparatifs qui m’apparaissent si compliqués (quitter son confort, un lit, l’électricité, internet, l’eau, ses repères culinaires, changer sa façon de s’habiller).

J’écrivais sur la magie de l’arrivée.

Instantanément, tout s’efface. Mes doutes, les considérations matérielles, la distance, même le temps qu’il m’a fallu entre deux voyages pour revenir (je reviens à chaque fois comme si j’avais quitté le village hier), tout est si évident. Je me sens bien. Point.

Bien évidemment une fois sur place, je n’ai plus du tout envie de partir !!!

Je ne vous remets pas le texte aujourd’hui, je le garde pour moi, ou je le partagerai avec vous une autre fois peut-être, mais ce matin, au volant de ma voiture je me disais que le blog aussi est mon village.

Je l’ai délaissé depuis des mois sans que jamais il ne quitte mon cœur. Pas un jour ne passe sans que je pense à petite yaye, à vous qui me lisez derrière vos écrans. Des milliers d’articles s’écrivent dans ma tête, des histoires, des anecdotes, des choses plus douloureuses que j’ai envie de partager, des nouveaux projets aussi. Le temps matériel me manque cruellement, les couchers plus tardifs de Michoco ne m’aident pas, mon agenda de wondermum active non plus…

Tout comme je rêve presque chaque nuit de passer ma main dans les champs d’herbes hautes, de courir les sentiers, de m’allonger sous un manguier, de retrouver ma case, je rêve aussi des pages qui défilent, de vos sourires, de vos larmes, de mes sourires, de mes larmes.

Bref, un constat plus qu’évident : le village et le blog sont deux « chez moi ».

Prise dans le quotidien, y retourner me semble douloureux et pourtant une fois arrivée je m’y sens si bien….. Deux chez moi dont j’en ai besoin pour me ressourcer, me retrouver, prendre le temps de vivre…

Allo ? Allo ? Oui, oui… Aimé, Jean-Noël, Alexis, Thiara, vous avez bien entendu : Départ au village pour bientôt et retour sur le blog annoncé !!

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Chères maîtresses…

Chères maîtresses,

Dans quelques années j’aurai tout oublié de vous.
Non pas que je ne vous apprécie pas, mais ainsi va la vie ! Mes souvenirs se construiront plus tard…

Je vous reconnaitrai peut-être encore un peu sur une vieille photo de classe, mais j’aurai oublié que c’est vous qui m’avez aidé à tenir mon premier crayon, à formuler mes premières phrases, à dire s’il te plaît ou merci, à respecter une consigne, à aller aux toilettes et me laver les mains ensuite, et tant de choses qui me seront tellement utiles pour l’avenir… Vous ne me laisserez pas de souvenirs mais vous m’avez offert un cadre et des bases, c’est tellement mieux !

C’est vous qui m’avez donné confiance en moi et envie de venir à l’école chaque matin, qui m’avez transmis les joies de la vie en collectivité aussi. Vous avez appris à me connaître. Vous avez pris en compte mon caractère pour mieux m’aider à grandir. Vous vous êtes mis à mon niveau pour me parler. Vous m’avez donné la main et respecté, vous avez été là quand je pleurais et tout aussi présentes pour me protéger des dangers.

Depuis le premier jour de classe, vous avez aussi permis à ma maman de lâcher un peu ma main, et ce pour notre plus grand bien à tous les deux.

L’année prochaine je passerai devant votre classe en vous snobant peut-être un peu, mais vous ne m’en tiendrez pas rigueur car votre reconnaissance vous la tirez dans mon sourire, dans mon enthousiasme à découvrir et à grandir, dans mes progrès.

Alors pour toute cette belle année passée ensemble, merci !

 

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la page blanche

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Comment te dire les souffrances,

T’expliquer les silences ?

Comment trouver les mots ?

Les coucher sur le papier peut-être…

Te raconter mes peines, mes joies,

et tous ces petits rien qui remplissent ou délaissent mon quotidien.

Peser, noter, pleurer, déchirer, y repenser, rigoler.

Recommencer, se résigner ou persévérer.

Comment t’écrire tout ça… et tout le reste aussi ?

Parfois je préfère rester seule avec ma page blanche.

L’image vient de : un article de blog qui vient -comme quoi il n’y a pas vraiment de hasard- de me redonner une tout autre perspective de la plage blanche : « […] il suffit de mettre un enfant dans la pièce pour que le drame se transforme en jeu joyeux. Les enfants pensent avec leurs mains. » Vite, vite, je retourne gribouiller !

au bercail !

