le début de la fin

Quand j’y pense, je me dis que la fin avait peut-être commencé dès le début.

Je n’avais pas voulu y accorder plus d’importance que cela. J’avais répondu pour la forme. A l’époque j’avais sûrement la prétention de pouvoir changer le fond, les choses, les gens. Mais au fond, on ne change jamais vraiment quelqu’un.

Tout était dit pourtant. Un dialogue qui tient en deux phrases. Deux monologues.

Lui : – Je t’aimerai toujours.

Moi : – Et si tu m’aimais tous les jours plutôt, un jour après l’autre.

Je suis avec une personne qui m’aimera peut-être toujours mais qui ne fait pas partie de ma vie, qui ne connaît pas mon quotidien, qui ne sait rien de mes peines, mes joies, mes problèmes, mes doutes, mes sourires, qui ne partage rien avec moi. Une personne qui ne ressent pas mes envies, mes besoins, ne me rend pas meilleure. Des promesses de demain, de bientôt, de toujours, des promesses qui ne voient pas le jour. Un joli tableau pour toujours mais un quotidien piétiné, abîmé, oublié, renié, laissé de côté jour après jour.

C’est devenu plus insupportable depuis que je suis avec une personne qui aimera sans doute toujours son garçon mais qui ne fait pas partie de sa vie, ne connaît pas son quotidien, qui ne sait rien de ses peines, ses joies, ses problèmes, ses doutes, ses sourires, qui ne partage rien avec lui. Une personne qui ne ressent pas mes envies, mes besoins, ne le rend pas meilleur. Des promesses de demain, de bientôt, de toujours, des promesses qui ne voient pas le jour. Un joli tableau pour toujours mais un quotidien piétiné, abîmé, oublié, renié, laissé de côté après jour.

Alors quand il me dit « ferme-les yeux » pour me susurrer à distance des toujours, je ne peux pas. Non, je ne peux pas, je ne peux plus « fermer les yeux » justement devant ces toujours qui ne riment à rien au jour le jour.

(cette petite parenthèse juste pour vous dire que l’image vient de  !)

Publicités

32 réflexions sur “le début de la fin

  1. MumChérie dit :

    :) Un petit sourire timide pour accompagner te soutenir… je suis sure que tout ira mieux bientôt, tu es d’un naturel tellement positif, entrainant et communicatif…
    Et n’oublie pas que tu n’es pas seule !

    • petiteyaye dit :

      Oui ce n’est pas une situation nouvelle… mais comme tu le disais il y a qq jours à qqn d’autres, parfois on est mieux seul que mal accompagné… et bien nous on est seul ET mal accompagné ! Il va falloir qu’on laisse au moins l’un des deux, maintenant ça ne dépend pas que de nous…

  2. Marie dit :

    Je comprends, ô combien ! C’est peut-être culturel, ce manque d’implication dans le quotidien ? Ou typiquement masculin ?!
    Je me bagarre aussi contre cet état de fait, parfois en vain, parfois avec des résultats. Et quand c’est le cas, c’est une victoire dont tout le monde sort vainqueur.
    Je pense qu’il ne faut jamais arrêter d’expliquer – qui on est, ce qu’on veut, ce qu’on attend… On a souvent tendance à croire que l’autre comprend, ou devrait comprendre, naturellement. Mais ce n’est pas forcément le cas. Parfois, il a besoin qu’on éclaire sa lanterne !
    Bon courage, petite yaye :-)

  3. Marie Kléber dit :

    Je suis passée par là pour te lire. Et tes maux m’ont forcément fait mal. Parce que ça me rappelle tellement ma vie d’avant. Des toujours j’en ai eu et je crois qu’il était sincère.
    Comme je peux imaginer ce vide, cette solitude à deux petite yaye. Il ne faut jamais baisser les bras, il faut parler, beaucoup parler, c’est l’essentiel, dire les choses, celles qui nous blessent, celles qui nous déçoivent.
    Mais bien sûr il faut être deux à le vouloir. On ne change jamais personne, c’est une évidence qu’on ne veut pas admettre. Mais il est aussi vrai que l’autre, à notre contact peut changer quand même, de son propre chef.
    Je t’envoie d’affectueuses pensées de France.

  4. Juliette Giannesini (@Xiaozhuli) dit :

    Ouch. C’est dur d’apprendre son job de maman, et c’est encore plus dur quand on est seule. Enfin des fois, c’est pire d’être en couple mais de tout faire que d’être célibataire, je crois. Parce qu’au moins, quand tu es célibataire, tu dois pouvoir rêver au prince charmant… si prince charmant il y a mais qu’il est toujours parti faire du carrosse ailleurs, ça craint.

    Tout ce que je peux te dire (encore la spécialiste de la psy de comptoir!) c’est que si tu ne te trouves pas bien dans ta situation actuelle, faut en parler, essayer de trouver un compromis et mettre le doigt sur ce qui ne va pas exactement.

    N’oublie pas non plus que tu es passée par des changements majeurs, devenir maman c’est un gros truc… et on n’a pas toujours les idées claires avec la fatigue et tout. Je ne prends pas sa défense, je dis juste que quand on a la tête dans le guidon, parfois un peu de recul est tout ce qu’il faut.

    Ou pas.

  5. bergamotefamily dit :

    <3 il faut parfois forcer les choses et ne pas attendre que cela vienne de l'autre.
    Il faut dialoguer, faire bouger les choses, sortir les non dit….
    Non mais sans rire…. un bon coup de pied au cul hein ! Y'a que ça de bon!
    S'il t'aime il faut le montrer !

    Bon j'espère qu'une météorite va tomber à côté de vous et qu'il prenne alors pleinement conscience de la chance qu'il a !

  6. lialia dit :

    Je comprends….tu es seule à savoir ce qui est bien pour toi….ne te perds pas surtout dans tout ça. C est le principal. Penses à toi, à vous…
    Je me suis oubliée dans notre séparation. Final 5 ans plus tard, toujours au même.stade , je stagne alors que d autres avancent !!! Encore les boules ;)

Un petit mot, ça fait toujours plaisir ;-)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s