20150604_225308_resizedDéjà qu’on se sentait un peu carrément en vacances entre le congés maternité des unes, la fin des classes des autres, l’inscription à la piscine et les kermesses qui s’enchainent dans notre agenda de vacancier-ministre. Il faut bien l’avouer… depuis notre retour de Hong Kong, c’est freestyle à la playa… mais là, c’est le pompon !

Michoco a bien compris que je me la jouais plutôt coolos en ce moment… A l’heure de rentrer chez nous, du haut de ses deux pommes et demi il décide que non, lui il reste là. Il faut dire que « là », c’est un peu le paradis pour lui : nos voisins jumeaux ont non seulement bientôt 5 ans (autant vous dire que Michoco les regarde comme des Dieux vivants !), mais aussi une grande cour, une belle salle de jeu, beaucoup de jouets, et surtout chacun de leurs jouets en double exemplaire, gémellité oblige, le pied absolue pour Michoco qui peut faire combattre 2 Spiderman ensemble ou faire rouler 2 motos avengers en même temps (oui parce qu’en plus leurs jouets sont absolument fascinants aux yeux de Michoco qui me lance ses duplo et ses puzzles d’occasion dans la figure en rentrant à la maison…).

Bref, je compte les minutes, je plie bagage, j’explique, puis je menace de partir, rien n’y fait. Quitter le paradis sur terre pour aller ingurgiter une soupe, et puis quoi encore ?! Tu m’as pris pour qui ? Mon fils, cet ado, si si à son regard j’ai pris peur…

« Il n’a qu’à rester dormir » Trop tard, le mot est lancé. Tout le monde trépigne, hurle, saute, s’embrasse, et Michoco aussi. Well… Why not après tout ! Sachant qu’il y 99% de chance pour qu’il change d’avis, je suis joueuse !

Me voyant tourner les talons après 3 mots et 2 clins d’œil échangés avec la maman, je m’attendais à ce qu’il se ravise. Absolument pas. Avec un sens pratique à toute épreuve il me demande tout de même si je vais lui ramener sa tétine pour faire dodo. Oui… bien triste constat : il tient plus à sa tétine qu’à moi.

Je pars, libre comme le vent qui souffle dans le désert, en me disant après tout, la maison pour moi toute seule, et ne pas être réveillée par la morve de quelqu’un d’autre qui coule sur mes yeux, je ne dis pas non…

Au bout de 200 mètres il commence à drôlement me manquer, mais je prends conscience que ça va être mon fardeau de mère toute ma vie, alors autant s’habituer tout de suite ! Je prépare son sac : doudou, tétine, pyjama, change pour demain, sac d’école, brosse à dents. Je refais les 200 mètres dans l’autre sens pour aller déposer le sac de ma progéniture que je trouve entrain de rigoler, déguisé en super man de la tête aux pieds. Ils sont en pleine soirée pyjama ! Qu’il me semble grand soudain… Il vérifie très sérieusement si j’ai emmené sa tétine et s’en retourne d’un coup de cape à ses jeux.

Tant bien que mal j’essaie de m’agripper à lui pour obtenir un bisou. « Oui c’est ça maman, bon laisse moi maintenant ». Même si ce n’est pas formalisé ainsi j’ai bien visualisé ce à quoi j’aurai droit pendant les 20 prochaines années… Pathétique…

Je refais les 200 mètres dans l’autre sens (ça en fait des 200 mètres à force !) et me voilà rentrée chez moi, sans aucune tâche à faire que m’avachir dans le canapé ! ça fait tout drôle, je n’ai plus l’habitude !

Grand choco qui depuis qu’il est hors de Dakar est à nouveau transis d’amour pour nous (sympa mais ce serait mieux d’être transi d’amour pour nous quand tu es avec nous, quitte à faire la gueule quand tu es loin car l’inverse ça ne le fait pas trop…) réagit : « quoi ? Mais non, mais il est petit, Est-ce qu’il va dormir ? Il a besoin de toi ». Je vous dis je ne sais pas quelle mouche l’a piqué en brousse pour tout à coup s’intéresser à notre sort, je ne suis tellement pas habituée que ça devient louche !

Bref, il commencerait presque à me faire flipper ! Je tapote un texto pour les parents des jumeaux, puis l’efface. On a convenu qu’en cas de souci ils m’appelleraient, je ne vais pas en plus les harceler et passer pour une mère juive !

Finalement Michoco aime plus sa maman que sa tétine puisqu’il a expliqué à tous ces hôtes de manière apparemment très claire qu’il s’était bien amusé mais que les dodos, c’était avec sa maman ! Ils ont bien compris le message. Après quelques tentativettes et surtout l’avoir laissé bien s’amuser, ils l’ont ramené à 21h30 repu, lavé, dents brossées, en pyjama et surtout bien lessivé après cette demi-soirée pyjama bien excitante !